Menu

Mais où va-t-on ?


Vendredi 25 Novembre 2016 - écrit par Luc Ollivier


Quarante et un pour cent de fumeurs, 40,4% de personnes obèses, 26,7% de personnes souffrant d’hypertension artérielle, 10,8 verres standards (en moyenne) d’alcool consommés en une seule occasion et seulement 12,7% de la population qui consomment au moins cinq fruits et légumes par jour. Des chiffres alarmants, et déjà vieux de six ans, sur notre santé qui doivent interpeller les pouvoirs publics, mais aussi tout à chacun sur ses habitudes alimentaires pour faire face aux Maladies non transmissibles (MNT).



La raison sanitaire a été sacrifiée sur l'autel d'un mode économique. crédit photo : DR
La raison sanitaire a été sacrifiée sur l'autel d'un mode économique. crédit photo : DR
L’enquête n’est pas récente, mais elle a au moins le mérite de son sérieux car réalisée auprès d’un échantillon représentatif qui, lui, a permis de servir de base comparative avec celles menées par les autres pays de la région. Menée en 2010, publiée en 2013 et prise en compte en juin dernier lors du sommet qui s’est déroulé à Tonga, elle a été présentée fin août par M. Colin Tukuitonga, directeur général de la Communauté du Pacifique, aux professionnels océaniens de la santé, lors de l’allocution qu’il a prononcée à l’ouverture de la conférence marquant le 20e anniversaire de la "Pasifika Medical Association" à Auckland.
Le constat est clair mais aussi préoccupant, car malgré une situation généralement meilleure, l’écart se creuse entre l’Océanie et le reste du monde en matière de progrès enregistrés dans le secteur de la santé.
...

Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez le Tahiti Pacifique N° 343 en cliquant ICI


Dans la même rubrique
< >

Vendredi 23 Octobre 2020 - 08:48 On vote en Océanie

Vendredi 23 Octobre 2020 - 08:45 En Nouvelle-Calédonie, la décolonisation en péril


Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel




Doudou et la “positive attitude”

Doudou et la “positive attitude”
On connaissait déjà le “dîner de cons”, place désormais au “bal des positivons”. Le concept est simple : il s’agit de positiver le plus possible face au Covid-19 et d’adopter l’attitude du “faites ce que je dis, pas ce que je fais”. Et… on a trouvé notre champion : Doudou, bien sûr ! Imbattable à ce petit jeu, il n’a d’abord pas supporté que Taote Raynal lui tienne tête lors des points presse et lui a mis un revers de la main droite pour reprendre la partie de la main gauche. Puis, c’est avec Dodo que cela s’est corsé… Finalement, les cas actifs ont explosé, les morts ont commencé à tomber, alors aux oubliettes la transparence ! Le peuple d’en bas n’a qu’à se contenter de voir défiler des chiffres balancés par le service com’ de la Présidence, avec des carrés épidémiologiques qui changent, sans aucune explication ni commentaire sur tel ou tel décès. Mais c’est lors de son voyage à Paname que Doudou a réussi à décrocher le pompon. Tellement heureux de retrouver Macron et ses copains du gouvernement central, mais aussi de leur présenter ses nouvelles ouailles locales, qu’il en a oublié la distanciation physique et le port correct du masque, avant d’être déclaré positif au Covid-19 à son retour au fenua ! Chapeau l’artiste, la “positive attitude” a payé et même le président français a failli en faire les frais. On n’est pas passé loin du combo parfait, peut-être la prochaine fois.
Il convient de saluer notre héros local, qui, comme le rapporte un communiqué officiel, “conscient de la vivacité de la propagation du virus à Paris (…), a néanmoins pris le risque d’aller à la rencontre des autorités nationales, pour défendre des dossiers vitaux pour la Polynésie”. Cette “mission nécessaire” de Doudou a suscité la risée de nos confrères de la presse écrite. Le Monde, par exemple, va droit au but : “Les élections sénatoriales, qui ont regroupé le 27 septembre à Papeete des grands électeurs venus de toutes les îles, ont pu participer à la diffusion du virus dans les archipels. Malgré les appels à respecter les gestes barrières, beaucoup d’élus se sont embrassés, comme le veulent les coutumes polynésiennes.” D’ailleurs, les ministères et les mairies sont, eux aussi, de plus en plus “positifs” avec une flambée de “covidés” ces dernières semaines. Quant au lycée du Diadème, la plus grosse structure scolaire du fenua (2 300 élèves, 250 profs), il s’est montré si bon élève en la matière que l’établissement a dû fermer ses portes. Et quand on sait que Doudou, censé montrer l’exemple, a assisté, une petite semaine seulement après sa contamination, à la grande fête solennelle pour les 90 ans de Monseigneur Coppenrath, on reste sans voix. De quoi créer de bons gros clusters !
Il nous reste donc plus qu’à “positiver” aussi et guetter le pic épidémique, en espérant que les 60 lits en réanimation du Centre hospitalier suffiront à surmonter cette crise sanitaire interminable. Dans ce “bal des positivons”, Macron reste évidemment le chef d’orchestre suprême. Et il a encore changé le tempo : depuis le 17 octobre, les grandes métropoles françaises sont soumises à un couvre-feu – qui est en réalité un confinement partiel sur le temps libre –, et “la règle des 6” doit être appliquée pendant que les transports en commun sont bondés et que lycéens et étudiants s’entassent dans des classes. “Continuez à travailler comme d’habitude”, nous dit notre cher président, mais sachez-le : “Les plus précaires sont les premières victimes.” Nous voilà prévenus ! On a de plus en plus hâte de le recevoir à domicile à la fin du premier trimestre 2021…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT