Menu

Japon : blanchissement des coraux les plus septentrionaux du monde


Vendredi 28 Juillet 2017 - écrit par Agence France-Presse




Les coraux les plus septentrionaux du monde, qui se trouvent au Japon et avaient été jusqu'ici épargnés par le blanchissement, sont touchés à leur tour par ce phénomène lié au réchauffement climatique, selon les conclusions d'un chercheur japonais.
Hiroya Yamano a mené des observations avec son équipe en décembre 2016 au large de l'île Tsushima, qui se situe dans une région tempérée à quelque 1 000 km au sud-ouest de Tokyo. Et il a en tiré un constat inquiétant : environ 30% des récifs étaient endommagés.
Jusqu'à présent, "les coraux de l'archipel méridional d'Okinawa trouvaient refuge dans des eaux à température plus basse, étendant leur aire d'habitat vers Kyushu, Shikoku et Honshu", trois des quatre îles principales du Japon, a expliqué M. Yamano, directeur du Centre de biologie environnementale au sein d'un institut national japonais.
"Mais maintenant, les coraux qui se trouvent dans ces refuges sont aussi menacés. La situation est grave."

Source : Agence France-Presse

Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel




La Calédonie à qui perd gagne ?

Des vainqueurs qui restent sur leur faim, des vaincus plein d’espoir, le résultat du référendum d’autodétermination calédonien du dimanche 4 novembre n’a pas manqué d’afficher des sentiments opposés et même paradoxaux.
La victoire annoncée avant l’heure du "non" à la pleine souveraineté s’est avérée exacte, mais dans des proportions bien moindres que celles que laissaient escompter les sondages ou les dernières élections provinciales. Le deux-tiers/un-tiers s’est transformé en un 56,4/43,6 qui a surpris les observateurs, les électeurs et les responsables des partis politiques locaux.
La Nouvelle-Calédonie a donc affirmé son attachement à la France, mais pas d’une façon massive ; et la carte des régions pro et anti-métropole n’a que très peu bougé depuis la date des premiers accords en 1988. Un autre scrutin devenu incontestable en 2020 en raison du "faible" écart entre les opposants, puis peut-être encore un autre en 2022, vont plonger ce territoire dans un attentisme économique dont il aurait bien aimé se passer. Deux ou quatre ans, c’est peu pour faire basculer une majorité, mais suffisant pour faire tourner une économie au ralenti.
Ces résultats n’ont pas manqué de faire réagir le Tavini Huiraatira qui n’a pu s’empêcher de faire un parallèle avec la Polynésie française. Après des démêlés avec la justice "coloniale" et un tour de l’île en mémoire du leader autonomiste Pouvana'a a Oopa enfin réhabilité par cette même justice, Oscar Temaru demande à ce qu’un tel référendum soit organisé. Le leader bleu l’a souvent martelé, tout comme Moetai Brotherson : un vote pour l’indépendance n’a rien de comparable avec un vote pour les territoriales ; il ne faut pas se fier aux résultats de l’un pour estimer l’autre. Le résultat calédonien lui a donné raison. Voilà qui ne manquera pas de lui donner encore plus d’ardeur sur les bancs de la 4e commission de l’ONU.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier