Pris dans le tourbillon de l’anniversaire des 30 ans de Tahiti Pacifique le 9 mai dernier (lire TPM
n° 454), nous en aurions presque oublié nos chers politiques. Mais n’exagérons rien, il ne faut pas rêver ! Le déplacement au fenua du ministre des ”colonies françaises“ (euh… des Outre-mer), Sébastien Lecornu, est au cœur de l’actualité et le moins que l’on puisse dire, c’est que ses annonces n’ont pas laissé la population locale indifférente. Alors que Lecornu prépare le terrain pour la visite présidentielle d’Emmanuel Macron en Polynésie, ”à la fin du mois de juillet ou au début du mois d’août“, les dossiers s’empilent et se corsent : nucléaire, relance économique, reprise du tourisme…
S’il y a un sujet détonant sur lequel le gouvernement central est attendu au tournant, c’est évidemment celui des conséquences sanitaires et environnementales des essais nucléaires sur les générations présentes et futures, ainsi que des indemnisations des ayants-droits. Ces douloureuses questions sont au centre de toutes les interrogations. Ainsi, notre dernière édition spéciale consacrée au fait nucléaire (lire TPM n° 451) a eu un écho retentissant jusqu’aux rives parisiennes, tandis que notre couverture vient de remporter le premier prix de la ”Une“ de magazine dans la catégorie professionnels aux Trophées de la communication. Malheureusement, Macron et ses troupes ont très mal entamé ce virage pourtant capital. Les travaux du futur centre de mémoire n’ont même pas commencé que la polémique ne cesse d’enfler à propos du choix d’un lieu empoisonné par l’amiante et le plomb, sans oublier le contenu sur lequel personne ne tombe d’accord. Désormais, après les mensonges avoués par M. Fritch, voilà que nos dirigeants s’improvisent chevaliers d’une ”Table ronde de haut niveau“ pour en discuter en juin, à Paris. Ce qui n’enchante ni les politiques du fenua ni les associations, qui risquent de bouder massivement cette petite réunion de famille présidée par le roi Manu 1er, dont la préoccupation principale est sa réélection sur le trône…
Au moment où se tient un colloque à l’université sur la probité des élus, avouons qu’il semble difficile d’être convaincu par Doudou et ”Sébaston“, deux hommes mis en cause par la Justice : un président de la Polynésie condamné déjà deux fois et un ministre des Outre-mer entendu par la brigade financière comme suspect pour prise illégale d’intérêts. D’ailleurs, la décision de Lecornu, unilatérale et sans – réel – fondement scientifique, de conditionner l’ouverture de nos frontières à une couverture vaccinale de 70 % de la population paraissait ”diabolique“ et
relevait de l’utopie quand on sait que la Polynésie atteint péniblement 20 % et que dans les îles, à l’instar de Bora Bora qui plafonne à 10 %, beaucoup sont réticents. Mais que les touristes américains soient autorisés chez nous et que l’État déploie 1 600 fonctionnaires en juillet prochain, cela ne posait aucun problème ! Finalement, dans une énième volte-face de l’État, nous apprenions à l’heure où nous mettions sous presse que la levée des restrictions entre l’Hexagone et le fenua était fixée au 9 juin. Parfois, on se demande si tout ce beau gratin sait de quoi il parle. Vraisemblablement, Manu a fait manger son chapeau à ”Sébaston“, histoire de s’assurer un séjour
présidentiel au fenua plus clément. Cependant, attention, les Polynésiens n’aiment pas trop qu’on leur fasse avaler des murènes et sont peu friands de ce genre de douche écossaise…
Ensemble, faisons bouger les lignes !
Bonne lecture, te aroha ia rahi.
n° 454), nous en aurions presque oublié nos chers politiques. Mais n’exagérons rien, il ne faut pas rêver ! Le déplacement au fenua du ministre des ”colonies françaises“ (euh… des Outre-mer), Sébastien Lecornu, est au cœur de l’actualité et le moins que l’on puisse dire, c’est que ses annonces n’ont pas laissé la population locale indifférente. Alors que Lecornu prépare le terrain pour la visite présidentielle d’Emmanuel Macron en Polynésie, ”à la fin du mois de juillet ou au début du mois d’août“, les dossiers s’empilent et se corsent : nucléaire, relance économique, reprise du tourisme…
S’il y a un sujet détonant sur lequel le gouvernement central est attendu au tournant, c’est évidemment celui des conséquences sanitaires et environnementales des essais nucléaires sur les générations présentes et futures, ainsi que des indemnisations des ayants-droits. Ces douloureuses questions sont au centre de toutes les interrogations. Ainsi, notre dernière édition spéciale consacrée au fait nucléaire (lire TPM n° 451) a eu un écho retentissant jusqu’aux rives parisiennes, tandis que notre couverture vient de remporter le premier prix de la ”Une“ de magazine dans la catégorie professionnels aux Trophées de la communication. Malheureusement, Macron et ses troupes ont très mal entamé ce virage pourtant capital. Les travaux du futur centre de mémoire n’ont même pas commencé que la polémique ne cesse d’enfler à propos du choix d’un lieu empoisonné par l’amiante et le plomb, sans oublier le contenu sur lequel personne ne tombe d’accord. Désormais, après les mensonges avoués par M. Fritch, voilà que nos dirigeants s’improvisent chevaliers d’une ”Table ronde de haut niveau“ pour en discuter en juin, à Paris. Ce qui n’enchante ni les politiques du fenua ni les associations, qui risquent de bouder massivement cette petite réunion de famille présidée par le roi Manu 1er, dont la préoccupation principale est sa réélection sur le trône…
Au moment où se tient un colloque à l’université sur la probité des élus, avouons qu’il semble difficile d’être convaincu par Doudou et ”Sébaston“, deux hommes mis en cause par la Justice : un président de la Polynésie condamné déjà deux fois et un ministre des Outre-mer entendu par la brigade financière comme suspect pour prise illégale d’intérêts. D’ailleurs, la décision de Lecornu, unilatérale et sans – réel – fondement scientifique, de conditionner l’ouverture de nos frontières à une couverture vaccinale de 70 % de la population paraissait ”diabolique“ et
relevait de l’utopie quand on sait que la Polynésie atteint péniblement 20 % et que dans les îles, à l’instar de Bora Bora qui plafonne à 10 %, beaucoup sont réticents. Mais que les touristes américains soient autorisés chez nous et que l’État déploie 1 600 fonctionnaires en juillet prochain, cela ne posait aucun problème ! Finalement, dans une énième volte-face de l’État, nous apprenions à l’heure où nous mettions sous presse que la levée des restrictions entre l’Hexagone et le fenua était fixée au 9 juin. Parfois, on se demande si tout ce beau gratin sait de quoi il parle. Vraisemblablement, Manu a fait manger son chapeau à ”Sébaston“, histoire de s’assurer un séjour
présidentiel au fenua plus clément. Cependant, attention, les Polynésiens n’aiment pas trop qu’on leur fasse avaler des murènes et sont peu friands de ce genre de douche écossaise…
Ensemble, faisons bouger les lignes !
Bonne lecture, te aroha ia rahi.

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