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Les Îles Marshall réalisent la plus grosse saisie de cocaïne de leur histoire !


Vendredi 18 Décembre 2020 - écrit par Agence France-Presse




Les policiers des Îles Marshall ont réalisé la plus grosse saisie de cocaïne de leur histoire, à bord d’un bateau qui s’est échoué sans personne à bord sur un atoll après avoir peut-être dérivé pendant un an ou deux. Le procureur général Richard Hickson a précisé, mercredi dernier, que le bateau de 5,5 mètres avait été découvert la semaine dernière sur l’atoll d’Ailuk, dans cet archipel du Pacifique. Au total, 649 kilos de cocaïne étaient dissimulés dans un compartiment sous le pont. Il a estimé que le bateau avait probablement dérivé depuis l’Amérique centrale ou l’Amérique du Sud: “Il se peut qu’il ait dérivé pendant un an ou deux”, a-t-il dit.
La police a précisé que la drogue, qui était dans des paquets d’un kilo marqués des lettres “KW”, avait été brûlée, à l’exception de deux paquets qui seront envoyés pour analyse à l’Agence américaine de lutte contre les stupéfiants (DEA). Il est relativement fréquent que des débris provenant de l’autre côté du Pacifique échouent aux Îles Marshall. Des cargaisons de drogue ont d’ailleurs souvent été retrouvées sur le rivage, notamment celui d’Ailuk. Mais la découverte de la semaine dernière demeure la plus importante. Il se peut que le bateau ait été abandonné par ses marins en raison d’un risque d’arrestation, ou alors qu’ils aient péri en mer dans une tempête.
En janvier 2014, un pêcheur salvadorien, José Alvarenga, avait échoué aux îles Marshall plus de 13 mois après s’être embarqué pour la côte occidentale du Mexique avec un autre pêcheur qui avait péri, leur embarcation ayant dérivé après une avarie de moteur. Après cette extraordinaire histoire de survie, des chercheurs de l’Université de Hawaii avaient réalisé sur ordinateur 16 simulations de dérive de la côte ouest du Mexique. Presque toutes s’achevaient aux Îles Marshall.

Source : Agence France-Presse

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La mémoire des essais nucléaires au risque d’Alzheimer…

Après la publication de notre dossier consacré à une arnaque au tapa “made in Thailand” envahissant le marché polynésien (lire TPM n° 445 du 18 décembre 2020), qui a suscité l’indignation dans le monde de la culture, le soutien du Pays affiché aux artisans quelques jours plus tard devant les médias étonne pour ne pas dire détone… En effet, le gouvernement a laissé filer un trafic de “faux tapa” qui inonde depuis une vingtaine d’années les curios, les musées et même aujourd’hui certains hôtels de luxe, mais il n’hésite pas à s’afficher fièrement en grand défenseur des artisans pour une opération lancée dans les magasins Carrefour et Champion pour les fêtes de fin d’année. Cherchez l’erreur…

Autre actualité qui nous fait dresser les poils, au rayon des archives militaires cette fois : l’historien Jean-Marc Regnault nous alerte sur la récente complexification de l’accès des documents dont la communication porte atteinte au secret de la défense nationale. Alors que la loi du 15 juillet 2008 relative aux archives, inscrite dans le code du patrimoine, prévoyait un délai de cinquante ans pour autoriser leur consultation, une révision des dispositions en 2011 a précisé que tout document portant un marquage “Secret Défense”, dit “classifié au titre du secret de la défense nationale”, devait être déclassifié par l’autorité compétente avant communication… Eh bien figurez-vous que la situation s’est aggravée depuis 2020 en raison d’une interprétation de plus en plus restrictive de cette instruction interministérielle, qui a entraîné le blocage de nombreux fonds aux Archives nationales, aux Archives du Centre d’histoire de Sciences Po à Paris, comme aux archives de la Défense. En clair, cela signifie que des documents qui étaient librement communicables et communiqués, des documents qui avaient été publiés dans de nombreux livres d’Histoire, sont désormais… inaccessibles ! C’est l’objet de notre dossier de Une pour ce premier numéro de l’année (lire pages 14 à 16). Pourquoi l’État poursuit-il sa politique de l’autruche et fait tout pour cacher la vérité historique ? Y aurait-il tant de secrets inavoués et inavouables ? La reconnaissance du fait nucléaire serait-elle un perpétuel combat ? D’ailleurs, y aura-t-il jamais un Centre de mémoire des essais en Polynésie ? La question est posée.

Enfin, parce que nous aimons aussi vous faire vous évader, retrouvez notre portrait haut en couleur de Titouan Lamazou (lire pages 18 à 25). Artiste talentueux et navigateur insatiable, celui qui a été piqué au tiare il y a plus de quarante ans déjà a décidé de poser l’encre et les pinceaux au fenua. Découvrez un homme d’exception, qui confie avoir une “empathie sociale congénitale”, mais également un peintre de génie, qui a eu à cœur de créer une gamme de produits dérivés de ses œuvres privilégiant une coopération locale avec l’ambition d’une production 100% “made in Tahiti. Un bel exemple d’énergie positive, dont nous devrions nous inspirer. Toute la rédaction de Tahiti Pacifique vous souhaite, chers lecteurs, une excellente année et vous adresse ses meilleurs vœux pour 2021.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT