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Le grand lifting des sites touristiques


Vendredi 15 Décembre 2017 - écrit par Dominique Schmitt


Aménagement : les chantiers et les projets en Polynésie

Dans le cadre de la stratégie de développement touristique et culturel 2015-2020, le Pays met en œuvre une série d'actions structurantes, et notamment l'aménagement ou la création de sites emblématiques. Le gouvernement se retrousse enfin les manches pour retenir les touristes à Tahiti et offrir plus de confort à la population ! Alors que se profile un tourisme "low-cost" avec l'arrivée de nouvelles compagnies aériennes, Tahiti Pacifique dresse l'état des lieux de tous les chantiers en cours et des projets à venir en Polynésie.



Les voiles rouges représentent les sites gérés par le Service  du Tourisme. Sur cette carte, la pointe Hotuarea à Faa'a et le domaine du Motu Ovini à Papeari n'apparaissent pas. crédit photo : Service de l'urbanisme
Les voiles rouges représentent les sites gérés par le Service du Tourisme. Sur cette carte, la pointe Hotuarea à Faa'a et le domaine du Motu Ovini à Papeari n'apparaissent pas. crédit photo : Service de l'urbanisme
Depuis 2015, le Pays a mis en place une vaste opération séduction pour attirer les touristes du monde entier, tout en œuvrant pour le bien-être de la population. Un plan quinquennal a été en effet déployé pour rénover et équiper les lieux majeurs de la Polynésie ou en créer de nouveaux. Notre enquête nous a d'abord amenés à nous interroger sur l'avenir de l'ancien Musée Gauguin, à Papeari, un site majeur qui drainait quelque 60 000 visiteurs dans les années 1970, pourtant tombé dans l'oubli et laissé à l'abandon… Tahiti Pacifique a d'ailleurs mis en exergue cette désuétude qui date de quatre ans dans sa Une intitulée "Musée Gauguin - 1965-2017, quel gâchis !" (voir TPM n° 357 du 16 juin 2017). La bonne nouvelle, c'est que le Pays a enfin la volonté de le faire renaître de ses cendres, mais en donnant naissance à un nouveau concept, plus moderne.
L'idée est de revaloriser ce lieu emblématique en créant un espace scénographique consacré à Paul Gauguin et d'en profiter de faire de même avec le jardin botanique, qui le jouxte. Tous deux font partie du domaine du Motu Ovini, qui s'étend sur 17 hectares. Gérés auparavant par...


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Doudou et la “positive attitude”

Doudou et la “positive attitude”
On connaissait déjà le “dîner de cons”, place désormais au “bal des positivons”. Le concept est simple : il s’agit de positiver le plus possible face au Covid-19 et d’adopter l’attitude du “faites ce que je dis, pas ce que je fais”. Et… on a trouvé notre champion : Doudou, bien sûr ! Imbattable à ce petit jeu, il n’a d’abord pas supporté que Taote Raynal lui tienne tête lors des points presse et lui a mis un revers de la main droite pour reprendre la partie de la main gauche. Puis, c’est avec Dodo que cela s’est corsé… Finalement, les cas actifs ont explosé, les morts ont commencé à tomber, alors aux oubliettes la transparence ! Le peuple d’en bas n’a qu’à se contenter de voir défiler des chiffres balancés par le service com’ de la Présidence, avec des carrés épidémiologiques qui changent, sans aucune explication ni commentaire sur tel ou tel décès. Mais c’est lors de son voyage à Paname que Doudou a réussi à décrocher le pompon. Tellement heureux de retrouver Macron et ses copains du gouvernement central, mais aussi de leur présenter ses nouvelles ouailles locales, qu’il en a oublié la distanciation physique et le port correct du masque, avant d’être déclaré positif au Covid-19 à son retour au fenua ! Chapeau l’artiste, la “positive attitude” a payé et même le président français a failli en faire les frais. On n’est pas passé loin du combo parfait, peut-être la prochaine fois.
Il convient de saluer notre héros local, qui, comme le rapporte un communiqué officiel, “conscient de la vivacité de la propagation du virus à Paris (…), a néanmoins pris le risque d’aller à la rencontre des autorités nationales, pour défendre des dossiers vitaux pour la Polynésie”. Cette “mission nécessaire” de Doudou a suscité la risée de nos confrères de la presse écrite. Le Monde, par exemple, va droit au but : “Les élections sénatoriales, qui ont regroupé le 27 septembre à Papeete des grands électeurs venus de toutes les îles, ont pu participer à la diffusion du virus dans les archipels. Malgré les appels à respecter les gestes barrières, beaucoup d’élus se sont embrassés, comme le veulent les coutumes polynésiennes.” D’ailleurs, les ministères et les mairies sont, eux aussi, de plus en plus “positifs” avec une flambée de “covidés” ces dernières semaines. Quant au lycée du Diadème, la plus grosse structure scolaire du fenua (2 300 élèves, 250 profs), il s’est montré si bon élève en la matière que l’établissement a dû fermer ses portes. Et quand on sait que Doudou, censé montrer l’exemple, a assisté, une petite semaine seulement après sa contamination, à la grande fête solennelle pour les 90 ans de Monseigneur Coppenrath, on reste sans voix. De quoi créer de bons gros clusters !
Il nous reste donc plus qu’à “positiver” aussi et guetter le pic épidémique, en espérant que les 60 lits en réanimation du Centre hospitalier suffiront à surmonter cette crise sanitaire interminable. Dans ce “bal des positivons”, Macron reste évidemment le chef d’orchestre suprême. Et il a encore changé le tempo : depuis le 17 octobre, les grandes métropoles françaises sont soumises à un couvre-feu – qui est en réalité un confinement partiel sur le temps libre –, et “la règle des 6” doit être appliquée pendant que les transports en commun sont bondés et que lycéens et étudiants s’entassent dans des classes. “Continuez à travailler comme d’habitude”, nous dit notre cher président, mais sachez-le : “Les plus précaires sont les premières victimes.” Nous voilà prévenus ! On a de plus en plus hâte de le recevoir à domicile à la fin du premier trimestre 2021…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT