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Titouan Lamazou décidé à poser l’encre et les pinceaux en Polynésie


Vendredi 15 Janvier 2021 - écrit par Laura Théron


Titouan Lamazou et la Polynésie, c’est une histoire qui dure depuis plus de quarante ans. Naviguant depuis toujours entre le destin d’un navigateur de génie et celui d’un artiste profondément curieux, les chemins de la vie n’ont pas manqué de le mener à de nombreuses reprises dans les eaux du fenua. Aujourd’hui, l’artiste s’installe ici : chevalets, pinceaux... et projets nouveaux !



Crédit photo : Gwen Le Bras
Né au Maroc, Titouan grandit entre le Béarn, la Tunisie et Marseille. À 16 ans, il quitte l’école pour entrer aux Beaux-Arts. Ce n’est pas un coup de tête : être peintre, c’est ce qu’il veut faire depuis qu’il a 11 ans. Dans ce projet, il est largement encouragé et soutenu par ses parents, ingénieurs tous les deux.

Plutôt bon élève, il ne s’intéresse pas aux autres disciplines que propose le cursus : lui veut être peintre. Et, déjà, pointe dans son esprit l’idée de peindre en voyageant. Très attiré par le monde maritime, même s’il ne connaît encore rien à la navigation, il délaisse les Beaux-Arts et embarque à 18 ans en “bateau-stop”, direction les Antilles. Après plus de deux ans à vivre sous les tropiques, à faire des portraits sur les terrasses de cafés et à proposer ses services de matelot, il est rappelé à la réalité lorsqu’il fête son vingtième anniversaire : il est temps de rentrer en France pour effectuer son service militaire. L’idée ne le réjouit pas et il envisage de se faire réformer. Quelques-uns de ses nouveaux amis dans le monde de la navigation lui suggère la marine nationale. Ils contactent pour lui Éric Tabarly, qui accepte de l’embarquer pour son service militaire. C’est ainsi, qu’en 1976, il s’engage pour deux ans avec Tabarly, à bord de Pen Duick VI. Il apprend à ses côtés le métier de la course au large et le sens de la compétition...

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Décharges sauvages : cessons de souiller notre Fenua !

Qui n’a pas eu de sentiments de révolte en voyant les nombreuses décharges sauvages ici et là au fenua ? Comment peut-on souiller notre petit coin de paradis et laisser se développer de véritables sites d’enfouissement illégaux à Tahiti et dans les îles ? Comment sont traités nos déchets, où finissent-ils et quel est le rôle des communes dans la gestion de leurs administrés ? Qu’en est-il de Mumuvai, le plus grand dépotoir à ciel ouvert qui prend racine sur un pan de montagne à Faa’a et dont la Chambre territoriale des comptes réclame la fermeture depuis juin 2018 ? Notre rédaction a mené l’enquête, l’état des lieux est pour le moins alarmant…

Le laxisme de certaines communes dure depuis trop longtemps, à l’instar de Hitia’a O Te Ra, qui a été mise en demeure fin 2017 et contrainte à fermer deux décharges non autorisées dans la vallée de la Papenoo, un site naturel pourtant protégé, à fort potentiel culturel ! “Nous essayons d’accompagner au mieux les communes, se défend Benoît Layrle, le directeur du syndicat FENUA MA, chargé de la gestion des déchets de treize collec-
tivités : la Polynésie française, ainsi que les douze communes de Tahiti et Moorea, hormis Faa’a. Et d’ajouter : “A contrario, cela semble démesuré de pointer du doigt une petite commune comme Hitia’a alors que le plus gros dépotoir de Polynésie se localise à Faa’a, sur les hauteurs de Saint-Hilaire. Sauf que celui-ci a servi à la collectivité et à plusieurs époques.” En effet, saviez-vous qu’après la fermeture de l’usine Tamara’a Nui de Tipaerui, suite au fiasco orchestré par Dominique Auroy, tout Tahiti a profité de la décharge de Mumuvai grâce à Oscar Temaru, maire de Faa’a, qui a bien voulu récupérer les déchets de Papeete ? Pour mieux comprendre, Tahiti Pacifique ressort les vieux dossiers (lire “Les archives” page 24)… Cela rend les choses plus compliquées pour critiquer l’homme et tout lui mettre sur le dos ! Il en va donc de la responsabilité des pouvoirs publics de trouver de nouvelles solutions pour traiter nos ordures.

Dans ce sombre tableau, des lueurs d’espoir apparaissent heureusement, à l’image du projet de déchetterie à Punaauia, qui devrait voir le jour à l’horizon 2022, ou de la situation originale et encourageante de la décharge de la Punaruu qui devrait être réhabilitée en 2021-2022. Si les communes doivent se relever les manches, il en va de même pour les administrés qui font preuve d’incivisme en jetant encore trop facilement leurs pehu et ne respectant pas les points de collecte mis à disposition. En moyenne, chaque habitant produit environ 1 kilo de déchets par jour en Polynésie, c’est pourquoi chacun d’entre nous doit avoir une prise de conscience et œuvrer pour le bien-être de la collectivité. La production globale des déchets baisse régulièrement sur les douze dernières années (depuis la crise de 2008), et aussi chez les entreprises. La crise sanitaire de 2020 devrait encore accentuer ce fait, mais il est impératif de persévérer. La sensibilisation des enfants doit être une priorité ! Alors, en 2021, continuons de trier et protégeons notre fenua.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT