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Reprise des vols internationaux dès le 1er juillet : les calendriers à retenir


Vendredi 5 Juin 2020 - écrit par Dominique Schmitt


À l'occasion d'une conférence de presse, qui s'est déroulée en fin de matinée, le président de la Polynésie française et le haut-commissaire ont dévoilé les modalités de reprise des vols internationaux.



Ce que nous avons fait : Réussir à nous protéger et expérimenter l’efficacité de la méthode de test

- La situation sanitaire est désormais totalement maîtrisée.
- La propagation du virus est arrêtée
- Pas de nouveaux cas
- Et surtout : Aucun décès

Cette situation nous a permis de mettre fin au confinement général, de rouvrir la desserte intérieure, de reprendre l'activité économique de notre pays.

Nous avons commencé à nous ouvrir sur l’extérieur au travers des vols de continuité, essentiellement de métropole, depuis le 23 avril.

Nous avons fait entrer 380 passagers répartis sur 5 vols en provenance de métropole avec le protocole sanitaire suivant : test avant le départ, quatorzaine à Tahiti en milieu dédié, test à la sortie. Grâce à cette méthode, nous avons ainsi refusé l’embarquement des cas positifs. A la suite de la quatorzaine, aucun cas n’a été détecté. La méthode basée sur les tests et un confinement est efficace. C’est une leçon à retenir.

Ce que nous pourrons faire : ouvrir encore plus notre pays

Cette situation maîtrisée nous permet aujourd'hui de franchir de nouvelles étapes toujours de manière progressive.

Durant le mois de juin, il y aura 2 vols de continuité organsinés par l’Etat. Le protocole en vigueur sera maintenu durant ce mois : test avant le départ, quatorzaine à Tahiti en milieu dédié, test à la sortie.



1/ Séquentiel à venir : les calendriers à retenir

- A partir du 1 juillet 2020 : Allègement du dispositif pour tous les vols et passagers en provenance de l’extérieur. Test covid avant le départ, nous passerions à une septaine, test à l'issue de la septaine.

- 3 juillet : ouverture des vols commerciaux entre Paris et Papeete uniquement pour les résidents, fonctionnaires d'Etat, personnes venant visiter leur famille, avec dispositif de septaine. (le test COVID 72h avant le départ reste de vigueur).

- 15 juillet : ouverture de la Polynésie au tourisme international tous marchés confondus en sachant que dans un premier temps seuls l'Europe et les Etats-Unis seront desservis potentiellement Hawaï et la Nouvelle-Calédonie s'ils le souhaitent.

La Nouvelle-Zélande n'envisage pas d'ouverture avant septembre, à d'autres Pays que l'Australie.

Concernant l'Asie, ATN ne reprendra ses vols vers le Japon qu'au mois de septembre prochain.

2/ Séquentiel à venir : A partir du 15 juillet, le protocole sanitaire pour les visiteurs
- Assurance de voyage international obligatoire pour chaque visiteur non-résident se rendant en PF.

- Pendant le vol
 Application des règles sanitaires IATA pour le voyage (procédures aéroportuaires et au cours du vol)
 Port du masque durant le vol
 Remplir une attestation d’engagement sur l’honneur visant au Respect des gestes barrières et à autodiagnostic des symptomes.
 Remplir une fiche de renseignement sur leur séjour : itinéraire, transports inter-île, hébergements (contacts e-mail / téléphone / dates de séjour)
- A l’arrivée à destination

 Port du masque recommandé durant le séjour

- Durant le séjour

 Test pendant le séjour : au titre de la prévention sanitaire, le ministère de la santé de Polynésie française sera amené à tester certains visiteurs pendant le séjour, selon une méthode de tirage au hasard.
 Visite régulière d’un personnel médical habilité par la santé publique au sein des hébergements
 Respecter des gestes barrières durant le séjour
 Auto-diagnostic des visiteurs : se signaler en cas de fièvre et/ou symptôme de la grippe, du COVID-19
 Si un visiteur présente des symptômes ou est déclaré positif :
◆ Isolation en quarantaine au sein de l’établissement concerné
◆ Application du protocole des mesures à prendre (relais pris par la Direction de la Santé)

Éléments pouvant rassurer la population

- L’obligation pour tout voyageur d'effectuer un test au moins 72h avant son départ ;

- L'épidémie est totalement sous contrôle et maîtrisée ;

- nous disposons d’une solide expérience et de l'organisation sanitaire efficiente ;

- Le renforcement des moyens de dépistages en cours ;

- La traçabilité des visiteurs ;

- La mise en place d’une brigade sanitaire ;


Sur le plan économique :

- des entreprises, des milliers d’emplois sont en jeu.

- le tourisme est le moteur de notre économie.

- si nous ne relançons pas notre industrie touristique qui fait vivre plus de 12 000 personnes, nous risquons l'asphyxie économique et la crise sociale.

Communiqué de la Présidence et du HC


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Fritch fait pschitt

L’horrible réalité sanitaire que nous vivons est devenue insupportable, notre pays enregistrant désormais les pires statistiques à l’échelle mondiale. Les morts (plus d’un demi-millier de décès) se ramassent à la pelle, par dizaine, voire vingtaine, selon les jours. Les familles doivent enterrer elles-mêmes leurs défunts avec leurs propres moyens, le personnel de santé est à bout de souffle, les covidés s’asphyxient et les renforts sanitaires arrivent au compte-gouttes… Chacun d’entre nous retient sa respiration ! Mais nul ne parvient à trouver un ballon d’oxygène dans la gestion de la crise proposée par le président de la Polynésie française. Après “l’affaire du mariage”, ses propos déplacés envers les journalistes locaux (relayés et condamnés par la presse nationale), puis l’enterrement de son directeur de cabinet en grande pompe, voilà que “Doudou” s’en remet maintenant à Dieu en pleine hécatombe. Et de s’énerver de plus en plus ouvertement face à l’insistance des médias, qui exercent pourtant leur métier en demandant simplement des réponses à leurs interrogations. Au lieu de lancer des appels désespérés au jeûne, on aurait pu penser qu’il lancerait plus vite et plus fort des appels du pied pour obtenir de l’aide de l’État pour de nouveaux personnels soignants, et qu’il saisirait le problème de la santé à bras-le-corps en lançant plus tôt de vastes campagnes de lutte contre l’obésité, le diabète, l’alcoolisme et les maladies chroniques dont souffre plus de la moitié de notre population. Que nenni, il allume 500 bougies, saute son petit-déj’ et se tourne vers le Tout-Puissant. Ainsi, au cœur de la tempête, le capitaine Fritch fait… pschitt !

Une autre maladie est aussi à traiter en urgence : celle des fake news autour de la vaccination qui contaminent les réseaux sociaux, avec leur déferlement de violences dans un monde qui ne pourrait être autre que manichéen. Nous sommes tous libres de faire ce qui nous semble le mieux pour nous et ceux que nous aimons. Pour autant, si le sujet est aussi clivant, c’est parce qu’il nous force à positionner un curseur entre notre liberté individuelle et notre responsabilité collective. Nous consacrons une analyse économique de cette thématique intéressante dans un dossier à retrouver en pages intérieures (lire pp. 14-19).
Si la communauté scientifique s’accorde à dire que la vaccination est l’arme la plus efficace pour nous protéger et nous permettre de recouvrer notre liberté, les politiques devraient cependant tout faire pour éviter que la question de la vaccination ne soit discriminante et ne se transforme en ségrégation sociale. Or, l’obligation vaccinale que vient de sortir le Pays aux forceps pour imposer certaines professions à s’injecter les doses anti-Covid pourrait attiser les tensions et nous diviser. Que le gouvernement donne l’exemple ! Tous les élus ne sont pas vaccinés, y compris certains des plus hauts représentants du Pays. Coincé dans les cordes, Fritch s’est engagé à ce que la classe politique montre la voie à suivre ; on voudrait y croire, mais à TPM, on est comme Saint Thomas…

Retrouvons le chemin de la cohésion sociale, menons des actions durables et soyons solidaires. Toute la rédaction de Tahiti Pacifique se joint à moi pour soutenir les foyers endeuillés, fa’aitoito à tous ! Le Covid a touché aussi nos équipes, ce qui nous a contraints à publier votre magazine avec une semaine de retard, mais nous tenons à vous offrir, malgré la crise que traverse également la presse, toujours cette goutte de liberté dans l’océan. Celle-là, vous pouvez en prendre plusieurs doses sans crainte, elle est totalement inoffensive.
Dominique Schmitt

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.