Menu

JACQUES MÉROT, LE PRÉSIDENT DE L'APC DESTITUÉ : LES RAISONS DE LA CHUTE


Vendredi 7 Août 2020 - écrit par Dominique SCHMITT


Fin de la partie pour Jacques Mérot qui vient d’être démissionné d’office par le président de la Polynésie française. Désavoué par son propre collège qui lui reprochait son manque d’impartialité et accablé par la presse spécialisée pour son comportement "folklorique" dans diverses affaires, le coup de grâce est venu de la cour d’appel de Paris le 29 juillet. Le président de l’Autorité polynésienne de la concurrence (APC) a été contraint de quitter ses fonctions le 3 août dernier. Si, depuis, Christian Montet assure l’intérim en attendant la nomination d’un nouveau président, il tient à dire haut et fort qu’il "ne brigue pas le poste et n’est pas candidat".



Crédit photo : Tahiti Infos
Crédit photo : Tahiti Infos
Énième et ultime développement dans la saga de l’APC, dont le président Jacques Mérot va à vau-l’eau depuis sa création en 2015, sans être parvenu à mener à terme une seule affaire. Cette fois, il est définitivement rattrapé par ses immixtions dans l’instruction des dossiers et ses nombreuses sorties de route, puisqu’il vient d’être démissionné d’office par le président de la Polynésie française, sur proposition du collège. Enfin, est-on tenté d’ajouter, tant il aura violé le principe de séparation des pouvoirs entre les fonctions de jugement et les fonctions d’instruction, jetant le discrédit sur l’ensemble de l’institution et médisant les rappels à l’ordre des organes de Justice, relayés pourtant par la presse spécialisée mais aussi dans nos colonnes à plusieurs reprises (lire notamment TPM n° 419, 422 et 429). Et ce, aux frais de la collectivité ! Cette décision, actée en conseil des ministres le 3 août, est ainsi justifiée : "Le président de la Polynésie française a été saisi le 12 juin dernier par les membres non permanents du collège de l’Autorité polynésienne de la concurrence (APC) d’une demande de démission d’office du président de cette autorité administrative indépendante. Dans son rapport à l’appui de sa demande, le collège de l’APC a fait état d’un certain nombre de manquements du président au regard des obligations des règles déontologiques et de son devoir de réserve."…
Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n° 436 en cliquant ICI


Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel




Bas les masques !

Bas les masques !
Le spectre de la grève générale qu’a laissé planer l’intersyndicale en début de mois aura eu le mérite de démasquer les autorités. Lors des négociations avec les organisations syndicales et patronales, le Pays et l’État ont dû s’expliquer, sans pouvoir, cette fois, se défiler ; et leurs discours n’ont cessé de changer à propos de leur gestion de la crise Covid, allant jusqu’à se contredire. Après avoir exigé le confinement général de la population et mis l’activité économique à l’arrêt, puis rouvert d’un coup nos frontières pour sauver le tourisme extérieur, on nous dit aujourd’hui que le virus circule et qu’il n’y a plus besoin de multiplier les tests, puisque sa propagation est trop importante. Reste donc à “attendre l’immunité collective et, bien sûr, le vaccin”, voilà le nouveau discours officiel, qui, en parallèle, répète à l’envi que la Polynésie a déployé “l’un des dispositifs de sécurité sanitaire les plus complets au monde (sic)”. Le nombre de cas confirmés liés au coronavirus a franchi la barre des 1 000, les premiers morts ont été annoncés, les foyers de contagion se répandent désormais dans les quartiers populaires, l’économie locale est exsangue et la crise sociale, bien réelle… Notre fenua est passé de Covid-free à free Covid… Tout ça pour ça !
Désormais, au bord du précipice, nul autre choix que de nous endetter davantage pour rebâtir la Polynésie de demain, avec le plan de relance “Cap 2025” concocté dans son coin par M. Rohfritsch, Vice-président et ministre de l’Économie et des finances. Un programme quinquennal, avec une échéance courte de cinq ans, qui semble pourtant trop ambitieux, de l’avis des spécialistes. Mais ce problème ne sera pas celui de Teva, mais celui de son successeur... ayant démissionné le lendemain pour sa course aux sénatoriales 2020 ! Doudou est perdu, et Dodo s’en remet à Macron qui, lui, s’étouffe derrière son masque. Au pays de l’oncle Sam, Donald n’est pas en reste, puisqu’il aurait sciemment minimisé l’épidémie, selon les révélations du journaliste américain Bob Woodward, pour “ne pas faire paniquer la population” et “donner la priorité à l’économie”. Ainsi font, font, font, les petites marionnettes. Ainsi font, font, font, trois p’tits tours et puis s’en vont…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT