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Nani Travels, pour un tourisme durable


Vendredi 20 Août 2021 - écrit par Pauline Sillinger


C’est la rentrée et, cette année, on va voyager durablement ! L’idée vous intrigue ? Tahiti Pacifique vous emmène à la rencontre de Nani Travels, un jeune tour-opérateur polynésien



Crédit photo : Nani Travles
Crédit photo : Nani Travles
b[TPM : Nani Travels, qu’est-ce que c’est ?]b
Alexandrine : “Nani Travels est un tour-opérateur réceptif spécialisé dans les stratégies de développement durable. Concrètement, nous créons des circuits touristiques qui sont ensuite vendus par nos partenaires, eux aussi impliqués dans le tourisme durable. La particularité de notre entreprise est que nous cherchons à créer des expériences qui ont du sens, où nous mettons en avant nos richesses naturelles et culturelles, sans pour autant galvauder ces dernières, comme c’est parfois le cas dans l’industrie du tourisme classique.”

Quels sont quelques exemples d’expériences proposées à vos touristes ?
“À ce jour, nous avons développé quatre circuits bien distincts. Celui avec lequel nous avons commencé Nani Travels, et qui entre aujourd’hui dans sa cinquième année, est un circuit de volontourisme. Nos clients viennent en Polynésie pour découvrir nos îles, mais aussi et surtout pour participer à des projets de développement durable créés en partenariat avec des petites associations locales. Durant quatre ans, nous avons développé des projets environnementaux et culturels mais, cette année, face à la montée en flèche des violences domestiques, nous avons décidé d’entrer en partenariat avec une association d’aide aux victimes située à la Presqu’île. Mis à part ce circuit de volontourisme, nous avons également créé un échange culturel où des jeunes de l’étranger et des jeunes Polynésiens participent ensemble à un centre de vacances à la Nani Travels.
Nous commercialisons également un circuit culinaire qui s’étend sur plusieurs jours. Ici, les touristes découvrent la Polynésie au travers d’activités en lien avec nos traditions culinaires. Enfin, nous travaillons actuellement avec plusieurs influenceurs internationaux pour lesquels nous créons des tours sur mesure qu’ils revendent ensuite à leur communauté.”...

Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n° 459 en cliquant ICI


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Fritch fait pschitt

L’horrible réalité sanitaire que nous vivons est devenue insupportable, notre pays enregistrant désormais les pires statistiques à l’échelle mondiale. Les morts (plus d’un demi-millier de décès) se ramassent à la pelle, par dizaine, voire vingtaine, selon les jours. Les familles doivent enterrer elles-mêmes leurs défunts avec leurs propres moyens, le personnel de santé est à bout de souffle, les covidés s’asphyxient et les renforts sanitaires arrivent au compte-gouttes… Chacun d’entre nous retient sa respiration ! Mais nul ne parvient à trouver un ballon d’oxygène dans la gestion de la crise proposée par le président de la Polynésie française. Après “l’affaire du mariage”, ses propos déplacés envers les journalistes locaux (relayés et condamnés par la presse nationale), puis l’enterrement de son directeur de cabinet en grande pompe, voilà que “Doudou” s’en remet maintenant à Dieu en pleine hécatombe. Et de s’énerver de plus en plus ouvertement face à l’insistance des médias, qui exercent pourtant leur métier en demandant simplement des réponses à leurs interrogations. Au lieu de lancer des appels désespérés au jeûne, on aurait pu penser qu’il lancerait plus vite et plus fort des appels du pied pour obtenir de l’aide de l’État pour de nouveaux personnels soignants, et qu’il saisirait le problème de la santé à bras-le-corps en lançant plus tôt de vastes campagnes de lutte contre l’obésité, le diabète, l’alcoolisme et les maladies chroniques dont souffre plus de la moitié de notre population. Que nenni, il allume 500 bougies, saute son petit-déj’ et se tourne vers le Tout-Puissant. Ainsi, au cœur de la tempête, le capitaine Fritch fait… pschitt !

Une autre maladie est aussi à traiter en urgence : celle des fake news autour de la vaccination qui contaminent les réseaux sociaux, avec leur déferlement de violences dans un monde qui ne pourrait être autre que manichéen. Nous sommes tous libres de faire ce qui nous semble le mieux pour nous et ceux que nous aimons. Pour autant, si le sujet est aussi clivant, c’est parce qu’il nous force à positionner un curseur entre notre liberté individuelle et notre responsabilité collective. Nous consacrons une analyse économique de cette thématique intéressante dans un dossier à retrouver en pages intérieures (lire pp. 14-19).
Si la communauté scientifique s’accorde à dire que la vaccination est l’arme la plus efficace pour nous protéger et nous permettre de recouvrer notre liberté, les politiques devraient cependant tout faire pour éviter que la question de la vaccination ne soit discriminante et ne se transforme en ségrégation sociale. Or, l’obligation vaccinale que vient de sortir le Pays aux forceps pour imposer certaines professions à s’injecter les doses anti-Covid pourrait attiser les tensions et nous diviser. Que le gouvernement donne l’exemple ! Tous les élus ne sont pas vaccinés, y compris certains des plus hauts représentants du Pays. Coincé dans les cordes, Fritch s’est engagé à ce que la classe politique montre la voie à suivre ; on voudrait y croire, mais à TPM, on est comme Saint Thomas…

Retrouvons le chemin de la cohésion sociale, menons des actions durables et soyons solidaires. Toute la rédaction de Tahiti Pacifique se joint à moi pour soutenir les foyers endeuillés, fa’aitoito à tous ! Le Covid a touché aussi nos équipes, ce qui nous a contraints à publier votre magazine avec une semaine de retard, mais nous tenons à vous offrir, malgré la crise que traverse également la presse, toujours cette goutte de liberté dans l’océan. Celle-là, vous pouvez en prendre plusieurs doses sans crainte, elle est totalement inoffensive. 
Dominique Schmitt

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.