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COVID-19 : l’État d’urgence sanitaire déclaré en Nouvelle-Calédonie


Vendredi 10 Septembre 2021 - écrit par Agence France-Presse




Crédit photo : AFP
Crédit photo : AFP
Le gouvernement a déclaré, mercredi dernier, par décret l’état d’urgence sanitaire en Nouvelle-Calédonie permettant d’encadrer les mesures de confinement en vigueur depuis mardi et alors que plusieurs cas de contamination au Covid-19 sont apparus ces derniers jours.
L’état d’urgence sanitaire est entré en vigueur mercredi à minuit, selon le décret présenté par le Premier ministre et détaillé dans le compte-rendu du conseil des ministres.
Cette déclaration vaut pour un mois, sa période prévue par le code de santé publique, mais l’Assemblée nationale a donné mardi soir un premier feu vert à une prorogation, jusqu’au
15 novembre, de l’état d’urgence sanitaire dans la grande majorité des territoires ultramarins, durement touchés par le rebond de la crise du coronavirus.
Cette extension, qui permet notamment d’instaurer ou maintenir des mesures de couvre-feu et de confinement, concerne la Polynésie française, la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Barthélémy et Saint-Martin dans les Antilles, ainsi que la Guyane et La Réunion.
La Nouvelle-Calédonie, où un confinement strict est entré en vigueur mardi, a été ajoutée à cette liste par un amendement du gouvernement adopté en séance.

Le projet de loi et son article unique viendront jeudi matin devant le Sénat, le gouvernement espérant boucler dans la même journée le processus d’adoption parlementaire.
Plusieurs cas de Covid-19 ont été détectés en Nouvelle-Calédonie au cours des derniers jours chez des personnes n’ayant pas voyagé en dehors de ce territoire au cours des dernières semaines et ne présentant pas de liens entre elles”, explique le gouvernement dans le compte-rendu du conseil.
Ce scénario de l’introduction du virus était redouté par les autorités qui craignent une saturation très rapide du système de santé.
Compte tenu des capacités hospitalières de la Nouvelle-Calédonie, de la couverture vaccinale qui reste insuffisante (seuls 26 % de la population disposent d’un schéma vaccinal complet) en raison d’un faible recours de la population aux possibilités de vaccination organisées localement et de l’isolement de ce territoire, cette épidémie constitue une catastrophe sanitaire mettant en péril, par sa nature et sa gravité, la santé de la population”, alerte le gouvernement.
Depuis mars 2020 et le premier confinement de l’île, l’accès au territoire est très restreint et les arrivants doivent se soumettre à une quarantaine de 15 jours stricte chez des hôtes réquisitionnés par le gouvernement.


Source : Agence France-Presse


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Fritch fait pschitt

L’horrible réalité sanitaire que nous vivons est devenue insupportable, notre pays enregistrant désormais les pires statistiques à l’échelle mondiale. Les morts (plus d’un demi-millier de décès) se ramassent à la pelle, par dizaine, voire vingtaine, selon les jours. Les familles doivent enterrer elles-mêmes leurs défunts avec leurs propres moyens, le personnel de santé est à bout de souffle, les covidés s’asphyxient et les renforts sanitaires arrivent au compte-gouttes… Chacun d’entre nous retient sa respiration ! Mais nul ne parvient à trouver un ballon d’oxygène dans la gestion de la crise proposée par le président de la Polynésie française. Après “l’affaire du mariage”, ses propos déplacés envers les journalistes locaux (relayés et condamnés par la presse nationale), puis l’enterrement de son directeur de cabinet en grande pompe, voilà que “Doudou” s’en remet maintenant à Dieu en pleine hécatombe. Et de s’énerver de plus en plus ouvertement face à l’insistance des médias, qui exercent pourtant leur métier en demandant simplement des réponses à leurs interrogations. Au lieu de lancer des appels désespérés au jeûne, on aurait pu penser qu’il lancerait plus vite et plus fort des appels du pied pour obtenir de l’aide de l’État pour de nouveaux personnels soignants, et qu’il saisirait le problème de la santé à bras-le-corps en lançant plus tôt de vastes campagnes de lutte contre l’obésité, le diabète, l’alcoolisme et les maladies chroniques dont souffre plus de la moitié de notre population. Que nenni, il allume 500 bougies, saute son petit-déj’ et se tourne vers le Tout-Puissant. Ainsi, au cœur de la tempête, le capitaine Fritch fait… pschitt !

Une autre maladie est aussi à traiter en urgence : celle des fake news autour de la vaccination qui contaminent les réseaux sociaux, avec leur déferlement de violences dans un monde qui ne pourrait être autre que manichéen. Nous sommes tous libres de faire ce qui nous semble le mieux pour nous et ceux que nous aimons. Pour autant, si le sujet est aussi clivant, c’est parce qu’il nous force à positionner un curseur entre notre liberté individuelle et notre responsabilité collective. Nous consacrons une analyse économique de cette thématique intéressante dans un dossier à retrouver en pages intérieures (lire pp. 14-19).
Si la communauté scientifique s’accorde à dire que la vaccination est l’arme la plus efficace pour nous protéger et nous permettre de recouvrer notre liberté, les politiques devraient cependant tout faire pour éviter que la question de la vaccination ne soit discriminante et ne se transforme en ségrégation sociale. Or, l’obligation vaccinale que vient de sortir le Pays aux forceps pour imposer certaines professions à s’injecter les doses anti-Covid pourrait attiser les tensions et nous diviser. Que le gouvernement donne l’exemple ! Tous les élus ne sont pas vaccinés, y compris certains des plus hauts représentants du Pays. Coincé dans les cordes, Fritch s’est engagé à ce que la classe politique montre la voie à suivre ; on voudrait y croire, mais à TPM, on est comme Saint Thomas…

Retrouvons le chemin de la cohésion sociale, menons des actions durables et soyons solidaires. Toute la rédaction de Tahiti Pacifique se joint à moi pour soutenir les foyers endeuillés, fa’aitoito à tous ! Le Covid a touché aussi nos équipes, ce qui nous a contraints à publier votre magazine avec une semaine de retard, mais nous tenons à vous offrir, malgré la crise que traverse également la presse, toujours cette goutte de liberté dans l’océan. Celle-là, vous pouvez en prendre plusieurs doses sans crainte, elle est totalement inoffensive. 
Dominique Schmitt

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT