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"Parcours adaptés" à l’Université de la Polynésie française


Vendredi 6 Mars 2020 - écrit par Vaea Deplat


Alors que tous les élèves de terminale du fenua doivent finaliser leurs vœux d’orientation post-bac sur la plateforme en ligne Parcoursup vendredi 12 mars, Tahiti Pacifique revient sur les enjeux liés au dispositif récent de "Parcours adapté" (PAD). Mis en place par l’Université de la Polynésie française à destination de tous ceux qui n’ont pas le niveau pour accéder à la première année de licence, il vise à éviter à ces étudiants de se retrouver en échec en cours d’année. Explications sur cette année de transition symbolique du "oui, si", proposition d’orientation, qui a tout de même concerné 200 000 étudiants sur l’ensemble du réseau universitaire français, soit plus de 28% des candidats.



Crédit photo : UPF
Crédit photo : UPF
Depuis la rentrée 2018-2019, l’Université de la Polynésie française (UPF) a inauguré un dispositif spécifique pour lutter contre le décrochage massif en Licence. Le Parcours dit "adapté" consiste en une année de remise à niveau intermédiaire dédiée à la réussite et à l’orientation.
Partant du constat difficile que seulement 1 % des étudiants issus de bacs professionnels et technologiques réussissent en première année de Licence, l’UPF a décidé de réagir en proposant un Parcours adapté à ces néo-bacheliers en quête d’accompagnement. Un an et demi après le lancement de cette nouvelle maquette, bilan de cette année transitoire, avec la deuxième promotion des "PAD".
Volume d’heures conséquent consacré à préciser son projet professionnel, à visiter des institutions, à rencontrer des professionnels, ou encore à vivre des expériences culturelles innovantes, ce parcours renforcé propose aux étudiants des activités qui les sortent du milieu strictement universitaire. Séances de coaching, tutorat et utilisation de nouveaux outils du numérique doivent revaloriser l’étudiant, parfois perdu dans les méandres d’un parcours post-bac mal identifié et d’un projet professionnel vague...

Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n° 428 en cliquant ICI


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Doudou et la “positive attitude”

Doudou et la “positive attitude”
On connaissait déjà le “dîner de cons”, place désormais au “bal des positivons”. Le concept est simple : il s’agit de positiver le plus possible face au Covid-19 et d’adopter l’attitude du “faites ce que je dis, pas ce que je fais”. Et… on a trouvé notre champion : Doudou, bien sûr ! Imbattable à ce petit jeu, il n’a d’abord pas supporté que Taote Raynal lui tienne tête lors des points presse et lui a mis un revers de la main droite pour reprendre la partie de la main gauche. Puis, c’est avec Dodo que cela s’est corsé… Finalement, les cas actifs ont explosé, les morts ont commencé à tomber, alors aux oubliettes la transparence ! Le peuple d’en bas n’a qu’à se contenter de voir défiler des chiffres balancés par le service com’ de la Présidence, avec des carrés épidémiologiques qui changent, sans aucune explication ni commentaire sur tel ou tel décès. Mais c’est lors de son voyage à Paname que Doudou a réussi à décrocher le pompon. Tellement heureux de retrouver Macron et ses copains du gouvernement central, mais aussi de leur présenter ses nouvelles ouailles locales, qu’il en a oublié la distanciation physique et le port correct du masque, avant d’être déclaré positif au Covid-19 à son retour au fenua ! Chapeau l’artiste, la “positive attitude” a payé et même le président français a failli en faire les frais. On n’est pas passé loin du combo parfait, peut-être la prochaine fois.
Il convient de saluer notre héros local, qui, comme le rapporte un communiqué officiel, “conscient de la vivacité de la propagation du virus à Paris (…), a néanmoins pris le risque d’aller à la rencontre des autorités nationales, pour défendre des dossiers vitaux pour la Polynésie”. Cette “mission nécessaire” de Doudou a suscité la risée de nos confrères de la presse écrite. Le Monde, par exemple, va droit au but : “Les élections sénatoriales, qui ont regroupé le 27 septembre à Papeete des grands électeurs venus de toutes les îles, ont pu participer à la diffusion du virus dans les archipels. Malgré les appels à respecter les gestes barrières, beaucoup d’élus se sont embrassés, comme le veulent les coutumes polynésiennes.” D’ailleurs, les ministères et les mairies sont, eux aussi, de plus en plus “positifs” avec une flambée de “covidés” ces dernières semaines. Quant au lycée du Diadème, la plus grosse structure scolaire du fenua (2 300 élèves, 250 profs), il s’est montré si bon élève en la matière que l’établissement a dû fermer ses portes. Et quand on sait que Doudou, censé montrer l’exemple, a assisté, une petite semaine seulement après sa contamination, à la grande fête solennelle pour les 90 ans de Monseigneur Coppenrath, on reste sans voix. De quoi créer de bons gros clusters !
Il nous reste donc plus qu’à “positiver” aussi et guetter le pic épidémique, en espérant que les 60 lits en réanimation du Centre hospitalier suffiront à surmonter cette crise sanitaire interminable. Dans ce “bal des positivons”, Macron reste évidemment le chef d’orchestre suprême. Et il a encore changé le tempo : depuis le 17 octobre, les grandes métropoles françaises sont soumises à un couvre-feu – qui est en réalité un confinement partiel sur le temps libre –, et “la règle des 6” doit être appliquée pendant que les transports en commun sont bondés et que lycéens et étudiants s’entassent dans des classes. “Continuez à travailler comme d’habitude”, nous dit notre cher président, mais sachez-le : “Les plus précaires sont les premières victimes.” Nous voilà prévenus ! On a de plus en plus hâte de le recevoir à domicile à la fin du premier trimestre 2021…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT