Menu

Tourisme: Un édifice encore très fragile


Samedi 15 Octobre 2016 - écrit par --




Pilier de notre économie, le tourisme tarde à sortir du marasme dans lequel il est plongé depuis son pic de fréquentation en 2000. Pour expliquer cette descente aux enfers qui n’est pas étrangère à la crise financière que traverse le pays, les acteurs-décideurs se réfugient derrière les soubresauts mondiaux (terrorisme-crise économique), quand sur cette même période le tourisme mondial a progressé de 5% et celui du Pacifique de 7%. Notre tourisme est-il condamné à subir et végéter ? Depuis deux ans, les prémices d’une relance voient le jour, mais doit-on toujours vivre dans la crainte d’aléas extérieurs ?

Pour lire ce passionnant article intégralement , commandez le numéro 340 de tahiti Pacifique
 


Dans la même rubrique
< >

Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel




Liberté, Égalité réelle, Fraternité

La devise de la république française "Liberté, Égalité Fraternité", ne serait-elle pas mise à mal par le concept d'une égalité réelle ? Que faut-il en déduire ? L'égalité ne serait-elle pas la même au sein d'une République qui se veut une et indivisible ? Parler d'égalité réelle c'est en tout cas implicitement reconnaître que nous ne sommes pas tous égaux... Ou en tout cas qu’il existe plusieurs degrés d’égalité, ce qui laisse songeur tout en nous faisant repenser au sketch de Coluche : "Dieu a dit, il y aura des hommes blancs, des hommes noirs, il y aura des hommes grands, des hommes petits. Il y aura des hommes beaux, des hommes moches et tous seront égaux, mais ça sera pas facile."
La République française ne serait donc égalitaire que dans sa plus simple figure géométrique, l'hexagone. Pour le reste, les petits bouts difformes éclatés sur le globe, l'égalité doit attendre. Ces bouts de France, souvent très (trop) dépendants des expédients de la métropole n'ont eu de cesse de réclamer toujours plus de "moni". Mais ce que la France a bien essayé de faire durant sa période glorieuse, elle ne le peut plus en ces temps de disette. Victorin Lurel, puis George Pau-Langevin, le temps de leur passage au ministère de l'Outre-mer, ont voulu apporter un peu plus d'égalité, une consultation publique a été ouverte pour prendre la température et donner l'impression que chacun pouvait participer au débat des citoyens ultramarins. Une initiative qui n’est rien d’autre que de la poudre aux yeux pour beaucoup car c'est finalement aux représentants de chaque département et collectivité qu'a échu la responsabilité de défendre au mieux ses propres intérêts dans ce projet de loi de programmation relatif à l'égalité réelle outre-mer portant des dispositions en matière sociale et économique.
Aux demandes d'aides ayant toujours un coût, il a été le plus souvent répondu que des études étaient nécessaires. Un bon moyen de botter en touche, de gagner du temps (on parle d’un plan de convergence de 10/20 ans) tout en ayant donné l'impression d'être à l'écoute. La Polynésie française n'a pas fait exception à la règle et les amendements déposés par les deux députés ayant pris la parole (Jonas Tahuaitu avait certainement mieux à faire) ont le plus souvent été retirés, le statut du territoire étant visiblement un frein à toute avancée qui aurait bénéficié directement au portefeuille des Polynésiens (ex : "Contribution au service public de l’électricité"). Ce projet de loi adopté mardi laisse un goût d’inachevé, à se demander si tout ceci n’était pas qu’une belle opération de communication à quelques mois de l'élection présidentielle. Il faudra donc s'en remettre aux commissions budgétaires de l'Outre-mer des prochaines semaines et aux "Accords de Papeete" pour que l'on pense à gommer quelques inégalités.
 
 
 
Luc ollivier

--