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Exposition : voyage dans nos îles avec Evrard Chaussoy


Vendredi 8 Février 2019 - écrit par Dominique Schmitt


Avec ses toiles lumineuses et réalisées au couteau, Evrard Chaussoy nous plonge dans “la vie des îles”, un univers paisible qui laisse libre cours à notre imagination et nous fait voyager. Savourez les dernières créations du peintre de Raiatea à la galerie Au Chevalet, du 9 au 16 février.



Que va découvrir le public à partir du 9 février, quel est le fil rouge de votre nouvelle exposition ?
“Je n’ai pas souhaité donner de nom ni de thème à cette exposition ; par contre, toutes mes peintures traitent de « la vie dans les îles ». J’ai voulu, cette année, présenter un condensé des petites choses qui m’émerveillent au fenua. Des petits trésors culturels qui persistent encore dans les îles et que, malheureusement, nous voyons disparaître à Tahiti. Il y a un côté nostalgique dans ma démarche. Pour ma septième exposition individuelle, je dévoile 25 toiles, de formats très variés, que ce soit en taille ou en forme ; certains sont panoramiques, d’autres très allongés verticalement, etc. S’il fallait décrire ma peinture, je dirais qu’elle est figurative, impressionniste.”

Pourquoi souhaitez-vous réaliser des formats aussi variés ?
“Je sélectionne mes formats en fonction du sujet que je souhaite aborder. Je choisis moi-même les dimensions de mes œuvres, je ne suis pas limité par telle ou telle taille de toile achetée en magasin, car je fais venir en rouleau une toile de grande qualité. Lorsque ma peinture est prête, c’est la galerie Au Chevalet qui se charge de monter la toile sur châssis, puis de l’encadrer. Ses artisans font un excellent travail et mettent réellement en valeur mes peintures. J’ai même l’impression de redécouvrir mes œuvres lorsque je les revois encadrées.”


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Du lard ou du cochon ?

Du lard ou du cochon ? Que nous réserve l’année 2019 dont le Nouvel An vient d’être fêté par la communauté chinoise ? Le Cochon de Terre ne promet pas de grands bouleversements, les rendez-vous politiques devant les urnes n’étant pas au calendrier. Pour autant, de politique – ou plutôt de relation avec l’État – il en sera quand même question : dès la semaine prochaine, avec l’étude par le Sénat du projet de loi organique modifiant le statut du Pays et de la prise en compte des amendements et articles proposés par l’assemblée de la Polynésie française, on verra si le baromètre qu’on nous annonce au beau fixe le restera… La confiance est de mise pour le président Fritch, parti défendre ses amendements auprès des différents groupes parlementaires.
D'ailleurs, la commission des lois vient de donner son feu vert à l'actualisation de notre statut.
La même confiance qui animait les porteurs du dossier d’inscription du ‘ori tahiti au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, qui n’a pourtant pas été retenu par le président Macron, au profit de la yole martiniquaise. Sa visite en fin d’année sera l’occasion de lui montrer que cette candidature doit être à nouveau soutenue.

Les rendez-vous seront donc essentiellement économiques et le premier – très attendu – avec le Conseil d’État sur la réforme des retraites, s’est déroulé en début de semaine. Il a validé sa quasi-intégralité. C’est une victoire pour le gouvernement Fritch, mais aussi pour les Polynésiens, dont le système des retraites est sauvé pour encore quelques années. Le tour de force sera maintenant de modifier le code du travail est d’apporter la souplesse réclamée, comme en métropole, par les chefs d’entreprise. Malgré les réunions de travail avec les syndicats, le dossier s’annonce difficile. Souhaitons qu’il ne connaisse pas les mêmes dérives extrémistes de mars 2018, quand il fallait réformer les retraites.

Mais 2019 doit être aussi l’année du début des deux grands chantiers. Avant la mi-mars, le protocole signé avec le groupement Kaitiaki Tagaloa, pour la réalisation du Village tahitien, sera obsolète. Les doutes quant à la mise en œuvre en l’état de ce projet ne font que s’amplifier. Ce serait un coup dur pour ce gouvernement et l’économie locale si tout devait tomber à l’eau. Le Tahoera’a, qui n’est pas avide de critiques, en ferait ses choux gras… Et que dire du projet d’aquaculture à Hao où, pour le moment et depuis de longs mois déjà, les investisseurs sont plus dans le déclaratif que dans l’action ?
Le grand virage économique de 2019 sera-t-il donc du lard ou du cochon ?

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier