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Insolite : plus de 35 000 euros pour une rare bouteille de rouge australien


Vendredi 28 Juillet 2017 - écrit par Agence France-Presse




Une très rare bouteille du prestigieux vignoble australien Penfolds a été vendue pour 51 750 dollars australiens (35 158 euros), a annoncé une maison d'enchère australienne, ce qui pourrait constituer un record.
Il s'agit d'un Penfolds Grange 1951, premier millésime de ce vin rouge de collection majoritairement à base de syrah, dont il resterait moins d'une vingtaine de bouteilles.
"Il est très rare d'atteindre ce genre de somme, mais cette bouteille fait partie de l'histoire du vin australien", a déclaré Nick Stamford, propriétaire de MW Wines qui a organisé la vente à Melbourne la semaine dernière.
"Nous pensons que c'est un des vins les plus chers vendus en Australie", a-t-il ajouté sans dévoiler le nom de l'acquéreur.
Penfolds, qui produit du vin depuis 1844, est particulièrement connu pour son Grange créé en 1951 par le viticulteur Max Schubert qui avait auparavant étudié comment s'élevaient les Bordeaux.
Le premier millésime commercialisé avait été le 1952, le 1951 ayant été donné aux amis et membres de la famille des propriétaires du groupe.
Depuis, le Penfolds Grange a été plusieurs fois distingué.
Le millésime 1990 avait été élu en 1995 "vin de l'année" par la revue Wine Spectator qui, pour la première fois, n'attribuait pas ce titre à un nectar français ou californien.
Le 2008 avait pour sa part reçu de l'influent critique de vin, Robert Parker, la note parfaite de 100.

Source : Agence France-Presse

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"COVID-FREE" : ON SERRE LES FESSES !

La croisière n’amuse vraiment plus ! Alors que la Polynésie a fait le pari de rouvrir notre destination au tourisme international, il aura fallu seulement deux semaines pour qu’un premier cas de Covid-19 soit détecté au fenua, à bord du Paul Gauguin. Avant que la compagnie maritime ne soit informée de la présence d’une croisiériste américaine contaminée et ne décide de rentrer au port de Papeete, le navire a fait escale à Bora Bora où les passagers ont participé à des activités de loisirs, ce qui corse l’affaire et rend impossible la traçabilité exacte des personnes mises en contact. Depuis le 15 juillet, à grand renfort de slogan "Covid-Free", le Pays a décidé d’ouvrir les écoutilles, sans soumettre les visiteurs à une "quarantaine", et l’on peut sérieusement s’interroger sur la pertinence de miser sur le tourisme de masse, et notamment les paquebots où l’on vit à huis clos, quand les pays et territoires voisins du Pacifique ont choisi, eux, de s’isoler et de protéger leurs populations.
Force est de constater que le dispositif mis en place a des failles, même si l’on persiste à nous faire croire le contraire. C’est pourquoi le Pays et l’État ont annoncé l’instauration d’une troisième "barrière" de contrôle, pour les croisiéristes uniquement : en plus du test de moins de 72 heures avant l’embarquement vers la Polynésie et de l’auto-test au quatrième jour (sans oublier la fiche de suivi du voyage sur la plateforme Etis pour les visiteurs extérieurs), toute personne souhaitant monter à bord d’un navire devra effectuer un examen supplémentaire le jour-même, qui sera pris en charge par le gouvernement. En revanche, ni le haut-commissaire ni le président de la Polynésie ne songent à imposer un confinement à l’arrivée des touristes internationaux avant le résultat de leur auto-test au quatrième jour, "sinon ils ne viendraient pas"… De même, un dépistage à plus grande échelle pour la population n’est pas à l’ordre du jour. "On n’en a pas besoin parce que le virus ne circule pas", considère ainsi Hervé Varet, directeur de l’Institut Louis Malardé.
Aujourd’hui, près de 15 000 emplois sont en effet menacés, essentiellement dans le secteur du tourisme, tandis que de plus en plus de fare tournent au café-pain-beurre. En outre, "le Pays n’a pas les moyens financiers nécessaires pour continuer à soutenir" le monde du travail "à moyen terme", a concédé Édouard Fritch, d’où l’emprunt de 28,6 milliards de Fcfp (la moitié de nos besoins financiers réels) à l’État français, amortissable sur vingt-cinq ans. Mais, pour pallier la crise économique, on n’a donc pas d’autre choix que de parier sur notre bonne étoile ? Serait-on en train de jouer à la roulette russe sous nos tropiques ? Surtout qu’un deuxième cas de coronavirus a été décelé, lundi soir, chez un personnel naviguant d’Air Tahiti Nui, à quelques jours de la rentrée scolaire… Les autorités essaient de nous rassurer, mais en réalité on croise tous les doigts et on serre les fesses ! Que faire d’autre ? Prier peut-être ?

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.
Dominique Schmitt

Dominique SCHMITT