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Australie : les feux de forêt font leurs premières victimes de la saison


Jeudi 17 Octobre 2019 - écrit par Agence France-Presse




Les corps d'un septuagénaire et de son épouse ont été retrouvés dans leur maison calcinée dans l'est de l'Australie, a annoncé la semaine dernière la police, précisant qu'il s'agissait des deux premières victimes des feux de forêts qui font rage dans cette région.
De tels feux se produisent chaque année sur l'immense île-continent lors du printemps et de l'été australs. Mais ils ont été extrêmement précoces cette année, apparaissant dès le début du mois de septembre, et particulièrement intenses puisqu'ils se sont déclarés du nord de l'État de Nouvelle-Galles du Sud (sud-est) jusqu'aux zones tropicales du Queensland (nord-est).
Au moins 29 habitations et d'autres bâtiments sont partis en fumée au cours de la semaine écoulée en Nouvelle-Galles du Sud.
C'est à Long Gully, une zone rurale de cet État, qu'ont été découverts mardi matin les corps d'un homme de 77 ans et de son épouse âgée de 68 ans, a indiqué un porte-parole de la police. Le feu de Long Gully avait éclaté le 4 octobre.
De vastes régions de Nouvelle-Galles du Sud et du Queensland sont confrontées à une très grave sécheresse. Et les chercheurs ont mis en garde contre le risque accru d'incendie au cours de l'été qui arrive, en raison de températures plus élevées qu'en moyenne.
La saison des feux de forêt débute généralement en septembre dans l'extrême nord du Queensland, avant de progresser lentement vers le sud-est, pour atteindre la Nouvelle-Galles du Sud vers Noël, puis l'État de Victoria et la Tasmanie en janvier et février.

Source : Agence France-Presse

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"COVID-FREE" : ON SERRE LES FESSES !

La croisière n’amuse vraiment plus ! Alors que la Polynésie a fait le pari de rouvrir notre destination au tourisme international, il aura fallu seulement deux semaines pour qu’un premier cas de Covid-19 soit détecté au fenua, à bord du Paul Gauguin. Avant que la compagnie maritime ne soit informée de la présence d’une croisiériste américaine contaminée et ne décide de rentrer au port de Papeete, le navire a fait escale à Bora Bora où les passagers ont participé à des activités de loisirs, ce qui corse l’affaire et rend impossible la traçabilité exacte des personnes mises en contact. Depuis le 15 juillet, à grand renfort de slogan "Covid-Free", le Pays a décidé d’ouvrir les écoutilles, sans soumettre les visiteurs à une "quarantaine", et l’on peut sérieusement s’interroger sur la pertinence de miser sur le tourisme de masse, et notamment les paquebots où l’on vit à huis clos, quand les pays et territoires voisins du Pacifique ont choisi, eux, de s’isoler et de protéger leurs populations.
Force est de constater que le dispositif mis en place a des failles, même si l’on persiste à nous faire croire le contraire. C’est pourquoi le Pays et l’État ont annoncé l’instauration d’une troisième "barrière" de contrôle, pour les croisiéristes uniquement : en plus du test de moins de 72 heures avant l’embarquement vers la Polynésie et de l’auto-test au quatrième jour (sans oublier la fiche de suivi du voyage sur la plateforme Etis pour les visiteurs extérieurs), toute personne souhaitant monter à bord d’un navire devra effectuer un examen supplémentaire le jour-même, qui sera pris en charge par le gouvernement. En revanche, ni le haut-commissaire ni le président de la Polynésie ne songent à imposer un confinement à l’arrivée des touristes internationaux avant le résultat de leur auto-test au quatrième jour, "sinon ils ne viendraient pas"… De même, un dépistage à plus grande échelle pour la population n’est pas à l’ordre du jour. "On n’en a pas besoin parce que le virus ne circule pas", considère ainsi Hervé Varet, directeur de l’Institut Louis Malardé.
Aujourd’hui, près de 15 000 emplois sont en effet menacés, essentiellement dans le secteur du tourisme, tandis que de plus en plus de fare tournent au café-pain-beurre. En outre, "le Pays n’a pas les moyens financiers nécessaires pour continuer à soutenir" le monde du travail "à moyen terme", a concédé Édouard Fritch, d’où l’emprunt de 28,6 milliards de Fcfp (la moitié de nos besoins financiers réels) à l’État français, amortissable sur vingt-cinq ans. Mais, pour pallier la crise économique, on n’a donc pas d’autre choix que de parier sur notre bonne étoile ? Serait-on en train de jouer à la roulette russe sous nos tropiques ? Surtout qu’un deuxième cas de coronavirus a été décelé, lundi soir, chez un personnel naviguant d’Air Tahiti Nui, à quelques jours de la rentrée scolaire… Les autorités essaient de nous rassurer, mais en réalité on croise tous les doigts et on serre les fesses ! Que faire d’autre ? Prier peut-être ?

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.
Dominique Schmitt

Dominique SCHMITT