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Marquises "Terre des Hommes" : vers une "Autonomie" Politique et Economique des Ressources ?


Vendredi 20 Octobre 2017 - écrit par Boris Alexandre Spasov


"C’est le devoir de chaque homme de rendre au monde au moins autant qu’il en a reçu." Albert Einstein

Le véritable défi qui se pose aux Marquisiens est de bousculer les limites fixées par la société et de démonter les murs ainsi érigés. Revenir à des systèmes idéologiques que nous n’aurions jamais dû quitter, c’est-à-dire épouser les valeurs de l’humanisme, de l’écologie, du bien, de la tolérance et de l’égalité sociale. Au-delà d’une certaine approche philosophique, à la veille de nouvelles élections, un débat identitaire sur l’autonomie des Marquises refait surface.



crédit photo : Boris Alexandre Spasov
crédit photo : Boris Alexandre Spasov
À la bibliothèque de Nuku Hiva, avec une dizaine de personnes, nous avons débattu de plusieurs sujets, dont celui de la pêche qui préoccupe actuellement les Marquisiens. Ils ont confié qu’ils avaient déjà entendu des "bruits de couloir" sur ce projet de pêche industrielle, relayés par les réseaux sociaux, et les quotidiens. Pour eux, c’était sans grand intérêt, comme tant d’autres projets qui n’ont jamais abouti.
Il y a quelque temps, Félix Barsinas a annoncé à la télévision la mise en place de cette pêche hauturière et industrielle sans consulter personne ! Tout le monde a été surpris. "On savait que quelques sociétés de pêche industrielle étaient intéressées pour venir dans nos eaux, mais c’était des rumeurs." L’annonce de Félix Barsinas a confirmé cette rumeur. Réaction épidermique immédiate et pétitions sur les réseaux sociaux. Les pêcheurs ont organisé une réunion avec les élus marquisiens, mais aucun n’est venu !
L’origine de cette proposition n’est attribuée ni aux...

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"COVID-FREE" : ON SERRE LES FESSES !

La croisière n’amuse vraiment plus ! Alors que la Polynésie a fait le pari de rouvrir notre destination au tourisme international, il aura fallu seulement deux semaines pour qu’un premier cas de Covid-19 soit détecté au fenua, à bord du Paul Gauguin. Avant que la compagnie maritime ne soit informée de la présence d’une croisiériste américaine contaminée et ne décide de rentrer au port de Papeete, le navire a fait escale à Bora Bora où les passagers ont participé à des activités de loisirs, ce qui corse l’affaire et rend impossible la traçabilité exacte des personnes mises en contact. Depuis le 15 juillet, à grand renfort de slogan "Covid-Free", le Pays a décidé d’ouvrir les écoutilles, sans soumettre les visiteurs à une "quarantaine", et l’on peut sérieusement s’interroger sur la pertinence de miser sur le tourisme de masse, et notamment les paquebots où l’on vit à huis clos, quand les pays et territoires voisins du Pacifique ont choisi, eux, de s’isoler et de protéger leurs populations.
Force est de constater que le dispositif mis en place a des failles, même si l’on persiste à nous faire croire le contraire. C’est pourquoi le Pays et l’État ont annoncé l’instauration d’une troisième "barrière" de contrôle, pour les croisiéristes uniquement : en plus du test de moins de 72 heures avant l’embarquement vers la Polynésie et de l’auto-test au quatrième jour (sans oublier la fiche de suivi du voyage sur la plateforme Etis pour les visiteurs extérieurs), toute personne souhaitant monter à bord d’un navire devra effectuer un examen supplémentaire le jour-même, qui sera pris en charge par le gouvernement. En revanche, ni le haut-commissaire ni le président de la Polynésie ne songent à imposer un confinement à l’arrivée des touristes internationaux avant le résultat de leur auto-test au quatrième jour, "sinon ils ne viendraient pas"… De même, un dépistage à plus grande échelle pour la population n’est pas à l’ordre du jour. "On n’en a pas besoin parce que le virus ne circule pas", considère ainsi Hervé Varet, directeur de l’Institut Louis Malardé.
Aujourd’hui, près de 15 000 emplois sont en effet menacés, essentiellement dans le secteur du tourisme, tandis que de plus en plus de fare tournent au café-pain-beurre. En outre, "le Pays n’a pas les moyens financiers nécessaires pour continuer à soutenir" le monde du travail "à moyen terme", a concédé Édouard Fritch, d’où l’emprunt de 28,6 milliards de Fcfp (la moitié de nos besoins financiers réels) à l’État français, amortissable sur vingt-cinq ans. Mais, pour pallier la crise économique, on n’a donc pas d’autre choix que de parier sur notre bonne étoile ? Serait-on en train de jouer à la roulette russe sous nos tropiques ? Surtout qu’un deuxième cas de coronavirus a été décelé, lundi soir, chez un personnel naviguant d’Air Tahiti Nui, à quelques jours de la rentrée scolaire… Les autorités essaient de nous rassurer, mais en réalité on croise tous les doigts et on serre les fesses ! Que faire d’autre ? Prier peut-être ?

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.
Dominique Schmitt

Dominique SCHMITT