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Nouvelle-Calédonie : blocages à Numbo et à Ducos à l’appel d’Harold


Vendredi 15 Janvier 2021 - écrit par Les Nouvelles Calédoniennes


Plus de 200 personnes étaient présentes mercredi dernier, à 3h30, baie de la Moselle à l’appel de l’ancien maire de Païta…



Plus de 200 personnes étaient présentes au rendez-vous donné tôt ce jeudi matin. Crédit photo : Lucile Courtot / LNC
Plus de 200 personnes étaient présentes au rendez-vous donné tôt ce jeudi matin. Crédit photo : Lucile Courtot / LNC
Mercredi dernier, l’ancien maire de Païta, Harold Martin, a lancé un appel sur les réseaux sociaux aux personnes voulant montrer leur ras-le-bol face à la situation de la SLN et de ses employés. Plus de 200 personnes, dont des salariés des deux entreprises, ont répondu à cet appel et se sont réunies ce jeudi matin baie de la Moselle à Nouméa.
Après un discours de l’ancien homme politique, les manifestants se sont divisés en deux groupes. L’un s’est rendu à Numbo afin de bloquer l’accès aux dépôts de carburant qui ravitaillent les centres miniers de brousse tous les jours.

Une action symbolique

Il y a de l’ordre de 70 à 80 camions cuves qui viennent tous les matins se charger en carburant pour ravitailler les centres miniers de l’intérieur, explique Harold Martin. C’est tout simplement pour faire comprendre aux indépendantistes que, s’ils bloquent les mines SLN et qu’ils empêchent les gens de travailler, eh bien nous aussi on peut les bloquer”. Pour cette “action symbolique”, ce dernier a demandé que les manifestants restent calmes et “laissent passer les camions qui ravitaillent les stations-service” afin de ne pas pénaliser la population.
C’est un jeu imbécile que je déplore, mais nous les Calédoniens n’allons pas admettre que la SLN puisse crever sous nos yeux, ajoute l’ancien maire de Païta. Aujourd’hui, c’est une action symbolique, mais s’il le faut on ira plus loin”.

Les stations approvisionnées

Un autre barrage a, par ailleurs, été placé plus en amont à l’entrée de Ducos, au dépôt de carburant situé en face du complexe le Plexus.
La circulation reste libre aux abords des points de blocage. “Je ne veux pas pourrir la vie des Calédoniens qui est déjà assez compliquée. On n’empêche pas le personnel des pétroliers de venir travailler et il ne s’agit surtout pas de se précipiter dans les stations et faire le plein parce qu’on ne veut pas assécher la ville de carburant”, ajoute-t-il.

Source : Les Nouvelles Calédoniennes

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Décharges sauvages : cessons de souiller notre Fenua !

Qui n’a pas eu de sentiments de révolte en voyant les nombreuses décharges sauvages ici et là au fenua ? Comment peut-on souiller notre petit coin de paradis et laisser se développer de véritables sites d’enfouissement illégaux à Tahiti et dans les îles ? Comment sont traités nos déchets, où finissent-ils et quel est le rôle des communes dans la gestion de leurs administrés ? Qu’en est-il de Mumuvai, le plus grand dépotoir à ciel ouvert qui prend racine sur un pan de montagne à Faa’a et dont la Chambre territoriale des comptes réclame la fermeture depuis juin 2018 ? Notre rédaction a mené l’enquête, l’état des lieux est pour le moins alarmant…

Le laxisme de certaines communes dure depuis trop longtemps, à l’instar de Hitia’a O Te Ra, qui a été mise en demeure fin 2017 et contrainte à fermer deux décharges non autorisées dans la vallée de la Papenoo, un site naturel pourtant protégé, à fort potentiel culturel ! “Nous essayons d’accompagner au mieux les communes, se défend Benoît Layrle, le directeur du syndicat FENUA MA, chargé de la gestion des déchets de treize collec-
tivités : la Polynésie française, ainsi que les douze communes de Tahiti et Moorea, hormis Faa’a. Et d’ajouter : “A contrario, cela semble démesuré de pointer du doigt une petite commune comme Hitia’a alors que le plus gros dépotoir de Polynésie se localise à Faa’a, sur les hauteurs de Saint-Hilaire. Sauf que celui-ci a servi à la collectivité et à plusieurs époques.” En effet, saviez-vous qu’après la fermeture de l’usine Tamara’a Nui de Tipaerui, suite au fiasco orchestré par Dominique Auroy, tout Tahiti a profité de la décharge de Mumuvai grâce à Oscar Temaru, maire de Faa’a, qui a bien voulu récupérer les déchets de Papeete ? Pour mieux comprendre, Tahiti Pacifique ressort les vieux dossiers (lire “Les archives” page 24)… Cela rend les choses plus compliquées pour critiquer l’homme et tout lui mettre sur le dos ! Il en va donc de la responsabilité des pouvoirs publics de trouver de nouvelles solutions pour traiter nos ordures.

Dans ce sombre tableau, des lueurs d’espoir apparaissent heureusement, à l’image du projet de déchetterie à Punaauia, qui devrait voir le jour à l’horizon 2022, ou de la situation originale et encourageante de la décharge de la Punaruu qui devrait être réhabilitée en 2021-2022. Si les communes doivent se relever les manches, il en va de même pour les administrés qui font preuve d’incivisme en jetant encore trop facilement leurs pehu et ne respectant pas les points de collecte mis à disposition. En moyenne, chaque habitant produit environ 1 kilo de déchets par jour en Polynésie, c’est pourquoi chacun d’entre nous doit avoir une prise de conscience et œuvrer pour le bien-être de la collectivité. La production globale des déchets baisse régulièrement sur les douze dernières années (depuis la crise de 2008), et aussi chez les entreprises. La crise sanitaire de 2020 devrait encore accentuer ce fait, mais il est impératif de persévérer. La sensibilisation des enfants doit être une priorité ! Alors, en 2021, continuons de trier et protégeons notre fenua.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT