C’était le scénario redouté de tous… La réouverture du ciel le mois dernier, sans imposer de "quarantaine" aux nouveaux arrivants, a laissé s’introduire le Covid-19, et pas qu’un peu ! Des foyers de contagion ou clusters ont été identifiés et sont notamment à l’origine de la propagation du virus au fenua. Suite à une explosion de Covid+ aussi inattendue que préoccupante, en pleine rentrée scolaire de surcroît, la population gronde et les réseaux sociaux s’enflamment, sans que les autorités ne semblent les entendre. "Nous avions enregistré 62 cas en 5 mois, et aujourd’hui 71 cas en 4 jours. C’est de la décadence", a fustigé le président de la Polynésie, n’hésitant pas à lyncher publiquement via les médias un restaurant de la place et à stigmatiser les résidents polynésiens pour leurs "mauvais" comportements. Si certains ont fait preuve d’incivisme en n’appliquant pas les "gestes barrières", il ne faut pas occulter que ce sont aussi des fonctionnaires d’État (gendarmes, militaires, enseignants) qui ne les ont pas respectées en festoyant au contact d’autres personnes, et ce à la descente de leur avion. Mais ce ne sont que des querelles de clocher, veillons à ne pas tomber dans l’écueil du racisme ou des clivages néfastes pour tous… À chacun d’assumer ses responsabilités, Pays et État y compris.
Au-delà de la question de la réouverture de nos frontières aériennes, la Polynésie n’aurait-elle pas dû exiger le maintien d’une "quatorzaine", ou du moins que TOUS les nouveaux arrivants restent le temps nécessaire sur Tahiti pour effectuer leur second auto-prélèvement (quatre jours), puis attendre les résultats (deux à quatre jours), AVANT de partir dans les îles ? L’objectif étant de contenir au mieux l’épidémie et d’épargner au moins les archipels les plus éloignés des structures médicales. Mais l’on nous répond automatiquement que "les touristes ne seraient pas venus". Face à la flambée de cas confirmés, les autorités ont enfin décidé de rendre obligatoire cette mesure, seulement "recommandée" jusque-là, mais uniquement pour les fonctionnaires venant exercer en Polynésie et les résidents de retour de voyage. Rien pour les touristes… Il y a donc un poids, deux mesures ? Après avoir scandé le "Covid-free" pour relancer le principal moteur de l’économie locale, les touristes bénéficient ainsi d’un traitement particulier, au péril de la sécurité sanitaire de la collectivité.
Finalement, à quoi le confinement général de la population et les 11 milliards de Fcfp pour amortir l’impact économique ont-ils servi ces derniers mois ? Désormais, les établissements scolaires sont touchés, les écoles ferment les unes après les autres et nos enfants sont exposés au Covid-19. La stratégie des autorités coûte décidément cher ! C’est dire à quel point la Polynésie française peut difficilement se passer du tourisme extérieur. C’est la problématique à laquelle l’économiste Bernard Poirine s’est attelé dans cette édition spéciale. Sauver le tourisme, oui, mais peut-être pas à n’importe quel prix ! Jusqu’où sommes-nous prêts à aller ? L’inquiétude générale, et beaucoup attendent des autorités plus de transparence et de communication afin d’être rassurés. En attendant, et on ne le rappellera jamais assez : les masques et le gel hydroalcoolique sont nos seules armes, et elles ont le mérite d'être pacifiques.
Ensemble, faisons bouger les lignes !
Bonne lecture, te aroha ia rahi.
Au-delà de la question de la réouverture de nos frontières aériennes, la Polynésie n’aurait-elle pas dû exiger le maintien d’une "quatorzaine", ou du moins que TOUS les nouveaux arrivants restent le temps nécessaire sur Tahiti pour effectuer leur second auto-prélèvement (quatre jours), puis attendre les résultats (deux à quatre jours), AVANT de partir dans les îles ? L’objectif étant de contenir au mieux l’épidémie et d’épargner au moins les archipels les plus éloignés des structures médicales. Mais l’on nous répond automatiquement que "les touristes ne seraient pas venus". Face à la flambée de cas confirmés, les autorités ont enfin décidé de rendre obligatoire cette mesure, seulement "recommandée" jusque-là, mais uniquement pour les fonctionnaires venant exercer en Polynésie et les résidents de retour de voyage. Rien pour les touristes… Il y a donc un poids, deux mesures ? Après avoir scandé le "Covid-free" pour relancer le principal moteur de l’économie locale, les touristes bénéficient ainsi d’un traitement particulier, au péril de la sécurité sanitaire de la collectivité.
Finalement, à quoi le confinement général de la population et les 11 milliards de Fcfp pour amortir l’impact économique ont-ils servi ces derniers mois ? Désormais, les établissements scolaires sont touchés, les écoles ferment les unes après les autres et nos enfants sont exposés au Covid-19. La stratégie des autorités coûte décidément cher ! C’est dire à quel point la Polynésie française peut difficilement se passer du tourisme extérieur. C’est la problématique à laquelle l’économiste Bernard Poirine s’est attelé dans cette édition spéciale. Sauver le tourisme, oui, mais peut-être pas à n’importe quel prix ! Jusqu’où sommes-nous prêts à aller ? L’inquiétude générale, et beaucoup attendent des autorités plus de transparence et de communication afin d’être rassurés. En attendant, et on ne le rappellera jamais assez : les masques et le gel hydroalcoolique sont nos seules armes, et elles ont le mérite d'être pacifiques.
Ensemble, faisons bouger les lignes !
Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Edito






























