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Pêche illégale : les Palaos saisissent un navire chinois


Vendredi 18 Décembre 2020 - écrit par Agence France-Presse




Les Palaos (ouest de l’océan Pacifique) ont annoncé avoir saisi un navire chinois et son équipage de 28 personnes qui pêchait illégalement, créant une délicate situation diplomatique pour cet archipel situé en Micronésie et allié du rival de la Chine, Taïwan. Le navire a été saisi par une patrouille au Récif de Hélène, dans les eaux territoriales de Palaos, puis escorté jusqu’à l’île de Koror, qui abrite l’ancienne capitale du même nom et constitue le centre commercial de l’archipel, selon la direction des garde-Côtes.
Ils ont du concombre de mer, environ 225 kg”, a déclaré le directeur des garde-côtes, Victor Remengesau, en soulignant que les 19 membres de la patrouille qui a saisi le navire chinois avaient été placés en quarantaine à Palaos, l’un des rares endroits au monde à demeurer préservés de la pandémie de coronavirus. Le directeur des garde-côtes, Victor Remengesau, frère du président sortant de Palaos Tommy Remengesau, a expliqué qu’aucune décision n’avait été prise à ce stade sur une éventuelle inculpation des pêcheurs chinois.
C’est l’une des choses dont nous discutons en ce moment”, a-t-il dit. “On nous a dit qu’on ne souhaitait pas qu’ils restent ici plus que le strict nécessaire”. Les Palaos ont banni la pêche commerciale dans ses eaux territoriales afin de protéger la faune et la flore sous-marines. Les frontières de cet archipel, situé à environ 1 500 kilomètres à l’est des Philippines, sont fermées depuis mars pour se protéger de la pandémie de coronavirus.
Particulièrement vulnérables du fait de la faiblesse de leurs systèmes de santé, nombre de nations du Pacifique ont rapidement adopté une telle mesure, en dépit de son coût économique. Les îles et territoires de Kiribati, Micronésie, Nauru, Palaos, Samoa, Tonga, Tuvalu et Vanuatu semblent également ne pas être pas touchés par le coronavirus. Les Îles Marshall et Salomon ont enregistré leurs premiers cas en octobre.

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Décharges sauvages : cessons de souiller notre Fenua !

Qui n’a pas eu de sentiments de révolte en voyant les nombreuses décharges sauvages ici et là au fenua ? Comment peut-on souiller notre petit coin de paradis et laisser se développer de véritables sites d’enfouissement illégaux à Tahiti et dans les îles ? Comment sont traités nos déchets, où finissent-ils et quel est le rôle des communes dans la gestion de leurs administrés ? Qu’en est-il de Mumuvai, le plus grand dépotoir à ciel ouvert qui prend racine sur un pan de montagne à Faa’a et dont la Chambre territoriale des comptes réclame la fermeture depuis juin 2018 ? Notre rédaction a mené l’enquête, l’état des lieux est pour le moins alarmant…

Le laxisme de certaines communes dure depuis trop longtemps, à l’instar de Hitia’a O Te Ra, qui a été mise en demeure fin 2017 et contrainte à fermer deux décharges non autorisées dans la vallée de la Papenoo, un site naturel pourtant protégé, à fort potentiel culturel ! “Nous essayons d’accompagner au mieux les communes, se défend Benoît Layrle, le directeur du syndicat FENUA MA, chargé de la gestion des déchets de treize collec-
tivités : la Polynésie française, ainsi que les douze communes de Tahiti et Moorea, hormis Faa’a. Et d’ajouter : “A contrario, cela semble démesuré de pointer du doigt une petite commune comme Hitia’a alors que le plus gros dépotoir de Polynésie se localise à Faa’a, sur les hauteurs de Saint-Hilaire. Sauf que celui-ci a servi à la collectivité et à plusieurs époques.” En effet, saviez-vous qu’après la fermeture de l’usine Tamara’a Nui de Tipaerui, suite au fiasco orchestré par Dominique Auroy, tout Tahiti a profité de la décharge de Mumuvai grâce à Oscar Temaru, maire de Faa’a, qui a bien voulu récupérer les déchets de Papeete ? Pour mieux comprendre, Tahiti Pacifique ressort les vieux dossiers (lire “Les archives” page 24)… Cela rend les choses plus compliquées pour critiquer l’homme et tout lui mettre sur le dos ! Il en va donc de la responsabilité des pouvoirs publics de trouver de nouvelles solutions pour traiter nos ordures.

Dans ce sombre tableau, des lueurs d’espoir apparaissent heureusement, à l’image du projet de déchetterie à Punaauia, qui devrait voir le jour à l’horizon 2022, ou de la situation originale et encourageante de la décharge de la Punaruu qui devrait être réhabilitée en 2021-2022. Si les communes doivent se relever les manches, il en va de même pour les administrés qui font preuve d’incivisme en jetant encore trop facilement leurs pehu et ne respectant pas les points de collecte mis à disposition. En moyenne, chaque habitant produit environ 1 kilo de déchets par jour en Polynésie, c’est pourquoi chacun d’entre nous doit avoir une prise de conscience et œuvrer pour le bien-être de la collectivité. La production globale des déchets baisse régulièrement sur les douze dernières années (depuis la crise de 2008), et aussi chez les entreprises. La crise sanitaire de 2020 devrait encore accentuer ce fait, mais il est impératif de persévérer. La sensibilisation des enfants doit être une priorité ! Alors, en 2021, continuons de trier et protégeons notre fenua.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT