Menu

Des habitants de Huahine se disent "persécutés"

Crédit photo : DR
L’île de Huahine est réputée pour sa beauté, mais aussi pour sa tranquillité et l’accueil de ses habitants. Alors, lorsqu’un collectif de résidents nous contacte pour signifier qu’une pétition de plus de soixante signataires a été lancée contre les violences subies, on tombe des nues ! Dans un courrier adressé au procureur de la République, mais également au maire de Huahine et au commandant de la gendarmerie, il est écrit : "Nous sommes persécutés, j’ai bien dit PERSÉCUTÉS, non le mot n’est pas trop fort. Nos maisons sont visitées la nuit, pour certains plusieurs fois. Des personnes se font agresser par des jeunes complètement alcoolisés et drogués, pour le moment seulement verbalement, mais jusqu’à quand ? Nous sommes obligés de nous barricader, nous ne dormons plus, nous sursautons au moindre bruit." Le collectif déplore par ailleurs que les appels lancés depuis leur île aboutissent "à Papeete", car "ce sont eux (les gendarmes) qui se chargent d’avertir Huahine", ce qui fait "une heure pour que Huahine intervienne". Les habitants demandent ainsi au procureur d’exercer "sa "mission de protection de la population en donnant aux gendarmes les moyens de lutter efficacement contre ces fléaux, et ce avant qu’un accident plus grave n’arrive".

(D.S.)





Bas les masques !

Bas les masques !
Le spectre de la grève générale qu’a laissé planer l’intersyndicale en début de mois aura eu le mérite de démasquer les autorités. Lors des négociations avec les organisations syndicales et patronales, le Pays et l’État ont dû s’expliquer, sans pouvoir, cette fois, se défiler ; et leurs discours n’ont cessé de changer à propos de leur gestion de la crise Covid, allant jusqu’à se contredire. Après avoir exigé le confinement général de la population et mis l’activité économique à l’arrêt, puis rouvert d’un coup nos frontières pour sauver le tourisme extérieur, on nous dit aujourd’hui que le virus circule et qu’il n’y a plus besoin de multiplier les tests, puisque sa propagation est trop importante. Reste donc à “attendre l’immunité collective et, bien sûr, le vaccin”, voilà le nouveau discours officiel, qui, en parallèle, répète à l’envi que la Polynésie a déployé “l’un des dispositifs de sécurité sanitaire les plus complets au monde (sic)”. Le nombre de cas confirmés liés au coronavirus a franchi la barre des 1 000, les premiers morts ont été annoncés, les foyers de contagion se répandent désormais dans les quartiers populaires, l’économie locale est exsangue et la crise sociale, bien réelle… Notre fenua est passé de Covid-free à free Covid… Tout ça pour ça !
Désormais, au bord du précipice, nul autre choix que de nous endetter davantage pour rebâtir la Polynésie de demain, avec le plan de relance “Cap 2025” concocté dans son coin par M. Rohfritsch, Vice-président et ministre de l’Économie et des finances. Un programme quinquennal, avec une échéance courte de cinq ans, qui semble pourtant trop ambitieux, de l’avis des spécialistes. Mais ce problème ne sera pas celui de Teva, mais celui de son successeur... ayant démissionné le lendemain pour sa course aux sénatoriales 2020 ! Doudou est perdu, et Dodo s’en remet à Macron qui, lui, s’étouffe derrière son masque. Au pays de l’oncle Sam, Donald n’est pas en reste, puisqu’il aurait sciemment minimisé l’épidémie, selon les révélations du journaliste américain Bob Woodward, pour “ne pas faire paniquer la population” et “donner la priorité à l’économie”. Ainsi font, font, font, les petites marionnettes. Ainsi font, font, font, trois p’tits tours et puis s’en vont…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT