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Un tour du monde des festivals écoresponsables


Vendredi 2 Octobre 2020 - écrit par Pauline Sillinger


En 1969, le festival de Woodstock aux États-Unis attirait plus de 400 000 passionnés de musique. Symbole de la contre-culture et du mouvement hippie, cet événement fut aussi le tout premier festival de musique à prôner des valeurs environnementales. Aujourd’hui, plus de cinquante ans plus tard, quelques-uns des plus grands festivals de musique du monde tentent de marcher sur les pas de Woodstock.



Burning Man, un rassemblement radicalement différent où le mot “impossible” ne semble tout simplement pas exister. Crédit photo : Andrew Wyatt
Burning Man, un rassemblement radicalement différent où le mot “impossible” ne semble tout simplement pas exister. Crédit photo : Andrew Wyatt
Un festival de musique digne de ce nom est un voyage en soi. Lorsqu’on en franchit les portes, on entre dans un univers surréel, une sorte de village éphémère où les codes se bousculent. Au-delà de la musique, tout est fait pour transporter les festivaliers : installations artistiques, activités et animations, mises en scènes, boissons et nourriture, etc. C’est cette explosion de créativité qui fait revenir, d’année en année, les participants.

Tout le monde aime les festivals de musique… sauf la planète ! En effet, l’industrie du festival n’est pas le meilleur élève lorsqu’il s’agit d’impact environnemental.
Pour ce genre d’événements, les organisateurs choisissent souvent des lieux reculés. L’électricité y est produite grâce à des générateurs carburant au pétrole et les eaux usées terminent trop souvent leur course dans la nature, sans traitement préalable. Néanmoins, l’impact le plus évident reste la production phénoménale de déchets : gobelets et vaisselle en plastique à usage unique, mégots de cigarettes, bouteilles en plastique et cannettes en aluminium, nourriture gaspillée, etc. Rien qu’au Royaume-Uni, les festivals de musique produisent près de 25 000 tonnes de déchets chaque année.

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Doudou et la “positive attitude”

Doudou et la “positive attitude”
On connaissait déjà le “dîner de cons”, place désormais au “bal des positivons”. Le concept est simple : il s’agit de positiver le plus possible face au Covid-19 et d’adopter l’attitude du “faites ce que je dis, pas ce que je fais”. Et… on a trouvé notre champion : Doudou, bien sûr ! Imbattable à ce petit jeu, il n’a d’abord pas supporté que Taote Raynal lui tienne tête lors des points presse et lui a mis un revers de la main droite pour reprendre la partie de la main gauche. Puis, c’est avec Dodo que cela s’est corsé… Finalement, les cas actifs ont explosé, les morts ont commencé à tomber, alors aux oubliettes la transparence ! Le peuple d’en bas n’a qu’à se contenter de voir défiler des chiffres balancés par le service com’ de la Présidence, avec des carrés épidémiologiques qui changent, sans aucune explication ni commentaire sur tel ou tel décès. Mais c’est lors de son voyage à Paname que Doudou a réussi à décrocher le pompon. Tellement heureux de retrouver Macron et ses copains du gouvernement central, mais aussi de leur présenter ses nouvelles ouailles locales, qu’il en a oublié la distanciation physique et le port correct du masque, avant d’être déclaré positif au Covid-19 à son retour au fenua ! Chapeau l’artiste, la “positive attitude” a payé et même le président français a failli en faire les frais. On n’est pas passé loin du combo parfait, peut-être la prochaine fois.
Il convient de saluer notre héros local, qui, comme le rapporte un communiqué officiel, “conscient de la vivacité de la propagation du virus à Paris (…), a néanmoins pris le risque d’aller à la rencontre des autorités nationales, pour défendre des dossiers vitaux pour la Polynésie”. Cette “mission nécessaire” de Doudou a suscité la risée de nos confrères de la presse écrite. Le Monde, par exemple, va droit au but : “Les élections sénatoriales, qui ont regroupé le 27 septembre à Papeete des grands électeurs venus de toutes les îles, ont pu participer à la diffusion du virus dans les archipels. Malgré les appels à respecter les gestes barrières, beaucoup d’élus se sont embrassés, comme le veulent les coutumes polynésiennes.” D’ailleurs, les ministères et les mairies sont, eux aussi, de plus en plus “positifs” avec une flambée de “covidés” ces dernières semaines. Quant au lycée du Diadème, la plus grosse structure scolaire du fenua (2 300 élèves, 250 profs), il s’est montré si bon élève en la matière que l’établissement a dû fermer ses portes. Et quand on sait que Doudou, censé montrer l’exemple, a assisté, une petite semaine seulement après sa contamination, à la grande fête solennelle pour les 90 ans de Monseigneur Coppenrath, on reste sans voix. De quoi créer de bons gros clusters !
Il nous reste donc plus qu’à “positiver” aussi et guetter le pic épidémique, en espérant que les 60 lits en réanimation du Centre hospitalier suffiront à surmonter cette crise sanitaire interminable. Dans ce “bal des positivons”, Macron reste évidemment le chef d’orchestre suprême. Et il a encore changé le tempo : depuis le 17 octobre, les grandes métropoles françaises sont soumises à un couvre-feu – qui est en réalité un confinement partiel sur le temps libre –, et “la règle des 6” doit être appliquée pendant que les transports en commun sont bondés et que lycéens et étudiants s’entassent dans des classes. “Continuez à travailler comme d’habitude”, nous dit notre cher président, mais sachez-le : “Les plus précaires sont les premières victimes.” Nous voilà prévenus ! On a de plus en plus hâte de le recevoir à domicile à la fin du premier trimestre 2021…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT