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L’Australie en récession après près de trois décennies de croissance


Vendredi 4 Septembre 2020 - écrit par Agence France-Presse




L’Australie est entrée en récession pour la première fois depuis 1991 après avoir vu son PIB reculer de 7 % au deuxième trimestre à cause de l’épidémie de Covid-19, selon des chiffres officiels. En dépit de mesures d’aides publiques massives, le ralentissement économique mondial et les restrictions drastiques imposées pour lutter contre la propagation du coronavirus sur l’immense île-continent ont eu raison de l’extraordinaire croissance australienne, qui n’avait même pas été interrompue par la crise financière mondiale de 2008. “Les chiffres publiés aujourd’hui confirment l’impact dévastateur du Covid-19 sur l’économie australienne”, a déclaré le secrétaire au Trésor Josh Frydenberg.
Notre série record de 28 années consécutives de croissance économique est désormais achevée. La cause : une pandémie qui n’arrive qu’une fois par siècle.” Il s’agit de la plus forte contraction trimestrielle jamais subie par l’économie australienne, a précisé le Bureau australien des statistiques (ABS). Et ce recul de 7 % du PIB est conforme aux prévisions du gouvernement. Un pays entre en récession lorsqu’il aligne deux trimestres de recul de l’activité économique, et le PIB australien avait diminué de 0,3 % entre janvier et mars. Le PIB a chuté au deuxième trimestre de 6,3 % par rapport au deuxième trimestre 2019.
Les frontières entre les États australiens sont pour la plupart fermées, et le tourisme n’est toujours pas relancé. Les autorités s’attendent à ce que le chômage atteigne les 9,3 % en décembre et que le déficit public explose pour atteindre près d’un dixième du PIB à la mi-2021. La pandémie a entraîné un plongeon au deuxième trimestre de la plupart des grandes économies du globe. L’Inde a dévoilé un décrochage inédit de 23,9 % de son PIB en glissement annuel. Quant au Brésil, première économie d’Amérique latine, il a fait part d’un effondrement record de 9,7 % entre avril et juin.

Source : Agence France-Presse

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Bas les masques !

Bas les masques !
Le spectre de la grève générale qu’a laissé planer l’intersyndicale en début de mois aura eu le mérite de démasquer les autorités. Lors des négociations avec les organisations syndicales et patronales, le Pays et l’État ont dû s’expliquer, sans pouvoir, cette fois, se défiler ; et leurs discours n’ont cessé de changer à propos de leur gestion de la crise Covid, allant jusqu’à se contredire. Après avoir exigé le confinement général de la population et mis l’activité économique à l’arrêt, puis rouvert d’un coup nos frontières pour sauver le tourisme extérieur, on nous dit aujourd’hui que le virus circule et qu’il n’y a plus besoin de multiplier les tests, puisque sa propagation est trop importante. Reste donc à “attendre l’immunité collective et, bien sûr, le vaccin”, voilà le nouveau discours officiel, qui, en parallèle, répète à l’envi que la Polynésie a déployé “l’un des dispositifs de sécurité sanitaire les plus complets au monde (sic)”. Le nombre de cas confirmés liés au coronavirus a franchi la barre des 1 000, les premiers morts ont été annoncés, les foyers de contagion se répandent désormais dans les quartiers populaires, l’économie locale est exsangue et la crise sociale, bien réelle… Notre fenua est passé de Covid-free à free Covid… Tout ça pour ça !
Désormais, au bord du précipice, nul autre choix que de nous endetter davantage pour rebâtir la Polynésie de demain, avec le plan de relance “Cap 2025” concocté dans son coin par M. Rohfritsch, Vice-président et ministre de l’Économie et des finances. Un programme quinquennal, avec une échéance courte de cinq ans, qui semble pourtant trop ambitieux, de l’avis des spécialistes. Mais ce problème ne sera pas celui de Teva, mais celui de son successeur... ayant démissionné le lendemain pour sa course aux sénatoriales 2020 ! Doudou est perdu, et Dodo s’en remet à Macron qui, lui, s’étouffe derrière son masque. Au pays de l’oncle Sam, Donald n’est pas en reste, puisqu’il aurait sciemment minimisé l’épidémie, selon les révélations du journaliste américain Bob Woodward, pour “ne pas faire paniquer la population” et “donner la priorité à l’économie”. Ainsi font, font, font, les petites marionnettes. Ainsi font, font, font, trois p’tits tours et puis s’en vont…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT