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Australie : une femme soupçonnée d'avoir décapité sa mère avant de déposer la tête chez les voisins


Jeudi 25 Juillet 2019 - écrit par Agence France-Presse




Une Australienne, inculpée dimanche dernier pour meurtre, est soupçonnée d'avoir décapité sa mère en présence d'un enfant – une scène décrite comme "effroyable" par la police – avant de déposer la tête dans l'allée des voisins. La police australienne a précisé, selon les médias locaux, que le corps de la victime âgée de 57 ans a été retrouvé chez elle à Sydney, décrivant la scène comme "l'une des plus effroyables" auxquelles elle a pu assister.
Sa fille de 25 ans a été arrêtée dans le jardin devant la maison des voisins.
Elle avait déposé la tête de sa mère dans l'allée conduisant à leur domicile, a indiqué le Daily Telegraph.
Selon la télévision australienne ABC, la jeune femme a comparu par liaison vidéo devant le tribunal de Parramatta, déclarant qu'elle souhaitait une aide médicale.
La police a confirmé que la jeune femme avait été conduite à l'hôpital pour évaluation.
Selon ABC, elle n'a pas demandé à être libérée sous caution.
Un enfant de 4 ans, membre de la famille, assistait à la scène du crime et a été conduit à l'hôpital pour une blessure sans gravité à la tête avant de rejoindre les siens, a précisé la police.
Un soutien a été proposé aux policiers qui ont découvert la scène, selon le détective Brett McFadde.
"Les policiers sont formés pour répondre à tous types de situation, il n'en reste pas moins qu'il s'agissait là d'une agression horrible", a-t-il expliqué à la presse à Sydney. "Il s'agissait là de l'une des scènes les plus fortes et effroyables que la police ait eu à traiter", a poursuivi Brett McFadde.

Source : Agence France-Presse

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Comment sera accueilli Emmanuel Macron au fenua ?

Après avoir reçu une gifle par un jeune habitant de la Drôme au cri d’un slogan royaliste “Montjoie ! Saint-Denis !” et “À bas la Macronie”, comment sera accueilli Emmanuel Macron au fenua ? Que lui réservent les Polynésiens lors de sa venue probable du 25 au 28 juillet : un collier de fleurs ou le balai nī’au ? Toutes les associations de défense des victimes des essais nucléaires (hormis l’association Tamarii Moruroa), ainsi que l’Église protestante mā’ohi ont refusé de participer à la Table ronde organisée les 1er et 2 juillet, à Paris. En outre, des manifestations d’envergure sont prévues à Tahiti, les 2 et 17 juillet, respectivement aux dates anniversaires des tirs atomiques en 1966 et 1974. Le récent passage de “Sébaston”, ministre des “colonies françaises” (euh… des Outre-mer), censé préparer le terrain pour le Président, n’aura pas vraiment réussi à calmer les esprits. Aussi, il se murmure dans les couloirs de Radio cocotier que “Manu 1er” aurait demandé à notre champion Henri Burns de l’initier à la boxe…

À l’heure où nous mettions sous presse, nous ne connaissions pas encore les conclusions de cette Table ronde de “haut niveau”. Nous espérons tous que les discussions ne tourneront pas en rond et que la délégation polynésienne emmenée par “Doudou” saura aller droit au but. Éprise de “vérité et justice”, Moruroa e tatou a regretté que la proposition de loi du député Moetai Brotherson “Prise en charge et réparation des conséquences des essais nucléaires français” ait été rejetée, lors de son examen à l’Assemblée par la majorité présidentielle. “Vous vous rendez compte, seuls 80 députés présents sur 577 que compte l’Assemblée nationale ont voté. C’est une insulte à ce pays. C’est une insulte à ce peuple qui a souffert, à ceux qui nous ont précédés et à ceux qui vont nous succéder”, a considéré Hirohiti Tefaarere, le président de l’association. Tout cela n’est pas de très bon augure, mais rien n’est encore fait, et le séjour du chef de l’État pourrait réserver son lot de surprises et d’annonces.

Macron sera le sixième président de la République française en visite en Polynésie (voir notre rétrospective pages 16 à 27). Lorsque François Hollande était venu en 2016, notre rédaction l’avait interpellé sur notre titre de couverture : “Elles sont où vos promesses, M. Hollande ?”. S’il avait fait part de sa “reconnaissance” et s’était engagé à des “réparations”, force est de constater que très peu de Polynésiens ont obtenu des indemnisations. Aujourd’hui, c’est un grand Pardon de Peretiteni qu’attend la population et, bien sûr, des actes concrets plutôt que des paroles en l’air. Si l’illustre poète polynésien Henri Hiro était encore parmi nous, il n’aurait pas manqué de l’interpeller avec ces mots : “Si tu étais venu chez nous, nous t’aurions accueilli à bras ouverts. Mais tu es venu ici chez toi, et on ne sait comment t’accueillir chez toi”… Alors, “Manu 1er” saura-t-il redescendre de son trône et écouter les Polynésiens pour mieux les comprendre, et enfin les entendre ? Nous l’espérons tous de tout cœur. En attendant, Tahiti Pacifique profite du mois de juillet pour faire sa trêve annuelle : rendez-vous donc en août !

Dominique SCHMITT