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Fixit Tahiti : Un nouveau référent consomm’action

Fixit Tahiti : Un nouveau référent consomm’action
#atelier #réparation #tahiti #recyclage sont les hashtags-référence de la nouvelle page Facebook "Fixit Tahiti" créée pendant
le confinement. Tout nouvel atelier de réparation local et engagé, son créateur incite les gens à lui confier leurs objets cassés avant qu’ils ne partent à la poubelle. Soudure, perçage, meulage, dépannage d’un véhicule, d’une tondeuse, d’un ventilateur, d’un rice-cooker ou d’une planche de wakeboard, il y en a pour tous les besoins. Organisateur de séjours pour une clientèle haut de gamme, Rodolphe Vinh-Tung est justement un ancien champion du monde de wakeboard. Mais la période de confinement l’a poussé à se tourner vers sa formation initiale de mécanicien. "Mon père avait raison. Il voulait absolument que je décroche mon diplôme de mécanicien avion. « Tu verras, ça te servira un jour ! », disait-il." Son activité de tourisme VIP restant en veille jusqu’à nouvel ordre, cela offre à Rodolphe l’opportunité de se réinventer.

"Basé sur une passion pour la création, la mécanique et le travail manuel, Fixit est bien plus qu’un atelier de réparation. Mes motivations premières, en cette période d’incertitude, sont l’entraide et le partage. Je souhaite offrir un service de proximité éco-friendly" qui déjouerait le gaspillage et la surconsommation, précise Rodolphe. Car grâce à son atelier, celui que tout le monde appelle Rodo espère faire changer les mentalités, notamment sur la gestion des déchets. "Aujourd’hui, nous savons qu’il va falloir arrêter de trop consommer et de tout jeter. Devenons responsables et respectueux de notre environnement, de nos voisins, des gens, de l’avenir de nos enfants", explique l’entrepreneur.

V.D.





Bas les masques !

Bas les masques !
Le spectre de la grève générale qu’a laissé planer l’intersyndicale en début de mois aura eu le mérite de démasquer les autorités. Lors des négociations avec les organisations syndicales et patronales, le Pays et l’État ont dû s’expliquer, sans pouvoir, cette fois, se défiler ; et leurs discours n’ont cessé de changer à propos de leur gestion de la crise Covid, allant jusqu’à se contredire. Après avoir exigé le confinement général de la population et mis l’activité économique à l’arrêt, puis rouvert d’un coup nos frontières pour sauver le tourisme extérieur, on nous dit aujourd’hui que le virus circule et qu’il n’y a plus besoin de multiplier les tests, puisque sa propagation est trop importante. Reste donc à “attendre l’immunité collective et, bien sûr, le vaccin”, voilà le nouveau discours officiel, qui, en parallèle, répète à l’envi que la Polynésie a déployé “l’un des dispositifs de sécurité sanitaire les plus complets au monde (sic)”. Le nombre de cas confirmés liés au coronavirus a franchi la barre des 1 000, les premiers morts ont été annoncés, les foyers de contagion se répandent désormais dans les quartiers populaires, l’économie locale est exsangue et la crise sociale, bien réelle… Notre fenua est passé de Covid-free à free Covid… Tout ça pour ça !
Désormais, au bord du précipice, nul autre choix que de nous endetter davantage pour rebâtir la Polynésie de demain, avec le plan de relance “Cap 2025” concocté dans son coin par M. Rohfritsch, Vice-président et ministre de l’Économie et des finances. Un programme quinquennal, avec une échéance courte de cinq ans, qui semble pourtant trop ambitieux, de l’avis des spécialistes. Mais ce problème ne sera pas celui de Teva, mais celui de son successeur... ayant démissionné le lendemain pour sa course aux sénatoriales 2020 ! Doudou est perdu, et Dodo s’en remet à Macron qui, lui, s’étouffe derrière son masque. Au pays de l’oncle Sam, Donald n’est pas en reste, puisqu’il aurait sciemment minimisé l’épidémie, selon les révélations du journaliste américain Bob Woodward, pour “ne pas faire paniquer la population” et “donner la priorité à l’économie”. Ainsi font, font, font, les petites marionnettes. Ainsi font, font, font, trois p’tits tours et puis s’en vont…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT