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INDEMNISATION DES VICTIMES DES ESSAIS NUCLÉAIRES : Mediapart cite Tahiti Pacifique et relaye notre Une


Jeudi 4 Juin 2020 - écrit par Dominique Schmitt


Dans une publication en date du 4 juin 2020, Mediapart consacre un article sur le sujet explosif des essais nucléaires en Polynésie, dans la veine de notre édition spéciale actuellement en kiosque et dont le titre est "Le mépris de l’État explose au grand jour" (lire TPM n° 433 du 29 mai 2020).



INDEMNISATION DES VICTIMES DES ESSAIS NUCLÉAIRES : Mediapart cite Tahiti Pacifique et relaye notre Une
Le papier, intitulé "La France recule sur les indemnisations des victimes des essais nucléaires", cite ainsi le magazine Tahiti Pacifique et reprend notre couverture pour illustrer cette actualité brûlante. En effet, le 3 juin dernier, après plusieurs rebondissements et une Commission mixte paritaire (CMP) mouvementée, le Parlement a définitivement adopté aussi bien le "projet de loi relatif à diverses dispositions liées à la crise sanitaire" que la réforme du calcul des indemnisations des victimes des essais nucléaires qu’il contient.

Il s’agit tout simplement du retour de l'amendement "Tetuanui" tant décrié. Et de son corollaire, l’adoption d’un critère en particulier par le Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (Civen), lorsqu’il juge si un dossier d’indemnisation doit être accepté ou pas : le millisievert d’exposition aux rayonnements ionisants. Depuis 2010, une centaine de dossiers seulement ont été acceptés par le Civen. Plus d’un millier ont été déposés… Pour rappel, Mediapart est un journal d'information numérique, indépendant et participatif, qui se veut "unique" tant par "son identité éditoriale" que "son modèle économique".



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Doudou et la “positive attitude”

Doudou et la “positive attitude”
On connaissait déjà le “dîner de cons”, place désormais au “bal des positivons”. Le concept est simple : il s’agit de positiver le plus possible face au Covid-19 et d’adopter l’attitude du “faites ce que je dis, pas ce que je fais”. Et… on a trouvé notre champion : Doudou, bien sûr ! Imbattable à ce petit jeu, il n’a d’abord pas supporté que Taote Raynal lui tienne tête lors des points presse et lui a mis un revers de la main droite pour reprendre la partie de la main gauche. Puis, c’est avec Dodo que cela s’est corsé… Finalement, les cas actifs ont explosé, les morts ont commencé à tomber, alors aux oubliettes la transparence ! Le peuple d’en bas n’a qu’à se contenter de voir défiler des chiffres balancés par le service com’ de la Présidence, avec des carrés épidémiologiques qui changent, sans aucune explication ni commentaire sur tel ou tel décès. Mais c’est lors de son voyage à Paname que Doudou a réussi à décrocher le pompon. Tellement heureux de retrouver Macron et ses copains du gouvernement central, mais aussi de leur présenter ses nouvelles ouailles locales, qu’il en a oublié la distanciation physique et le port correct du masque, avant d’être déclaré positif au Covid-19 à son retour au fenua ! Chapeau l’artiste, la “positive attitude” a payé et même le président français a failli en faire les frais. On n’est pas passé loin du combo parfait, peut-être la prochaine fois.
Il convient de saluer notre héros local, qui, comme le rapporte un communiqué officiel, “conscient de la vivacité de la propagation du virus à Paris (…), a néanmoins pris le risque d’aller à la rencontre des autorités nationales, pour défendre des dossiers vitaux pour la Polynésie”. Cette “mission nécessaire” de Doudou a suscité la risée de nos confrères de la presse écrite. Le Monde, par exemple, va droit au but : “Les élections sénatoriales, qui ont regroupé le 27 septembre à Papeete des grands électeurs venus de toutes les îles, ont pu participer à la diffusion du virus dans les archipels. Malgré les appels à respecter les gestes barrières, beaucoup d’élus se sont embrassés, comme le veulent les coutumes polynésiennes.” D’ailleurs, les ministères et les mairies sont, eux aussi, de plus en plus “positifs” avec une flambée de “covidés” ces dernières semaines. Quant au lycée du Diadème, la plus grosse structure scolaire du fenua (2 300 élèves, 250 profs), il s’est montré si bon élève en la matière que l’établissement a dû fermer ses portes. Et quand on sait que Doudou, censé montrer l’exemple, a assisté, une petite semaine seulement après sa contamination, à la grande fête solennelle pour les 90 ans de Monseigneur Coppenrath, on reste sans voix. De quoi créer de bons gros clusters !
Il nous reste donc plus qu’à “positiver” aussi et guetter le pic épidémique, en espérant que les 60 lits en réanimation du Centre hospitalier suffiront à surmonter cette crise sanitaire interminable. Dans ce “bal des positivons”, Macron reste évidemment le chef d’orchestre suprême. Et il a encore changé le tempo : depuis le 17 octobre, les grandes métropoles françaises sont soumises à un couvre-feu – qui est en réalité un confinement partiel sur le temps libre –, et “la règle des 6” doit être appliquée pendant que les transports en commun sont bondés et que lycéens et étudiants s’entassent dans des classes. “Continuez à travailler comme d’habitude”, nous dit notre cher président, mais sachez-le : “Les plus précaires sont les premières victimes.” Nous voilà prévenus ! On a de plus en plus hâte de le recevoir à domicile à la fin du premier trimestre 2021…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT