Menu

Les Russes, grands oubliés de l’histoire locale


Vendredi 18 Septembre 2020 - écrit par Vaea Deplat


Le 14 septembre dernier, Polynésie la 1ère diffusait un documentaire de 51 minutes sur un sujet historique méconnu du fenua : les trois expéditions scientifiques et commerciales menées entre 1804 et 1820 par le tsar de Russie, reliant Kronstadt à l’Alaska, en passant notamment par la Polynésie française et le Japon. Des expéditions qui vont mener ces équipages russes et allemands à séjourner douze jours à Nuku Hiva, à préciser les cartographies réalisées par Cook aux Tuamotu, ainsi qu’à rencontrer Pōmare II quelques mois avant sa mort. Plein cap sur cet épisode des grands oubliés de l’histoire de la Polynésie française, à revoir le 19 septembre à 11h51, puis en replay.



Crédit photo : Les Films du Pacifique Tahiti & Mérapi Productions
Crédit photo : Les Films du Pacifique Tahiti & Mérapi Productions
Si ces estampes issues des collections graphiques du Musée de Tahiti et des îles nous paraissent familières, il est peu probable que le grand public sache qu’elles sont le fruit de la première expédition de circumnavigation russe dirigée par le Capitaine Adam Johann von Krusenstern (d’après les dessins originaux de Wilhelm Gottlieb Tilesius von Tilenau) dont les deux navires, le Nadejda et le Neva, accostèrent début mai 1804 à Taiohae, à Nuku Hiva. Au cours de leur séjour de douze jours, les équipages russes explorent les vallées de Taiohae et de Hakaui, collectent des objets et illustrent les scènes de vie dont ils sont témoins. Des voyageurs peu connus mais qui, pourtant, font partie intégrante de l’Histoire de la Polynésie française. Dans notre mémoire collective, si les noms de Cook, Bougainville et Lapérouse sont évocateurs et leurs expéditions largement connues, qui a déjà entendu parler de Krusenstern, Kotzebue ou encore Bellingshausen ? Le documentaire de Lionel Boisseau (voir encadré ci-dessous à gauche) dévoile également qu’en 1810, entre 30 et 40 atolls des Tuamotu ont porté des noms russes, et que Pōmare II a reçu des équipages russes en 1820.

Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n° 439 en cliquant ICI


Dans la même rubrique
< >

Vendredi 23 Octobre 2020 - 08:51 L’éco-évasion : États-Unis : Brooklyn, NY


Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel




Doudou et la “positive attitude”

Doudou et la “positive attitude”
On connaissait déjà le “dîner de cons”, place désormais au “bal des positivons”. Le concept est simple : il s’agit de positiver le plus possible face au Covid-19 et d’adopter l’attitude du “faites ce que je dis, pas ce que je fais”. Et… on a trouvé notre champion : Doudou, bien sûr ! Imbattable à ce petit jeu, il n’a d’abord pas supporté que Taote Raynal lui tienne tête lors des points presse et lui a mis un revers de la main droite pour reprendre la partie de la main gauche. Puis, c’est avec Dodo que cela s’est corsé… Finalement, les cas actifs ont explosé, les morts ont commencé à tomber, alors aux oubliettes la transparence ! Le peuple d’en bas n’a qu’à se contenter de voir défiler des chiffres balancés par le service com’ de la Présidence, avec des carrés épidémiologiques qui changent, sans aucune explication ni commentaire sur tel ou tel décès. Mais c’est lors de son voyage à Paname que Doudou a réussi à décrocher le pompon. Tellement heureux de retrouver Macron et ses copains du gouvernement central, mais aussi de leur présenter ses nouvelles ouailles locales, qu’il en a oublié la distanciation physique et le port correct du masque, avant d’être déclaré positif au Covid-19 à son retour au fenua ! Chapeau l’artiste, la “positive attitude” a payé et même le président français a failli en faire les frais. On n’est pas passé loin du combo parfait, peut-être la prochaine fois.
Il convient de saluer notre héros local, qui, comme le rapporte un communiqué officiel, “conscient de la vivacité de la propagation du virus à Paris (…), a néanmoins pris le risque d’aller à la rencontre des autorités nationales, pour défendre des dossiers vitaux pour la Polynésie”. Cette “mission nécessaire” de Doudou a suscité la risée de nos confrères de la presse écrite. Le Monde, par exemple, va droit au but : “Les élections sénatoriales, qui ont regroupé le 27 septembre à Papeete des grands électeurs venus de toutes les îles, ont pu participer à la diffusion du virus dans les archipels. Malgré les appels à respecter les gestes barrières, beaucoup d’élus se sont embrassés, comme le veulent les coutumes polynésiennes.” D’ailleurs, les ministères et les mairies sont, eux aussi, de plus en plus “positifs” avec une flambée de “covidés” ces dernières semaines. Quant au lycée du Diadème, la plus grosse structure scolaire du fenua (2 300 élèves, 250 profs), il s’est montré si bon élève en la matière que l’établissement a dû fermer ses portes. Et quand on sait que Doudou, censé montrer l’exemple, a assisté, une petite semaine seulement après sa contamination, à la grande fête solennelle pour les 90 ans de Monseigneur Coppenrath, on reste sans voix. De quoi créer de bons gros clusters !
Il nous reste donc plus qu’à “positiver” aussi et guetter le pic épidémique, en espérant que les 60 lits en réanimation du Centre hospitalier suffiront à surmonter cette crise sanitaire interminable. Dans ce “bal des positivons”, Macron reste évidemment le chef d’orchestre suprême. Et il a encore changé le tempo : depuis le 17 octobre, les grandes métropoles françaises sont soumises à un couvre-feu – qui est en réalité un confinement partiel sur le temps libre –, et “la règle des 6” doit être appliquée pendant que les transports en commun sont bondés et que lycéens et étudiants s’entassent dans des classes. “Continuez à travailler comme d’habitude”, nous dit notre cher président, mais sachez-le : “Les plus précaires sont les premières victimes.” Nous voilà prévenus ! On a de plus en plus hâte de le recevoir à domicile à la fin du premier trimestre 2021…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT