Serait-on en train de revivre l’ère Chirac/Flosse avec les nouveaux liens d’amitié que tissent Macron et Fritch ? On a du mal à y croire… Cependant, il semblerait qu’Édouard Fritch, lui, y croit dur comme fer. À écouter son discours au retour de son séjour en Macronie, ils seraient copains comme cochons. Après une visite-éclair qui aura duré moins de 72 heures – juste le temps de faire un
“selfritch”, un selfie made in Fritch –, Doudou s’est félicité d’avoir pu rencontrer Manu afin d’échanger sur la réouverture des frontières polynésiennes au 1er mai. Alors que la décision du chef de l’État n’était pas encore gravée dans le marbre, Fritch s’est empressé d’assurer à la population, qu’il avait “la parole du président” Emmanuel Macron, son “ami”. Avant de relativiser et d’accorder que “cela reste des discussions difficiles” et qu’il faut savoir “être convaincant”… Dans ses bagages, Doudou a ramené également la promesse d’un projet d’une table ronde autour du nucléaire qu’il présidera fin juin 2021, à Paris ; une “opération vérité et justice” dont le but est de “redonner aux Polynésiens la confiance” en la mère patrie.
On l’a bien vu, en février dernier, le Pays n’a pas la main dans le cadre de cette crise sanitaire, et la décision de rouvrir les frontières, ou pas, relève de Matignon. C’est donc sans surprise, mais avec un brin désabusé, que l’on a appris, la semaine suivante que, finalement, cette ouverture du ciel se ferait de manière progressive. Et priorité à nos chers Américains, qui devraient de nouveau remplir les caisses de quelques-uns de nos hôtels de luxe, tout en permettant à Air Tahiti Nui d’assurer des rotations. Les pensions de famille se contenteront du tourisme endogène, a tenté de rassurer la ministre ad-hoc, Nicole Bouteau. Comble de l’ironie, le pays de l’Oncle Sam, de son côté, incite ses ressortissants à “éviter” notre destination touristique, placée sur la liste grise de l’agence fédérale américaine de contrôle et de prévention sanitaire. Laughing out loud !
Alors, Mister President, maintenant que vos poursuites en diffamation contre Gaston Flosse – qui vous accusait d’avoir acheté vos électeurs lors des dernières sénatoriales – ont échoué, qu’allez-vous trouver ? Ah oui, votre obsession, désormais, est d’opérer un retour vers de nouvelles mesures de restriction sur les ventes d’alcool, en s’appuyant sur les maires “révoltés” (sic !) par cette annulation. Car l’objectif est, selon vous, “d’éviter les rassemblements (…) avec de la boisson fraîche”, puisque “on sait aujourd’hui que les clusters découverts de par le monde sont nés de ces festivités (…).” En effet, merci de nous rappeler que certains fonctionnaires, et notamment des gendarmes, ont largement participé à la propagation du virus au fenua, après la réouverture des frontières en juillet 2020. Et puis, c’est sûr, il est important de ne pas vendre de la bière fraîche, au risque qu’un honnête travailleur et père de famille puisse se détendre avec une petite mousse après une dure journée de labeur ou en fin de semaine… Alors, oui, vous avez reçu en main propre un “totem d’immunité” offert par l’équipe de production de Koh-Lanta, mais il va peut-être falloir trouver mieux qu’un projet de remblai pour le Village tahitien – attendu depuis bientôt dix ans ! – si vous voulez convaincre vos électeurs aux prochaines échéances présidentielles en 2023…
Ensemble, faisons bouger les lignes !
Bonne lecture, te aroha ia rahi.
“selfritch”, un selfie made in Fritch –, Doudou s’est félicité d’avoir pu rencontrer Manu afin d’échanger sur la réouverture des frontières polynésiennes au 1er mai. Alors que la décision du chef de l’État n’était pas encore gravée dans le marbre, Fritch s’est empressé d’assurer à la population, qu’il avait “la parole du président” Emmanuel Macron, son “ami”. Avant de relativiser et d’accorder que “cela reste des discussions difficiles” et qu’il faut savoir “être convaincant”… Dans ses bagages, Doudou a ramené également la promesse d’un projet d’une table ronde autour du nucléaire qu’il présidera fin juin 2021, à Paris ; une “opération vérité et justice” dont le but est de “redonner aux Polynésiens la confiance” en la mère patrie.
On l’a bien vu, en février dernier, le Pays n’a pas la main dans le cadre de cette crise sanitaire, et la décision de rouvrir les frontières, ou pas, relève de Matignon. C’est donc sans surprise, mais avec un brin désabusé, que l’on a appris, la semaine suivante que, finalement, cette ouverture du ciel se ferait de manière progressive. Et priorité à nos chers Américains, qui devraient de nouveau remplir les caisses de quelques-uns de nos hôtels de luxe, tout en permettant à Air Tahiti Nui d’assurer des rotations. Les pensions de famille se contenteront du tourisme endogène, a tenté de rassurer la ministre ad-hoc, Nicole Bouteau. Comble de l’ironie, le pays de l’Oncle Sam, de son côté, incite ses ressortissants à “éviter” notre destination touristique, placée sur la liste grise de l’agence fédérale américaine de contrôle et de prévention sanitaire. Laughing out loud !
Alors, Mister President, maintenant que vos poursuites en diffamation contre Gaston Flosse – qui vous accusait d’avoir acheté vos électeurs lors des dernières sénatoriales – ont échoué, qu’allez-vous trouver ? Ah oui, votre obsession, désormais, est d’opérer un retour vers de nouvelles mesures de restriction sur les ventes d’alcool, en s’appuyant sur les maires “révoltés” (sic !) par cette annulation. Car l’objectif est, selon vous, “d’éviter les rassemblements (…) avec de la boisson fraîche”, puisque “on sait aujourd’hui que les clusters découverts de par le monde sont nés de ces festivités (…).” En effet, merci de nous rappeler que certains fonctionnaires, et notamment des gendarmes, ont largement participé à la propagation du virus au fenua, après la réouverture des frontières en juillet 2020. Et puis, c’est sûr, il est important de ne pas vendre de la bière fraîche, au risque qu’un honnête travailleur et père de famille puisse se détendre avec une petite mousse après une dure journée de labeur ou en fin de semaine… Alors, oui, vous avez reçu en main propre un “totem d’immunité” offert par l’équipe de production de Koh-Lanta, mais il va peut-être falloir trouver mieux qu’un projet de remblai pour le Village tahitien – attendu depuis bientôt dix ans ! – si vous voulez convaincre vos électeurs aux prochaines échéances présidentielles en 2023…
Ensemble, faisons bouger les lignes !
Bonne lecture, te aroha ia rahi.

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