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Diplomatie : La Chine menace l’Australie de boycott après sa demande d’enquête...


Jeudi 30 Avril 2020 - écrit par Agence France-Presse




L’ambassadeur de Chine en Australie a averti, lundi dernier, que l’ouverture d’une enquête sur la façon dont elle a géré la pandémie de coronavirus pourrait entraîner un boycott de la part des consommateurs et des touristes chinois. L’Australie s’est jointe aux États-Unis pour demander l’ouverture d’une enquête sur la manière dont la maladie de Covid-19, qui a vu le jour dans le centre de la Chine, s’est propagée à travers la planète. Ils accusent notamment la Chine de ne pas avoir réagi de manière efficace dans les premières semaines de l’épidémie et d’avoir minimisé ses conséquences sur son territoire. Dans une menace à peine voilée, l’ambassadeur Cheng Jingye a averti que cette demande d’enquête indépendante était "dangereuse". "La population chinoise est frustrée, consternée et déçue par ce que fait actuellement l’Australie", a-t-il déclaré dans un entretien publié dimanche dans l’Australian Financial Review. M. Cheng a également laissé planer une menace sur le nombre de Chinois qui, à terme, pourraient étudier dans les universités australiennes, ce qui entraînerait la perte d’une manne financière importante pour l’île-continent. Ces déclarations constituent une escalade significative des tensions entre Pékin et Canberra, dont les relations étaient déjà tendues. Elles reflètent également la volonté d’une nouvelle génération de diplomates chinois de défendre de manière agressive et publiquement les intérêts du parti communiste, quitte à utiliser le levier de la puissance économique chinoise. 

Source : Agence France-Presse

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Bas les masques !

Bas les masques !
Le spectre de la grève générale qu’a laissé planer l’intersyndicale en début de mois aura eu le mérite de démasquer les autorités. Lors des négociations avec les organisations syndicales et patronales, le Pays et l’État ont dû s’expliquer, sans pouvoir, cette fois, se défiler ; et leurs discours n’ont cessé de changer à propos de leur gestion de la crise Covid, allant jusqu’à se contredire. Après avoir exigé le confinement général de la population et mis l’activité économique à l’arrêt, puis rouvert d’un coup nos frontières pour sauver le tourisme extérieur, on nous dit aujourd’hui que le virus circule et qu’il n’y a plus besoin de multiplier les tests, puisque sa propagation est trop importante. Reste donc à “attendre l’immunité collective et, bien sûr, le vaccin”, voilà le nouveau discours officiel, qui, en parallèle, répète à l’envi que la Polynésie a déployé “l’un des dispositifs de sécurité sanitaire les plus complets au monde (sic)”. Le nombre de cas confirmés liés au coronavirus a franchi la barre des 1 000, les premiers morts ont été annoncés, les foyers de contagion se répandent désormais dans les quartiers populaires, l’économie locale est exsangue et la crise sociale, bien réelle… Notre fenua est passé de Covid-free à free Covid… Tout ça pour ça !
Désormais, au bord du précipice, nul autre choix que de nous endetter davantage pour rebâtir la Polynésie de demain, avec le plan de relance “Cap 2025” concocté dans son coin par M. Rohfritsch, Vice-président et ministre de l’Économie et des finances. Un programme quinquennal, avec une échéance courte de cinq ans, qui semble pourtant trop ambitieux, de l’avis des spécialistes. Mais ce problème ne sera pas celui de Teva, mais celui de son successeur... ayant démissionné le lendemain pour sa course aux sénatoriales 2020 ! Doudou est perdu, et Dodo s’en remet à Macron qui, lui, s’étouffe derrière son masque. Au pays de l’oncle Sam, Donald n’est pas en reste, puisqu’il aurait sciemment minimisé l’épidémie, selon les révélations du journaliste américain Bob Woodward, pour “ne pas faire paniquer la population” et “donner la priorité à l’économie”. Ainsi font, font, font, les petites marionnettes. Ainsi font, font, font, trois p’tits tours et puis s’en vont…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT