D’abord la Marseillaise, puis l’hymne territorial de Tahiti Nui : c’est dans cet ordre, en même temps qu’étaient levés les deux drapeaux, qu’a été célébrée en musique la Fête de l’Autonomie, à la Délégation de la Polynésie française, boulevard Saint-Germain, à Paris. Le président Édouard Fritch était entouré de plusieurs ministres de son gouvernement, de certains parlementaires de Polynésie, mais aussi de plusieurs maires de Tahiti, des Tuamotu et des Gambier. “C’est la première fois que nous célébrons la Fête de l’Autonomie à Paris et c’est important parce que l’autonomie est plus qu’un texte juridique, un statut : ce sont des valeurs qui conduisent à la responsabilité et à la dignité”, s’est félicité le président du Pays dans une courte prise de parole. Après laquelle l’ancien président du Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (Civen), Alain Christnacht, a été décoré de l’ordre de Tahiti Nui.
Appelée Reko Tika, la délégation qui entoure le président Fritch est venue en nombre dans la capitale française afin de participer à la “Table ronde” sur le nucléaire, organisée par le président de la République Emmanuel Macron. Cet événement – qui fait suite aux révélations du site d’investigations Disclose – revêt une très grande importance pour les responsables politiques du fenua, qui fondent de grands espoirs sur une meilleure prise en compte du fait nucléaire et de ses dégâts. Les attentes sont si grandes que le président Fritch, mais aussi une bonne partie de l’assistance, qualifient de “historique” ce moment de travail avec l’ensemble du gouvernement français et le président de la République. De quoi expliquer la présence à la Délégation de Polynésie française de conseillers du président de la République, du Premier ministre et du ministre des Outre-mer.
Pourtant, une bonne partie des associations de victimes des essais nucléaires et des responsables politiques du fenua n’a pas fait le déplacement et dénonce des débats écrits à l’avance, sans rien de concret ni concluant. Des sources proches du dossier au cabinet du Premier ministre, à Matignon, confirment que “la question n’est pas celle des critères d’indemnisation des victimes des essais nucléaires, là-dessus un point d’équilibre a été atteint. Il s’agit plutôt de voir, avec la délégation polynésienne comment on peut faciliter le dépôt de dossiers et l’accès au droit”. Une ouverture est possible, en revanche, en ce qui concerne l’accès aux archives de l’Armée par les chercheurs, les historiens, mais aussi les familles des victimes. Même si personne ne sait encore pour le moment quelle sera la nature de sa contribution à cet important débat, le président de la République est attendu au fenua à la fin du mois de juillet.
Appelée Reko Tika, la délégation qui entoure le président Fritch est venue en nombre dans la capitale française afin de participer à la “Table ronde” sur le nucléaire, organisée par le président de la République Emmanuel Macron. Cet événement – qui fait suite aux révélations du site d’investigations Disclose – revêt une très grande importance pour les responsables politiques du fenua, qui fondent de grands espoirs sur une meilleure prise en compte du fait nucléaire et de ses dégâts. Les attentes sont si grandes que le président Fritch, mais aussi une bonne partie de l’assistance, qualifient de “historique” ce moment de travail avec l’ensemble du gouvernement français et le président de la République. De quoi expliquer la présence à la Délégation de Polynésie française de conseillers du président de la République, du Premier ministre et du ministre des Outre-mer.
Pourtant, une bonne partie des associations de victimes des essais nucléaires et des responsables politiques du fenua n’a pas fait le déplacement et dénonce des débats écrits à l’avance, sans rien de concret ni concluant. Des sources proches du dossier au cabinet du Premier ministre, à Matignon, confirment que “la question n’est pas celle des critères d’indemnisation des victimes des essais nucléaires, là-dessus un point d’équilibre a été atteint. Il s’agit plutôt de voir, avec la délégation polynésienne comment on peut faciliter le dépôt de dossiers et l’accès au droit”. Une ouverture est possible, en revanche, en ce qui concerne l’accès aux archives de l’Armée par les chercheurs, les historiens, mais aussi les familles des victimes. Même si personne ne sait encore pour le moment quelle sera la nature de sa contribution à cet important débat, le président de la République est attendu au fenua à la fin du mois de juillet.

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