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Flexi Food, initiation à la cuisine healthy


Vendredi 20 Mars 2020 - écrit par Ariitaimai Amary


Flexi Food, c’est le titre d’un tout nouveau livre de cuisine signé Valérie Muller et Annabel Montenot-Robert. Il a pour objectif de partager les recettes élaborées par Valérie, majoritairement rattachées à une cuisine healthy. Selon l’auteur des textes, tout un chacun pourra cuisiner
des plats gourmands et savoureux, tout en gardant une philosophie culinaire qui met l’accent sur la santé. Promotrices d’une philosophie de vie simple, elles encouragent les lecteurs à prendre le temps pour se faire du bien grâce à la cuisine.



Interview

Crédit photos : Ariitaimai Amary
Crédit photos : Ariitaimai Amary
D’où vous est venue l’idée de faire ce livre à quatre mains ?
Annabel :
"J’ai rencontré Valérie par l’intermédiaire d’amis en commun. Nous avons tout de suite accroché, car j’ai un mode de vie et une alimentation qui fait que je ne consomme presque exclusivement que du végétal, et elle m’a montré qu’on pouvait absolument bien manger au niveau gustatif, tout en cuisinant des végétaux. Je suis graphiste de profession et j’ai toujours voulu me lancer dans la photographie pour les livres de cuisine et on a fait naître ce projet ensemble."
Valérie : "J’ai toujours aimé cuisiner. Il faut dire que je tiens cela de ma mère et de ma grand-mère. Nous n’avions pas de fast-food, et nous mangions toujours des produits frais que maman cuisinait tous les jours. Il y a six ans, j’ai eu des problèmes de santé, ce qui a fait que je me suis interrogée sur l’impact de mes comportements alimentaires sur ma santé. Après avoir effectué des recherches et fait des expériences sur moi, j’ai revisité des recettes healthy qui me plaisaient, et j’ai voulu les partager dans un livre."

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Doudou et la “positive attitude”

Doudou et la “positive attitude”
On connaissait déjà le “dîner de cons”, place désormais au “bal des positivons”. Le concept est simple : il s’agit de positiver le plus possible face au Covid-19 et d’adopter l’attitude du “faites ce que je dis, pas ce que je fais”. Et… on a trouvé notre champion : Doudou, bien sûr ! Imbattable à ce petit jeu, il n’a d’abord pas supporté que Taote Raynal lui tienne tête lors des points presse et lui a mis un revers de la main droite pour reprendre la partie de la main gauche. Puis, c’est avec Dodo que cela s’est corsé… Finalement, les cas actifs ont explosé, les morts ont commencé à tomber, alors aux oubliettes la transparence ! Le peuple d’en bas n’a qu’à se contenter de voir défiler des chiffres balancés par le service com’ de la Présidence, avec des carrés épidémiologiques qui changent, sans aucune explication ni commentaire sur tel ou tel décès. Mais c’est lors de son voyage à Paname que Doudou a réussi à décrocher le pompon. Tellement heureux de retrouver Macron et ses copains du gouvernement central, mais aussi de leur présenter ses nouvelles ouailles locales, qu’il en a oublié la distanciation physique et le port correct du masque, avant d’être déclaré positif au Covid-19 à son retour au fenua ! Chapeau l’artiste, la “positive attitude” a payé et même le président français a failli en faire les frais. On n’est pas passé loin du combo parfait, peut-être la prochaine fois.
Il convient de saluer notre héros local, qui, comme le rapporte un communiqué officiel, “conscient de la vivacité de la propagation du virus à Paris (…), a néanmoins pris le risque d’aller à la rencontre des autorités nationales, pour défendre des dossiers vitaux pour la Polynésie”. Cette “mission nécessaire” de Doudou a suscité la risée de nos confrères de la presse écrite. Le Monde, par exemple, va droit au but : “Les élections sénatoriales, qui ont regroupé le 27 septembre à Papeete des grands électeurs venus de toutes les îles, ont pu participer à la diffusion du virus dans les archipels. Malgré les appels à respecter les gestes barrières, beaucoup d’élus se sont embrassés, comme le veulent les coutumes polynésiennes.” D’ailleurs, les ministères et les mairies sont, eux aussi, de plus en plus “positifs” avec une flambée de “covidés” ces dernières semaines. Quant au lycée du Diadème, la plus grosse structure scolaire du fenua (2 300 élèves, 250 profs), il s’est montré si bon élève en la matière que l’établissement a dû fermer ses portes. Et quand on sait que Doudou, censé montrer l’exemple, a assisté, une petite semaine seulement après sa contamination, à la grande fête solennelle pour les 90 ans de Monseigneur Coppenrath, on reste sans voix. De quoi créer de bons gros clusters !
Il nous reste donc plus qu’à “positiver” aussi et guetter le pic épidémique, en espérant que les 60 lits en réanimation du Centre hospitalier suffiront à surmonter cette crise sanitaire interminable. Dans ce “bal des positivons”, Macron reste évidemment le chef d’orchestre suprême. Et il a encore changé le tempo : depuis le 17 octobre, les grandes métropoles françaises sont soumises à un couvre-feu – qui est en réalité un confinement partiel sur le temps libre –, et “la règle des 6” doit être appliquée pendant que les transports en commun sont bondés et que lycéens et étudiants s’entassent dans des classes. “Continuez à travailler comme d’habitude”, nous dit notre cher président, mais sachez-le : “Les plus précaires sont les premières victimes.” Nous voilà prévenus ! On a de plus en plus hâte de le recevoir à domicile à la fin du premier trimestre 2021…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT