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Le droit de réponse de Dominique Auroy


Vendredi 26 Juin 2020 - écrit par Dominique SCHMITT




Décidément, le "patron" de La Dépêche de Tahiti, Dominique Auroy, est déroutant. Après s’être fendu d’un droit de réponse surprenant suite à notre dossier "Attrape-moi si tu peux !" (lire TPM n° 428 du 6 mars 2020), dans lequel il affirme ne "pas être associé de la SAS SIC La Dépêche", il réagit à notre article "Effet domino autour du groupe SAS La Dépêche" et se dédouane encore une fois d’être à l’origine des déboires de la SCI Pont de la Fautaua. L’affaire étant portée devant les tribunaux, on laisse la Justice en juger… Par ailleurs, concernant le plan de continuation non respecté par le groupe de presse et sa menace de liquidation judiciaire, Tamatea Ancell, le représentant des créanciers de La Dépêche, rapporte "être satisfait dans l’ensemble", après que la première échéance a été a priori réglée, mais cela dans un "contexte complexe" qui a nécessité une audience le 22 juin dernier. M. Ancell déplore cependant : "Des créanciers sont encore laissés pour compte et il faut s’en inquiéter rapidement !" L’objectif est "d’apurer le problème" et de "calmer tout le monde"…

Dominique Schmitt

"Affirmer que la SAS SIC LA DÉPÊCHE retarderait la procédure est très osé et déforme la réalité"

"Dans votre édition N° 432 du 15 mai 2020, en page 12, parue dans TAHITI PACIFIQUE, vous développez l’article : « EFFET DOMINO AUTOUR DU GROUPE SAS LA DEPECHE ». Cet article met nommément en cause la SAS SIC (Société d’information et de communication, ndlr) LA DEPECHE. Vous mettez à nouveau en cause la SAS SIC PACIFIQUE (anciennement La Dépêche de Tahiti, ndlr) dans ses soi-disant relations avec la SCI FAUTAUA en prétendant qu’elle serait à l’origine de déboires fiscaux de cette société et qu’elle retarderait l’issue d’un procès en ne communiquant pas des documents au tribunal, occasionnant un 5e renvoi. La SAS SIC LA DEPECHE avait déjà été dans l’obligation de contredire vos affirmations du TPM n° 428 du 6 mars 2020 et de replacer la réalité de ses relations judiciaires avec la SCI FAUTAUA, dans un droit de réponse. Dans ce nouvel article, vous ne tenez aucun compte des éléments très précis, déjà exposés dans ce droit de réponse et des précédents, montrant le sérieux de la contestation opposée par la SAS SIC LA DEPECHE à la nouvelle SCI FAUTAUA. En plus vous évoquez dans ce nouvel article des « indemnités d’occupation mensuelle » qui constitueraient des obligations de la SAS SIC LA DEPECHE, alors que ces indemnités ne sont justifiées, jusqu’à ce jour par aucune décision de justice, ni aucun titre exécutoire. Une indemnité ne pouvant juridiquement naître de la volonté unilatérale d’une personne de s’octroyer des indemnités, ni de l’émission par une personne de documents qu’elle intitule « indemnité mensuelle », sans justifier du fondement de ces « indemnités ».
Enfin, vous prétendez que la SAS SIC LA DEPECHE ralentirait volontairement la procédure l’opposant à la SCI FAUTAUA en ne communiquant pas des pièces, faciles à communiquer. D’une part il faut rappeler qu’entre la première procédure en référé menée par la SCI FAUTAUA pour le paiement de ses prétendus loyers, procédure qu’elle avait perdu, faute de prouver son existence et sa prétendue créance et la nouvelle procédure, dont elle se plaint qu’elle serait lente, c’est la SCI FAUTAUA est restée plusieurs années totalement silencieuse, sans plus demander le paiement de loyers, sans se manifester le moins du monde et sans faire la moindre procédure judiciaire. Etant restée passive durant plusieurs années, la SCI FAUTAUA est mal venue à se plaindre aujourd’hui d’une lenteur de la justice.
On peut également comprendre que l’administration fiscale ait des difficultés à accepter comme justification de retards la totale disparition de la SCI FAUTAUA, durant plusieurs années et qu’elle puisse s’interroger sur le fait que la re-création de la SCI FAUTAUA, se prétendant propriétaire d’un immeuble, prétendument attribué à une précédente SCI FAUTAUA, alors que les associés des deux sociétés ne sont pas les mêmes, n’ait pas donné lieu à l’enregistrement des mutations de l’immeuble, ni des parts sociales de la SCI FAUTAUA .
D’autre part prétendre que la SAS SIC LA DEPECHE retarderait la procédure en ne communiquant pas des documents, n’est pas sérieux, car ces documents sont le jugement de redressement judiciaire et le jugement arrêtant le plan de continuation de la SAS SIC LA DEPECHE, qui sont tous deux publiés au Registre du Commerce et des Sociétés et que la SCI FAUTAUA peut se procurer pour une somme modique.
Enfin affirmer aussi que la SAS SIC LA DEPECHE retarderait la procédure est très osé et déforme la réalité de la procédure, puisque c’est la SCI FAUTAUA qui a reçu injonction de conclure, de la part du Juge de la Mise en Etat, après plusieurs renvois qui lui ont été accordés.
Nous souhaitons qu’à l’avenir le sérieux et l’objectivité redeviennent la règle dans vos articles. Veuillez agréer nos salutations distinguées."

LA SAS SIC LA DEPECHE
Le président
Dominique AUROY


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Fritch fait pschitt

L’horrible réalité sanitaire que nous vivons est devenue insupportable, notre pays enregistrant désormais les pires statistiques à l’échelle mondiale. Les morts (plus d’un demi-millier de décès) se ramassent à la pelle, par dizaine, voire vingtaine, selon les jours. Les familles doivent enterrer elles-mêmes leurs défunts avec leurs propres moyens, le personnel de santé est à bout de souffle, les covidés s’asphyxient et les renforts sanitaires arrivent au compte-gouttes… Chacun d’entre nous retient sa respiration ! Mais nul ne parvient à trouver un ballon d’oxygène dans la gestion de la crise proposée par le président de la Polynésie française. Après “l’affaire du mariage”, ses propos déplacés envers les journalistes locaux (relayés et condamnés par la presse nationale), puis l’enterrement de son directeur de cabinet en grande pompe, voilà que “Doudou” s’en remet maintenant à Dieu en pleine hécatombe. Et de s’énerver de plus en plus ouvertement face à l’insistance des médias, qui exercent pourtant leur métier en demandant simplement des réponses à leurs interrogations. Au lieu de lancer des appels désespérés au jeûne, on aurait pu penser qu’il lancerait plus vite et plus fort des appels du pied pour obtenir de l’aide de l’État pour de nouveaux personnels soignants, et qu’il saisirait le problème de la santé à bras-le-corps en lançant plus tôt de vastes campagnes de lutte contre l’obésité, le diabète, l’alcoolisme et les maladies chroniques dont souffre plus de la moitié de notre population. Que nenni, il allume 500 bougies, saute son petit-déj’ et se tourne vers le Tout-Puissant. Ainsi, au cœur de la tempête, le capitaine Fritch fait… pschitt !

Une autre maladie est aussi à traiter en urgence : celle des fake news autour de la vaccination qui contaminent les réseaux sociaux, avec leur déferlement de violences dans un monde qui ne pourrait être autre que manichéen. Nous sommes tous libres de faire ce qui nous semble le mieux pour nous et ceux que nous aimons. Pour autant, si le sujet est aussi clivant, c’est parce qu’il nous force à positionner un curseur entre notre liberté individuelle et notre responsabilité collective. Nous consacrons une analyse économique de cette thématique intéressante dans un dossier à retrouver en pages intérieures (lire pp. 14-19).
Si la communauté scientifique s’accorde à dire que la vaccination est l’arme la plus efficace pour nous protéger et nous permettre de recouvrer notre liberté, les politiques devraient cependant tout faire pour éviter que la question de la vaccination ne soit discriminante et ne se transforme en ségrégation sociale. Or, l’obligation vaccinale que vient de sortir le Pays aux forceps pour imposer certaines professions à s’injecter les doses anti-Covid pourrait attiser les tensions et nous diviser. Que le gouvernement donne l’exemple ! Tous les élus ne sont pas vaccinés, y compris certains des plus hauts représentants du Pays. Coincé dans les cordes, Fritch s’est engagé à ce que la classe politique montre la voie à suivre ; on voudrait y croire, mais à TPM, on est comme Saint Thomas…

Retrouvons le chemin de la cohésion sociale, menons des actions durables et soyons solidaires. Toute la rédaction de Tahiti Pacifique se joint à moi pour soutenir les foyers endeuillés, fa’aitoito à tous ! Le Covid a touché aussi nos équipes, ce qui nous a contraints à publier votre magazine avec une semaine de retard, mais nous tenons à vous offrir, malgré la crise que traverse également la presse, toujours cette goutte de liberté dans l’océan. Celle-là, vous pouvez en prendre plusieurs doses sans crainte, elle est totalement inoffensive. 
Dominique Schmitt

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT