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Sacré Tiki! une exposition lui rend hommage pendant six mois


Mercredi 28 Septembre 2016 - écrit par Dominique Schmitt




Sacré Tiki! une exposition lui rend hommage pendant six mois
D'où vient cet objet emblématique doté d'un puissant mana ?
Qui est Tiki et qu'est-ce que le tiki ?
Quelle place occupe-t-il dans la société marquisienne du XXIe siècle ?
Autant de questions que se propose de mettre en lumière l'exposition qui lui est consacrée au Musée de Tahiti et des îles depuis le 15 septembre et jusqu'au 19 mars prochain…
 

Du haut de ses 2 mètres 29, l'imposant et majestueux tiki en bois qui trône au Musée de Tahiti et des îles - Te Fare Manaha reçoit des invités de marque depuis hier, le 15 septembre. Jusqu'au 19 mars 2017, une centaine de ses semblables, emblématiques de la culture marquisienne, poseront à ses côtés dans la salle d'expositions temporaires de l'établissement sis à la Pointe des Pêcheurs, PK 15, face au spot de surf de Sapinus, appelé Otu'e no Nuu'roa par les anciens de Puna'auia. Un événement de taille qui est en projet depuis trois années déjà.

Après l'exposition "Mata Hoata - Arts et société aux îles Marquises", dévoilée au Musée du Quai Branly, du 12 avril au 24 juillet derniers, la Terre des Hommes est donc de nouveau à l'honneur, mais cette fois au fenua. L'exposition "Tiki" présentera durant six mois des objets d'art issus des collections du Musée de Tahiti et des îles, et de prêts du musée municipal de Ua Huka, aux îles Marquises, ainsi que de collectionneurs privés. "Ce sont des œuvres qui auraient une valeur inestimable sur le marché de l'art", précise Théano Jaillet, la directrice de l'établissement. Heremoana Maamaatuaiahutapu, le ministre de la Culture, affirme quant à lui : "Les fonds du Musée sont très riches en objets d'art polynésiens et font partie des plus importants au monde, avec notamment une collection exceptionnelle de casse-têtes marquisiens."

Chercheurs, spécialistes, universitaires et acteurs locaux de la culture marquisienne se sont penchés sur une question à la fois simple et complexe : qu’est-ce que le tiki ? La polysémie du mot "tiki" complique sa compréhension et mérite que l'on s’y attarde…

Découvrez notre dossier complet et tous les mystères du Tiki en commandant le Tahiti Pacifique N°338 cliquez ici


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Doudou et la “positive attitude”

Doudou et la “positive attitude”
On connaissait déjà le “dîner de cons”, place désormais au “bal des positivons”. Le concept est simple : il s’agit de positiver le plus possible face au Covid-19 et d’adopter l’attitude du “faites ce que je dis, pas ce que je fais”. Et… on a trouvé notre champion : Doudou, bien sûr ! Imbattable à ce petit jeu, il n’a d’abord pas supporté que Taote Raynal lui tienne tête lors des points presse et lui a mis un revers de la main droite pour reprendre la partie de la main gauche. Puis, c’est avec Dodo que cela s’est corsé… Finalement, les cas actifs ont explosé, les morts ont commencé à tomber, alors aux oubliettes la transparence ! Le peuple d’en bas n’a qu’à se contenter de voir défiler des chiffres balancés par le service com’ de la Présidence, avec des carrés épidémiologiques qui changent, sans aucune explication ni commentaire sur tel ou tel décès. Mais c’est lors de son voyage à Paname que Doudou a réussi à décrocher le pompon. Tellement heureux de retrouver Macron et ses copains du gouvernement central, mais aussi de leur présenter ses nouvelles ouailles locales, qu’il en a oublié la distanciation physique et le port correct du masque, avant d’être déclaré positif au Covid-19 à son retour au fenua ! Chapeau l’artiste, la “positive attitude” a payé et même le président français a failli en faire les frais. On n’est pas passé loin du combo parfait, peut-être la prochaine fois.
Il convient de saluer notre héros local, qui, comme le rapporte un communiqué officiel, “conscient de la vivacité de la propagation du virus à Paris (…), a néanmoins pris le risque d’aller à la rencontre des autorités nationales, pour défendre des dossiers vitaux pour la Polynésie”. Cette “mission nécessaire” de Doudou a suscité la risée de nos confrères de la presse écrite. Le Monde, par exemple, va droit au but : “Les élections sénatoriales, qui ont regroupé le 27 septembre à Papeete des grands électeurs venus de toutes les îles, ont pu participer à la diffusion du virus dans les archipels. Malgré les appels à respecter les gestes barrières, beaucoup d’élus se sont embrassés, comme le veulent les coutumes polynésiennes.” D’ailleurs, les ministères et les mairies sont, eux aussi, de plus en plus “positifs” avec une flambée de “covidés” ces dernières semaines. Quant au lycée du Diadème, la plus grosse structure scolaire du fenua (2 300 élèves, 250 profs), il s’est montré si bon élève en la matière que l’établissement a dû fermer ses portes. Et quand on sait que Doudou, censé montrer l’exemple, a assisté, une petite semaine seulement après sa contamination, à la grande fête solennelle pour les 90 ans de Monseigneur Coppenrath, on reste sans voix. De quoi créer de bons gros clusters !
Il nous reste donc plus qu’à “positiver” aussi et guetter le pic épidémique, en espérant que les 60 lits en réanimation du Centre hospitalier suffiront à surmonter cette crise sanitaire interminable. Dans ce “bal des positivons”, Macron reste évidemment le chef d’orchestre suprême. Et il a encore changé le tempo : depuis le 17 octobre, les grandes métropoles françaises sont soumises à un couvre-feu – qui est en réalité un confinement partiel sur le temps libre –, et “la règle des 6” doit être appliquée pendant que les transports en commun sont bondés et que lycéens et étudiants s’entassent dans des classes. “Continuez à travailler comme d’habitude”, nous dit notre cher président, mais sachez-le : “Les plus précaires sont les premières victimes.” Nous voilà prévenus ! On a de plus en plus hâte de le recevoir à domicile à la fin du premier trimestre 2021…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT