Menu

Les parlementaires de la Polynésie française


Vendredi 17 Novembre 2017 - écrit par Jacques Binoche, dit Schnuki


La représentation parlementaire de la Polynésie remonte à 1945. À l’époque, on parle de représentation parlementaire des Établissements français de l’Océanie. Cette appellation d’Établissements de l’Océanie française dure jusqu’en 1957. À partir de ce moment-là, l’Océanie devient Polynésie et on parle de représentation parlementaire de la Polynésie française.



Marcel Pouvanaa a Oopa Député de 1960 à 1961. crédit photo : DR
Marcel Pouvanaa a Oopa Député de 1960 à 1961. crédit photo : DR
Cette représentation a été réclamée pour la première fois dans les années 1880. En 1887, l’évêque Freppel, député du Finistère, dépose un amendement qui vise à donner un député à la Nouvelle-Calédonie et un député à Taïti (on n’écrit pas encore Tahiti). Peut-être est-il sollicité par les missions catholiques qui sont actives dans le Pacifique à cette époque et qui redoutent d’être anéanties par l’anticléricalisme républicain. Cet amendement est bien accueilli par plusieurs députés métropolitains comme Jean-Marie de Lanessan, député du Rhône, Gustave-Adolphe Hubbard, député de Seine-et-Oise, et Jules Viette, député du Doubs et aussi ministre de l’Agriculture. Mais, l’amendement est renvoyé en commission pour études approfondies et il n’en sort pas.
Dans les années 1890, les trois colonies de Saint-Pierre-et-Miquelon, de la Nouvelle-Calédonie et de Tahiti se mettent à réclamer une représentation au Parlement. Ce sont sans doute les élus locaux qui font cette démarche auprès des parlementaires de Métropole et des parlementaires de l’outre-mer de l’époque.

Dans les années 1920, alors que des députés d’outre-mer plaident régulièrement en faveur d’une représentation parlementaire de la Nouvelle-Calédonie, personne à la Chambre ni au...

Pour lire l'intégralité de cet Article, commandez Tahiti Pacifique n° 368 en cliquant ICI


Dans la même rubrique
< >

Vendredi 10 Septembre 2021 - 11:22 Santé : quelle Direction ?


Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel





Fritch fait pschitt

L’horrible réalité sanitaire que nous vivons est devenue insupportable, notre pays enregistrant désormais les pires statistiques à l’échelle mondiale. Les morts (plus d’un demi-millier de décès) se ramassent à la pelle, par dizaine, voire vingtaine, selon les jours. Les familles doivent enterrer elles-mêmes leurs défunts avec leurs propres moyens, le personnel de santé est à bout de souffle, les covidés s’asphyxient et les renforts sanitaires arrivent au compte-gouttes… Chacun d’entre nous retient sa respiration ! Mais nul ne parvient à trouver un ballon d’oxygène dans la gestion de la crise proposée par le président de la Polynésie française. Après “l’affaire du mariage”, ses propos déplacés envers les journalistes locaux (relayés et condamnés par la presse nationale), puis l’enterrement de son directeur de cabinet en grande pompe, voilà que “Doudou” s’en remet maintenant à Dieu en pleine hécatombe. Et de s’énerver de plus en plus ouvertement face à l’insistance des médias, qui exercent pourtant leur métier en demandant simplement des réponses à leurs interrogations. Au lieu de lancer des appels désespérés au jeûne, on aurait pu penser qu’il lancerait plus vite et plus fort des appels du pied pour obtenir de l’aide de l’État pour de nouveaux personnels soignants, et qu’il saisirait le problème de la santé à bras-le-corps en lançant plus tôt de vastes campagnes de lutte contre l’obésité, le diabète, l’alcoolisme et les maladies chroniques dont souffre plus de la moitié de notre population. Que nenni, il allume 500 bougies, saute son petit-déj’ et se tourne vers le Tout-Puissant. Ainsi, au cœur de la tempête, le capitaine Fritch fait… pschitt !

Une autre maladie est aussi à traiter en urgence : celle des fake news autour de la vaccination qui contaminent les réseaux sociaux, avec leur déferlement de violences dans un monde qui ne pourrait être autre que manichéen. Nous sommes tous libres de faire ce qui nous semble le mieux pour nous et ceux que nous aimons. Pour autant, si le sujet est aussi clivant, c’est parce qu’il nous force à positionner un curseur entre notre liberté individuelle et notre responsabilité collective. Nous consacrons une analyse économique de cette thématique intéressante dans un dossier à retrouver en pages intérieures (lire pp. 14-19).
Si la communauté scientifique s’accorde à dire que la vaccination est l’arme la plus efficace pour nous protéger et nous permettre de recouvrer notre liberté, les politiques devraient cependant tout faire pour éviter que la question de la vaccination ne soit discriminante et ne se transforme en ségrégation sociale. Or, l’obligation vaccinale que vient de sortir le Pays aux forceps pour imposer certaines professions à s’injecter les doses anti-Covid pourrait attiser les tensions et nous diviser. Que le gouvernement donne l’exemple ! Tous les élus ne sont pas vaccinés, y compris certains des plus hauts représentants du Pays. Coincé dans les cordes, Fritch s’est engagé à ce que la classe politique montre la voie à suivre ; on voudrait y croire, mais à TPM, on est comme Saint Thomas…

Retrouvons le chemin de la cohésion sociale, menons des actions durables et soyons solidaires. Toute la rédaction de Tahiti Pacifique se joint à moi pour soutenir les foyers endeuillés, fa’aitoito à tous ! Le Covid a touché aussi nos équipes, ce qui nous a contraints à publier votre magazine avec une semaine de retard, mais nous tenons à vous offrir, malgré la crise que traverse également la presse, toujours cette goutte de liberté dans l’océan. Celle-là, vous pouvez en prendre plusieurs doses sans crainte, elle est totalement inoffensive. 
Dominique Schmitt

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.