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Opération ‘ETE : l’artisanat traditionnel, un recours pour protéger notre environnement


Vendredi 13 Décembre 2019 - écrit par Laura Théron


Le Service de l’artisanat traditionnel organise, pour la troisième année consécutive, l’Opération ‘ETE, qui vise à mettre en avant la fabrication et l’utilisation de sacs et paniers réutilisables. Cette année, les différentes campagnes de promotion et de communication sont essentiellement axées sur une interaction ludique avec le grand public. Ateliers d’apprentissage, concours de la meilleure réalisation et partage sur les réseaux sociaux, l’artisanat traditionnel met l’accent sur la transmission.



Depuis le 16 octobre et jusqu’au
31 décembre 2019, le Service de l’artisanat traditionnel organise l’Opération ‘ETE. Cette édition 2019 cible la sensibilisation du grand public. L’objectif est de proposer aux participants des solutions alternatives aux sacs en plastique à usage unique tout en valorisant les savoir-faire traditionnels polynésiens. Tout au long des mois d’octobre et de novembre, des ateliers gratuits ont été organisés pour apprendre à tresser son propre ‘ete ("panier en général, cabas, corbeille").
La campagne de communication est principalement axée sur les réseaux sociaux afin de sensibiliser plus particulièrement les jeunes. Deux jeux concours ont été lancés l’un à la suite de l’autre sur Facebook.
Du 16 octobre au 24 novembre, un premier jeu-concours spécial création "Crée ton ‘ETEet fais-le liker". Ouvert à tous, les participants devaient créer leur propre ‘ETE et le poster sur la page "Facebook Opération ‘ETE 2019" afin d’obtenir le plus de "like". La remise des prix du gagnant a eu lieu le 24 novembre dernier, sur le Paepae a Hiro de la Maison de la culture - Te Fare Tauhiti Nui.

Le second jeu-concours "Mon ‘ETE et moi", lancé le 25 novembre dernier, prendra fin le 31 décembre. Pour jouer, chaque participant doit poster sur la page "Opération ‘ETE 2019" une photo "selfie" où il pose avec son ‘ETE. Celui qui obtiendra le plus de "like" gagnera un lot surprise !

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Entre crise et remaniement, la rentrée sera mouvementée !

Entre crise et remaniement, la rentrée sera mouvementée !
La tournure qu’a prise “l’affaire Radio Tefana” impliquant Oscar Temaru a indigné un grand nombre d’entre nous. Après le grand recul de l’État français sur les indemnisations des victimes des essais nucléaires en Polynésie, dont le mépris détonant a explosé à la figure du Pays, la volonté de “dépayser” (à Nouméa finalement) le procès opposant le procureur de la République, Hervé Leroy, au leader indépendantiste interroge… Si la présidente du tribunal considère qu’il n’est pas envisageable de juger le responsable du parquet de sa propre juridiction, l’avocat de M. Temaru estime, lui, qu’il s’agit d’un “déni de démocratie”. Pour rappel, alors que le conseil municipal de Faa’a a accordé la protection fonctionnelle à son édile pour payer ses frais de justice liés à l’affaire Radio Tefana, M. Leroy a exigé une saisie pénale de 11,55 millions de Fcfp sur le compte personnel de M. Temaru. Pour protester contre cette opération “injustifiée” et un “acharnement judiciaire de l’État français à son encontre”, ce dernier a ainsi entrepris une grève de la faim le 8 juin. Ne parvenant pas à obtenir une audience avec M. Leroy, malgré le soutien d’une centaine de sympathisants réunis devant le palais de justice, M. Temaru l’a finalement assigné en référé pour “atteinte à la présomption d’innocence”.

La polémique gronde et défraye la chronique, ici et ailleurs, la presse nationale se demandant même “à quoi joue l’État ?”. Ce qui est indéniable, c’est que M. Temaru, souvent cantonné au rôle de martyr, a cette fois bénéficié d’une mobilisation importante et su fédérer les cœurs, bien au-delà d’un parti politique. En obtenant le soutien de nombreuses personnalités de tous horizons, ainsi que d’une vingtaine d’associations, de confessions religieuses, de syndicats ou de partis politiques rassemblés au sein du collectif Nuna’a a ti’a ("Peuple lève-toi, avance pour la paix") – à l’origine de la marche du 20 juin –, il s’est imposé en Metua (“père spirituel”). Par sa détermination et son pacifisme, on ne peut s’empêcher de penser à Pouvana’a a Oopa, condamné et exilé en 1959 pour un crime qu’il n’avait pas commis, bien que “le manque de recul” ne permette pas la comparaison, selon le spécialiste du sujet Jean-Marc Regnault, l’une des grandes plumes de Tahiti Pacifique et chroniqueur des “Pages d’Histoire”. D’ailleurs, l’historien publie simultanément deux ouvrages aux éditions ’Api Tahiti, qui lancent la série “Rivalités et moins si affinités” : Gaston Flosse, un Chirac des tropiques ? et Oscar Temaru, l’Océanie au cœur (lire page 12). Et l’auteur de mettre en perspective les deux hommes politiques, éternels “meilleurs ennemis” : “En 2020, ils entretiennent l’ambiguïté. Vont-ils s’entendre contre l’État pour en finir avec le statut d’autonomie dont ni l’un, ni l’autre ne veulent plus ? Vont-ils s’entendre pour tenter de chasser un gouvernement autonomiste qui ne gouverne pas vraiment différemment (…) ? Rivalités, donc, mais desquelles peuvent naître des affinités… électives ou autres.” L’avenir nous le dira, mais on sent bien que ce gouvernement – qui préfère poser du gazon synthétique sur le front de mer plutôt que miser sur la permaculture et les jardins partagés pour pallier la crise socio-économique inéluctable – ne parvient pas à satisfaire la majorité de la population. Aussi, le divorce est consommé au sommet du gouvernement, et il se murmure déjà qu’un remaniement ministériel est imminent…

C’est donc une rentrée mouvementée qui s’annonce ! En attendant, je profite de l’occasion pour vous informer que la rédaction de Tahiti Pacifique fera une trêve durant le mois de juillet, et ce chaque année, afin de permettre à tous les journalistes, chroniqueurs et autres contributeurs qui le souhaitent de prendre des congés annuels mérités et se ressourcer. L’objectif est aussi de mieux vous retrouver, avec toujours plus de dossiers de fond et encore d’autres nouveautés ! Les parutions de votre magazine préféré reprendront à compter du vendredi 7 août, toujours au rythme bimensuel. Merci pour votre confiance et à très bientôt.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT