Menu

Paul Klee et les îles


Vendredi 20 Août 2021 - écrit par Riccardo Pineri




 Tableau à l’huile sur papier journal collé sur toile de jute, Insula dulcamara est le plus grand tableau de Klee (88 x 176).
 Tableau à l’huile sur papier journal collé sur toile de jute, Insula dulcamara est le plus grand tableau de Klee (88 x 176).
Paul Klee est une singularité absolue dans la peinture européenne du début du XXe siècle. Né près de Berne en 1879 d’un père musicien et d’une mère chanteuse d’opéra, il n’a cessé de pratiquer, depuis son enfance, le violon, la poésie et la peinture. L’élément commun de tous ces arts est le rythme, qu’il conduira au plus haut point dans la pratique de la peinture. Jeune adolescent, il fréquente l’Académie des Beaux-Arts de Munich, avant d’accomplir le voyage en Italie, en 1901-1902 : “Enfin, je suis né.” Il voyage à Paris en 1905 et il participe, l’année suivante à Berlin, à l’exposition de la Sezession de Munich. Dans les années 1920, il est l’artiste allemand qui s’affirme dans l’avant-garde parisienne. Il fait partie de la première exposition surréaliste, chez Pierre Loeb, avant de participer en 1929 à une grande rétrospective de la galerie Bernheim-Jeune. Il passe des vacances en France sur l’île de Porquerolles ou à Hendaye et se rend à nouveau en Italie, en septembre 1926, avec son épouse et son fils, à Gênes, l’île d’Elbe, Pise, Florence, Ravenne et Milan. Après son voyage en Tunisie en 1914, il avait écrit : “La couleur me tient, je n’ai pas besoin de la poursuivre. Voilà le sens de cette heure heureuse, moi et la couleur ne faisions qu’un. Je suis peintre.”...

Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n° 459 en cliquant ICI


Dans la même rubrique
< >

Vendredi 10 Septembre 2021 - 11:27 Hong Kong, l’eldorado chinois

Vendredi 10 Septembre 2021 - 11:25 Yiling Changues, un vent de fraîcheur


Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel





Fritch fait pschitt

L’horrible réalité sanitaire que nous vivons est devenue insupportable, notre pays enregistrant désormais les pires statistiques à l’échelle mondiale. Les morts (plus d’un demi-millier de décès) se ramassent à la pelle, par dizaine, voire vingtaine, selon les jours. Les familles doivent enterrer elles-mêmes leurs défunts avec leurs propres moyens, le personnel de santé est à bout de souffle, les covidés s’asphyxient et les renforts sanitaires arrivent au compte-gouttes… Chacun d’entre nous retient sa respiration ! Mais nul ne parvient à trouver un ballon d’oxygène dans la gestion de la crise proposée par le président de la Polynésie française. Après “l’affaire du mariage”, ses propos déplacés envers les journalistes locaux (relayés et condamnés par la presse nationale), puis l’enterrement de son directeur de cabinet en grande pompe, voilà que “Doudou” s’en remet maintenant à Dieu en pleine hécatombe. Et de s’énerver de plus en plus ouvertement face à l’insistance des médias, qui exercent pourtant leur métier en demandant simplement des réponses à leurs interrogations. Au lieu de lancer des appels désespérés au jeûne, on aurait pu penser qu’il lancerait plus vite et plus fort des appels du pied pour obtenir de l’aide de l’État pour de nouveaux personnels soignants, et qu’il saisirait le problème de la santé à bras-le-corps en lançant plus tôt de vastes campagnes de lutte contre l’obésité, le diabète, l’alcoolisme et les maladies chroniques dont souffre plus de la moitié de notre population. Que nenni, il allume 500 bougies, saute son petit-déj’ et se tourne vers le Tout-Puissant. Ainsi, au cœur de la tempête, le capitaine Fritch fait… pschitt !

Une autre maladie est aussi à traiter en urgence : celle des fake news autour de la vaccination qui contaminent les réseaux sociaux, avec leur déferlement de violences dans un monde qui ne pourrait être autre que manichéen. Nous sommes tous libres de faire ce qui nous semble le mieux pour nous et ceux que nous aimons. Pour autant, si le sujet est aussi clivant, c’est parce qu’il nous force à positionner un curseur entre notre liberté individuelle et notre responsabilité collective. Nous consacrons une analyse économique de cette thématique intéressante dans un dossier à retrouver en pages intérieures (lire pp. 14-19).
Si la communauté scientifique s’accorde à dire que la vaccination est l’arme la plus efficace pour nous protéger et nous permettre de recouvrer notre liberté, les politiques devraient cependant tout faire pour éviter que la question de la vaccination ne soit discriminante et ne se transforme en ségrégation sociale. Or, l’obligation vaccinale que vient de sortir le Pays aux forceps pour imposer certaines professions à s’injecter les doses anti-Covid pourrait attiser les tensions et nous diviser. Que le gouvernement donne l’exemple ! Tous les élus ne sont pas vaccinés, y compris certains des plus hauts représentants du Pays. Coincé dans les cordes, Fritch s’est engagé à ce que la classe politique montre la voie à suivre ; on voudrait y croire, mais à TPM, on est comme Saint Thomas…

Retrouvons le chemin de la cohésion sociale, menons des actions durables et soyons solidaires. Toute la rédaction de Tahiti Pacifique se joint à moi pour soutenir les foyers endeuillés, fa’aitoito à tous ! Le Covid a touché aussi nos équipes, ce qui nous a contraints à publier votre magazine avec une semaine de retard, mais nous tenons à vous offrir, malgré la crise que traverse également la presse, toujours cette goutte de liberté dans l’océan. Celle-là, vous pouvez en prendre plusieurs doses sans crainte, elle est totalement inoffensive. 
Dominique Schmitt

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT