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Les "orange" ou tanguent ou prennent leurs quartiers divers


Vendredi 4 Septembre 2020 - écrit par Maeva Takin




Caramba ! Encore raté !

Crédit photo : Archives Tahiti Pacifique
Crédit photo : Archives Tahiti Pacifique
On vous l’avait bien dit : c’est un complot contre le quasi-nonagénaire ! Comme ça, brutalement, soi-disant après effusions au "Piment rouge", tous n’étaient pas morts, mais tous étaient atteints, comme écrivait Jean de La Fontaine (j’aurais préféré "étaient tatins" même si ça fait un peu tarte). Alors, la présidence rouge et le subrécargue de l’État, pour une fois copains selon la formule "les ennemis de mes ennemis sont mes amis", sautèrent sur l’occasion. Tout rassemblement de plus de 50 personnes fut interdit et même, pour être sûr de gêner le susdit rū’au, de 10 personnes alors que le même susdit espérait encore lancer son grand rassemblement. Un rassemblement, vous savez, c’est quand un parti qui ne rassemble plus annonce en créer un. Autrefois, en Métropole, quand une minorité quittait un parti, elle en fondait un nouveau qu’elle appelait "parti unifié". La dissidence, c’est l’unité… Chez nous, c’est plus subtil. Si un tāhō’ēra’a ne fonctionne plus, on crée une ’āmuitahira’a. Les deux mots ne sont pas tout à fait synonymes. Le second signifie "fédération", c’est juridique, c’est plus savant. Ça en jette !

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Bas les masques !

Bas les masques !
Le spectre de la grève générale qu’a laissé planer l’intersyndicale en début de mois aura eu le mérite de démasquer les autorités. Lors des négociations avec les organisations syndicales et patronales, le Pays et l’État ont dû s’expliquer, sans pouvoir, cette fois, se défiler ; et leurs discours n’ont cessé de changer à propos de leur gestion de la crise Covid, allant jusqu’à se contredire. Après avoir exigé le confinement général de la population et mis l’activité économique à l’arrêt, puis rouvert d’un coup nos frontières pour sauver le tourisme extérieur, on nous dit aujourd’hui que le virus circule et qu’il n’y a plus besoin de multiplier les tests, puisque sa propagation est trop importante. Reste donc à “attendre l’immunité collective et, bien sûr, le vaccin”, voilà le nouveau discours officiel, qui, en parallèle, répète à l’envi que la Polynésie a déployé “l’un des dispositifs de sécurité sanitaire les plus complets au monde (sic)”. Le nombre de cas confirmés liés au coronavirus a franchi la barre des 1 000, les premiers morts ont été annoncés, les foyers de contagion se répandent désormais dans les quartiers populaires, l’économie locale est exsangue et la crise sociale, bien réelle… Notre fenua est passé de Covid-free à free Covid… Tout ça pour ça !
Désormais, au bord du précipice, nul autre choix que de nous endetter davantage pour rebâtir la Polynésie de demain, avec le plan de relance “Cap 2025” concocté dans son coin par M. Rohfritsch, Vice-président et ministre de l’Économie et des finances. Un programme quinquennal, avec une échéance courte de cinq ans, qui semble pourtant trop ambitieux, de l’avis des spécialistes. Mais ce problème ne sera pas celui de Teva, mais celui de son successeur... ayant démissionné le lendemain pour sa course aux sénatoriales 2020 ! Doudou est perdu, et Dodo s’en remet à Macron qui, lui, s’étouffe derrière son masque. Au pays de l’oncle Sam, Donald n’est pas en reste, puisqu’il aurait sciemment minimisé l’épidémie, selon les révélations du journaliste américain Bob Woodward, pour “ne pas faire paniquer la population” et “donner la priorité à l’économie”. Ainsi font, font, font, les petites marionnettes. Ainsi font, font, font, trois p’tits tours et puis s’en vont…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT