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La Ministre de l'éducation Najat Vallaud-Belkacem en visite au fenua

La Ministre de l'éducation Najat Vallaud-Belkacem en visite au fenua
Najat VALLAUD-BELKACEM, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, se rendra en Polynésie française du 20 au 24 octobre.
 
La ministre conclura la convention décennale pour l’éducation qui unit le Pays avec l’Etat pour la période 2017-2027, organisant par exemple le déploiement du numérique éducatif sur ce territoire. Najat VALLAUD-BELKACEM apportera également des réponses aux besoins et spécificités, notamment géographiques, de la Polynésie française, en particulier à travers le développement des internats.
 
 
DÉROULÉ
Jeudi 20 octobre
 
20 h 50           Arrivée de la ministre à l’aéroport international Tahiti-Faa’a
 
21 h 05           Point presse - Salon d’honneur   
 
21 h 20           Danses traditionnelles - Hall de l’aérogare - Zone publique  
                         
Vendredi 21 octobre
 
7 h 00             Dépôt de gerbe par la ministre - Monument aux Morts avenue Pouvana’ a A O’opa à Papeete
 
9 h 10              Arrivée de la ministre à la Mairie de Huahine – Accueil traditionnel
                       
9 h 45              Visite de l’école primaire de Fitii
                        Accueil traditionnel - Orero - chant des enfants
           Séquence numérique de différenciation pédagogique dans une classe de CE1
 
10 h 25            Visite du collège de Huahine
                        Accueil traditionnel - Orero - chants
           Présentation du collège numérique et séquence avec des classes de 6ème et  4ème
 
13 h 00           Déjeuner républicain à la résidence du Haut-commissaire à Papeete 
 
15 h 15           Visite du collège de Papara, collège en REP+
Accueil - Orero - chorale d’enfants 
Séquence pédagogique sur la classe « défense sécurité » appareillée avec la frégate « le Prairial »
 
16 h 00           Présentation du réseau d’éducation prioritaire
                        Projet « sécurité » avec la gendarmerie et la police municipale
Echange avec les partenaires du REP+ : municipalité, contrat de ville, associations de parents d’élèves
 
17 h 30           Visite de l’Université de la Polynésie françaisecampus d’Outumaoro – Punaauia
                        Présentation de l’Université – Amphi A2
                        Visite de l’Unité mixte de recherche « Ecosystèmes Insulaires Océaniens »
                        Visite du Centre international de recherche archéologique sur la Polynésie
 
18 h 45            Echange avec la communauté universitaire - Bibliothèque Universitaire
                       
Samedi 22 octobre 2016
 
7 h 00           Visite du Lycée Taaone
                     Accueil polynésien – chant et danse
Petit-déjeuner – Réfectoire
Visite de l’internat et échanges avec les délégués d’internat
Visite des classes « Physique, Technologie et Sciences industrielles »
 
9 h 00             Visite du Lycée professionnel de Faa’a
                        Présentation sur plan du projet d’internat « collège-lycée »
                        Présentation du projet pédagogique par les deux chefs d’établissements
           Echange avec l’équipe de direction, les enseignants et les élèves originaires des archipels éloignés et de Moorea
 
10 h 00           Visite du site du futur internat
 
10 h 10           Dévoilement de la plaque commémorative
 
10 h 45           Visite du Centre des métiers d’art à Papeete
                        Accueil - Orero
                        Visite des ateliers en présence des élèves : sculpture, tressage etc.
                       
11 h 10           Visite de l’exposition « Femmes peintres d’Océanie, Kanak »
                        Présentation par la ministre des nouveaux diplômes CAP et brevets des métiers d’art
                       
13 h 30           Arrivée à Rangiroa
                        Visite du collège REP+ et du CETAD
 
18 h 45           Entretien avec M. Edouard FRITCH, Président de la Polynésie française
                         
19 h 00           Signature de la convention Éducation - Salon d’honneur - Présidence
 
19 h 15           Discours de M. Edouard FRITCH
                       Discours de Mme Najat VALLAUD-BELKACEM
                       
20 h 00           Point presse - Présidence de la Polynésie française
 
Dimanche 23 octobre 2016
                       
10 h 00            Visite du Musée de Tahiti et ses îles, exposition « Tiki »
 
18 h 20            La ministre invitée de TNTV
 
19 h 00            La ministre invitée de Polynésie 1ère
                       
 
 
 




Liberté, Égalité réelle, Fraternité

La devise de la république française "Liberté, Égalité Fraternité", ne serait-elle pas mise à mal par le concept d'une égalité réelle ? Que faut-il en déduire ? L'égalité ne serait-elle pas la même au sein d'une République qui se veut une et indivisible ? Parler d'égalité réelle c'est en tout cas implicitement reconnaître que nous ne sommes pas tous égaux... Ou en tout cas qu’il existe plusieurs degrés d’égalité, ce qui laisse songeur tout en nous faisant repenser au sketch de Coluche : "Dieu a dit, il y aura des hommes blancs, des hommes noirs, il y aura des hommes grands, des hommes petits. Il y aura des hommes beaux, des hommes moches et tous seront égaux, mais ça sera pas facile."
La République française ne serait donc égalitaire que dans sa plus simple figure géométrique, l'hexagone. Pour le reste, les petits bouts difformes éclatés sur le globe, l'égalité doit attendre. Ces bouts de France, souvent très (trop) dépendants des expédients de la métropole n'ont eu de cesse de réclamer toujours plus de "moni". Mais ce que la France a bien essayé de faire durant sa période glorieuse, elle ne le peut plus en ces temps de disette. Victorin Lurel, puis George Pau-Langevin, le temps de leur passage au ministère de l'Outre-mer, ont voulu apporter un peu plus d'égalité, une consultation publique a été ouverte pour prendre la température et donner l'impression que chacun pouvait participer au débat des citoyens ultramarins. Une initiative qui n’est rien d’autre que de la poudre aux yeux pour beaucoup car c'est finalement aux représentants de chaque département et collectivité qu'a échu la responsabilité de défendre au mieux ses propres intérêts dans ce projet de loi de programmation relatif à l'égalité réelle outre-mer portant des dispositions en matière sociale et économique.
Aux demandes d'aides ayant toujours un coût, il a été le plus souvent répondu que des études étaient nécessaires. Un bon moyen de botter en touche, de gagner du temps (on parle d’un plan de convergence de 10/20 ans) tout en ayant donné l'impression d'être à l'écoute. La Polynésie française n'a pas fait exception à la règle et les amendements déposés par les deux députés ayant pris la parole (Jonas Tahuaitu avait certainement mieux à faire) ont le plus souvent été retirés, le statut du territoire étant visiblement un frein à toute avancée qui aurait bénéficié directement au portefeuille des Polynésiens (ex : "Contribution au service public de l’électricité"). Ce projet de loi adopté mardi laisse un goût d’inachevé, à se demander si tout ceci n’était pas qu’une belle opération de communication à quelques mois de l'élection présidentielle. Il faudra donc s'en remettre aux commissions budgétaires de l'Outre-mer des prochaines semaines et aux "Accords de Papeete" pour que l'on pense à gommer quelques inégalités.
 
 
 
Luc ollivier

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