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Nouvelle-Calédonie : Parution du décret pour organiser le 3e référendum d’autodétermination


Vendredi 2 Juillet 2021 - écrit par Agence France-Presse




Crédit photo : Julien Sartre
Crédit photo : Julien Sartre
Le gouvernement a pris mercredi un décret pour convoquer les électeurs et organiser la consultation sur l’accession à la pleine souveraineté de la Nouvelle-Calédonie qui aura lieu le 12 décembre prochain.
Le gouvernement est évidemment pleinement mobilisé pour garantir la bonne tenue de ce scrutin afin qu’il produise un résultat incontestable pour tous et respecté par tous. Une période de stabilité, de discussions et de transition de 18 mois s’ouvrira à l’issue de ce vote”, a déclaré Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, lors du compte rendu du conseil des ministres.
Ce troisième et dernier référendum prévu par l’accord de Nouméa (1998), qui organise le processus de décolonisation, “aura lieu le dimanche 12 décembre 2021”, de 8 heures à 18 heures, et la campagne officielle s’ouvrira le 29 novembre, selon ce décret qui rappelle que “les électeurs auront à répondre par « oui » ou par « non » à la question suivante : « Voulez-vous que le Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? »”.
Sont admis à participer à la consultation du 12 décembre 2021 les électeurs inscrits à cette date sur la liste électorale spéciale prévue à l’article 219 de la loi organique du 19 mars 1999”, précise le décret.
Pour être inscrit sur cette liste, les électeurs doivent notamment justifier d’une résidence continue en Nouvelle-Calédonie depuis au moins le 31 décembre 1994, être natif de l’archipel ou relever du statut civil coutumier kanak.
Par ailleurs, comme pour les précédents référendums, l’organisation du scrutin est placée sous l’autorité d’une commission de contrôle pour garantir sa sincérité et sa loyauté. En 2018 comme en 2020, celle-ci était présidée par le conseiller d’État Francis Lamy.
Les deux premières consultations, les 4 novembre 2018 et 4 octobre 2020, ont été remportées par les pro-France avec 56,7% puis 53,3% des voix.
Prérogative du gouvernement, le choix de la date du 12 décembre était intervenu à l’issue d’une semaine d’échanges en mai à Paris à l’invitation du Premier ministre et du ministre des Outre-mer avec des délégations loyalistes et indépendantistes sur l’avenir politique de la Nouvelle-Calédonie.
Les élus du Congrès de la Nouvelle-Calédonie ont ensuite rendu un avis favorable à la tenue de ce troisième référendum le 23 juin, mais à une courte majorité.


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Macron sera le sixième président de la République française en visite en Polynésie (voir notre rétrospective pages 16 à 27). Lorsque François Hollande était venu en 2016, notre rédaction l’avait interpellé sur notre titre de couverture : “Elles sont où vos promesses, M. Hollande ?”. S’il avait fait part de sa “reconnaissance” et s’était engagé à des “réparations”, force est de constater que très peu de Polynésiens ont obtenu des indemnisations. Aujourd’hui, c’est un grand Pardon de Peretiteni qu’attend la population et, bien sûr, des actes concrets plutôt que des paroles en l’air. Si l’illustre poète polynésien Henri Hiro était encore parmi nous, il n’aurait pas manqué de l’interpeller avec ces mots : “Si tu étais venu chez nous, nous t’aurions accueilli à bras ouverts. Mais tu es venu ici chez toi, et on ne sait comment t’accueillir chez toi”… Alors, “Manu 1er” saura-t-il redescendre de son trône et écouter les Polynésiens pour mieux les comprendre, et enfin les entendre ? Nous l’espérons tous de tout cœur. En attendant, Tahiti Pacifique profite du mois de juillet pour faire sa trêve annuelle : rendez-vous donc en août !

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