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Tahiti Moorea Sailing : Convivialité et authenticité

Tahiti Moorea Sailing : Convivialité et authenticité
Pour l’édition 2020, 19 voiliers et une centaine de personnes ont pris part à la Tahiti Moorea Sailing qui a eu lieu fin juillet. L’objectif de cet événement était "avant tout d’accueillir les plaisanciers internationaux en escale à Papeete, leur montrer ce qu’est le légendaire accueil polynésien, et leur donner l’opportunité le temps d’un week-end de découvrir le va’a, les sports traditionnels, les danses, les musiques, l’artisanat et le ma’a tahiti", explique Stéphanie Betz d’Archipelagoes. Tous ont été charmés par l’ensemble des associations sportives ou culturelles et les prestataires de Moorea venus à leur rencontre en baie de Opunohu. Cela a été aussi l’occasion d’une belle rencontre entre ces plaisanciers et 16 résidents, qui ont eu la chance d’embarquer sur ces voiliers internationaux et ont pu ainsi, le temps d’une journée en mer, découvrir un peu mieux ce qu’est la plaisance internationale. Un échange culturel bénéfique à tous après ces mois de confinement au mouillage…
D.S.






Couvre-feu : Doudou rêve de mettre la population sous cloche !

On croyait avoir tout entendu de la part d’Édouard Fritch, mais non, le président de la Polynésie française parvient à nous surprendre encore, et l’on se dit qu’on n’est pas au bout de nos peines. Perdu dans ses délires de politicien, Doudou s’est en effet félicité, lors de son allocution devant la presse le 25 mai dernier, après la volte-face de l’État quant à la réouverture des frontières, du “calme revenu dans le pays”, avant d’annoncer vouloir conserver la mise en place du couvre-feu (de 22 heures à 4 heures du matin, à Tahiti et Moorea). Et ce, alors que la situation sanitaire s’améliore et que donc, bientôt, rien ne justifiera d’imposer une telle contrainte aux résidents. D’ailleurs, le Conseil constitutionnel a validé, quelques jours après, la loi de sortie d’urgence sanitaire. Cette restriction a ainsi été repoussée à 23 heures dès le 9 juin par un arrêté du haut-commissaire et devrait être levée le 30 juin au plus tard. Mais le fantasme de Doudou, clairement affiché, est en réalité de mettre la population sous cloche !

Lorsqu’on décortique son discours – infantilisant au possible –, on croit rêver : “J’entends quelques esprits procéduriers qui brandissent « l’entrave à la liberté d’aller et venir ».
J’affirme que tous les maires de Polynésie désirent le maintien du couvre-feu dans les conditions actuelles. J’affirme qu’une grande majorité de la population polynésienne désire le maintien du couvre-feu dans les conditions actuelles. Aussi, lorsque certains parlent d’entrave à la liberté, c’est sans doute d’une minorité. En démocratie, on m’a toujours dit que c’est la légitimité du plus grand nombre qui compte.“ Aussi étonné que l’assistance par les propos de Fritch, le haussaire rectifie et rappelle le président à la raison : le couvre-feu est une “atteinte aux libertés” et “un système tout à fait exceptionnel”. Doudou, penaud, réplique alors à Dodo : “Dommage”… Stupéfaction générale ! On savait que Doudou ne faisait pas dans la finesse, mais tout de même, si tous les politiciens avaient cet état d’esprit, nous serions aujourd’hui dans une dictature, pieds et poings liés.

On n’est pas dupes, on a bien compris qu’il s’agit pour le leader du Tapura de bichonner les maires et de répondre à leurs desiderata afin de les séduire aux prochaines échéances électorales. Le pouvoir des tāvana en Polynésie est sans bornes, on le sait… Quand est-ce que nos élus arrêteront-ils de verser dans le clientélisme ? de mettre le doigt dans la confiture ? de se tailler la part du lion dans le gâteau, en laissant des miettes aux autres ? de distribuer des pots de vin et des sucettes ? Un colloque très instructif s’est tenu justement à l’université pour lutter contre le manque de probité et la corruption chez les politiciens, dont certains sont des délinquants en col blanc (lire notre dossier de Une, pages 16 à 23). Seules deux personnalités politiques – Moetai Brotherson et Sandra Levy-Agamy pour ne pas les citer… – ont pris la peine d’assister à ces débats, c’est dire à quel point la classe politique au fenua s’en contrefiche. Pourtant, le nombre d’affaires politico-financières dans le viseur de la justice oscille entre 21 et 47 chaque année ! Aussi, la population a perdu confiance en ses élus et en l’institution judiciaire ; elle réclame une seule chose : de la transparence. Rien de plus légitime, n’est-ce pas ? Partout en France métropolitaine et en Outre-mer, il existe des organismes destinés à coordonner la lutte anti-fraude. Seule exception : la Polynésie française… Encore une spécificité locale ?
Dominique Schmitt


Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT