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Une rallonge de 43,28 milliards de Fcfp pour le budget calédonien


Jeudi 30 Avril 2020 - écrit par Les Nouvelles Calédoniennes


Covid-19 oblige, le gouvernement a acté une rallonge de 43,28 milliards de Fcfp, grâce notamment au prêt de 28,6 milliards de Fcfp contracté auprès de l’Agence française de développement (AFD), pour faire face aux conséquences financières de la crise sanitaire.



Crédit photo :  Les Nouvelles Calédoniennes
Crédit photo : Les Nouvelles Calédoniennes
Rallonge
La crise du Covid-19 est passée par là. Le gouvernement vient d’adopter par délibération une rallonge colossale de 43,28 milliards de Fcfp sur le budget primitif 2020 de la Nouvelle-Calédonie. Il s’agit de fournir au pays une trésorerie suffisante pour assurer les dotations aux provinces, aux communes, et aux différents services publics, à commencer par les services de santé. C’est ainsi que le budget propre de la Nouvelle-Calédonie va bondir à 103,6 milliards de Fcfp pour l’année 2020. La délibération prévoit également l’ouverture d’une créance de 13,5 milliards de Fcfp au profit de la Cafat (caisse de protection sociale), pour financer le chômage partiel. Cette mesure a été complétée mercredi par le vote au Congrès d’une loi du Pays permettant à la Cafat de prêter 5 milliards de Fcfp au Ruamm, en provenance d’autres régimes d’assurances non déficitaires, dont celui de la retraite.

Bas les masques
Le gouvernement a fixé les règles d’utilisation des masques chirurgicaux et autres appareils de protection respiratoire. Un premier texte du 14 avril encadrait les règles d’utilisation des masques chirurgicaux et antipostillons, de façon à réserver les masques les plus performants aux professionnels de santé et aux ambulanciers. Le texte adopté assouplit les règles de distribution et d’usage puisque la disponibilité des stocks de masques va en s’améliorant.

Export de minerai
Le gouvernement a planché sur un avant-projet de loi devant permettre l’exportation de minerais pauvres à partir de Tiébaghi (SLN) et à partir de Goro (Vale NC) afin de permettre à ces deux industriels d’améliorer leur rentabilité ou tout au moins de diminuer leurs pertes. Pas sûr que ce projet ravisse Paul Néaoutyine. Le président de la province Nord va demander au tribunal administratif d’annuler des autorisations d’exportations de minerais accordées par le gouvernement à la SLN en direction de la Chine et du Japon. Selon le gouvernement, ces autorisations pourraient produire un chiffre d’affaires de 6 milliards de Fcfp dans les deux prochaines années.

Les prix des crèches en liberté surveillée
Jusqu’à présent, les prix des crèches et des garderies étaient soumis à un contrôle étroit du gouvernement. La surveillance ne cessera pas de s’opérer, mais il s’agira désormais d’une remontée d’information, afin de permettre à la concurrence de s’organiser entre les différents établissements.

Billets d’avion remboursés
Le gouvernement calédonien a arrêté un projet de délibération visant à permettre, à terme, le remboursement des billets d’avion payés et non utilisés par les voyageurs. Dans un premier temps, ces billets non utilisés sont transformés en avoir et, au bout d’un an à dix-huit mois, selon les points de vente, ils seront remboursés s’ils n’ont pu être utilisés.

Source : Les Nouvelles Calédoniennes

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Bas les masques !

Bas les masques !
Le spectre de la grève générale qu’a laissé planer l’intersyndicale en début de mois aura eu le mérite de démasquer les autorités. Lors des négociations avec les organisations syndicales et patronales, le Pays et l’État ont dû s’expliquer, sans pouvoir, cette fois, se défiler ; et leurs discours n’ont cessé de changer à propos de leur gestion de la crise Covid, allant jusqu’à se contredire. Après avoir exigé le confinement général de la population et mis l’activité économique à l’arrêt, puis rouvert d’un coup nos frontières pour sauver le tourisme extérieur, on nous dit aujourd’hui que le virus circule et qu’il n’y a plus besoin de multiplier les tests, puisque sa propagation est trop importante. Reste donc à “attendre l’immunité collective et, bien sûr, le vaccin”, voilà le nouveau discours officiel, qui, en parallèle, répète à l’envi que la Polynésie a déployé “l’un des dispositifs de sécurité sanitaire les plus complets au monde (sic)”. Le nombre de cas confirmés liés au coronavirus a franchi la barre des 1 000, les premiers morts ont été annoncés, les foyers de contagion se répandent désormais dans les quartiers populaires, l’économie locale est exsangue et la crise sociale, bien réelle… Notre fenua est passé de Covid-free à free Covid… Tout ça pour ça !
Désormais, au bord du précipice, nul autre choix que de nous endetter davantage pour rebâtir la Polynésie de demain, avec le plan de relance “Cap 2025” concocté dans son coin par M. Rohfritsch, Vice-président et ministre de l’Économie et des finances. Un programme quinquennal, avec une échéance courte de cinq ans, qui semble pourtant trop ambitieux, de l’avis des spécialistes. Mais ce problème ne sera pas celui de Teva, mais celui de son successeur... ayant démissionné le lendemain pour sa course aux sénatoriales 2020 ! Doudou est perdu, et Dodo s’en remet à Macron qui, lui, s’étouffe derrière son masque. Au pays de l’oncle Sam, Donald n’est pas en reste, puisqu’il aurait sciemment minimisé l’épidémie, selon les révélations du journaliste américain Bob Woodward, pour “ne pas faire paniquer la population” et “donner la priorité à l’économie”. Ainsi font, font, font, les petites marionnettes. Ainsi font, font, font, trois p’tits tours et puis s’en vont…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT