Menu

L’affaire Te Maru Ata revient sur le devant de la scène


Vendredi 1 Décembre 2017 - écrit par Luc Ollivier


Un projet de loi du pays présenté début novembre au CESC a reçu un avis favorable, en attendant son éventuelle adoption à l’assemblée. Il pourrait faire resurgir un litige vieux de bientôt vingt ans entre certains propriétaires du lotissement Te Maru Ata à Punaauia et l’homme d’affaires Bill Ravel. Le tribunal administratif qui ne manquera pas d'être saisi a déjà annulé trois fois une loi du même acabit en 19 ans.



Un des nombreux camions qui a servi à l’enlèvement des "copeaux de bois" dont la cargaison ressemble plus  à de la terre. crédit photo : DR
Un des nombreux camions qui a servi à l’enlèvement des "copeaux de bois" dont la cargaison ressemble plus à de la terre. crédit photo : DR
Dans un courrier reçu le 18 octobre 2017, le Conseil économique social et culturel était consulté par la Présidence sur un projet de loi du pays portant diverses mesures en faveur de l’accessibilité foncière. Dans un long exposé des motifs, il faut retenir deux mesures :
La première consiste à "renforcer la portée du principe selon lequel l’accès de l’ensemble des administrés à la voirie publique constitue un objectif d’intérêt général. L’article 1er prohibe les actes juridiques ayant pour objet ou pour effet de compromettre l’accessibilité d’une emprise foncière à la voirie publique.(…)" La seconde mesure consiste à identifier les ''dessertes présentant un caractère d’utilité publique'' (article LP2). "Il s’agit de dessertes existantes ou à créer dont l’ouverture à la circulation publique constitue une condition sine qua non de la politique d’accessibilité foncière."
On l’a compris, le Pays manque de place pour offrir du foncier et compte s’appuyer, quand cela est possible, ...

Pour lire l'intégralité de cet Article, commandez Tahiti Pacifique en cliquant ICI


Dans la même rubrique
< >

Vendredi 15 Janvier 2021 - 09:23 Pollution : la planète, victime de la mode !


Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel





La mémoire des essais nucléaires au risque d’Alzheimer…

Après la publication de notre dossier consacré à une arnaque au tapa “made in Thailand” envahissant le marché polynésien (lire TPM n° 445 du 18 décembre 2020), qui a suscité l’indignation dans le monde de la culture, le soutien du Pays affiché aux artisans quelques jours plus tard devant les médias étonne pour ne pas dire détone… En effet, le gouvernement a laissé filer un trafic de “faux tapa” qui inonde depuis une vingtaine d’années les curios, les musées et même aujourd’hui certains hôtels de luxe, mais il n’hésite pas à s’afficher fièrement en grand défenseur des artisans pour une opération lancée dans les magasins Carrefour et Champion pour les fêtes de fin d’année. Cherchez l’erreur…

Autre actualité qui nous fait dresser les poils, au rayon des archives militaires cette fois : l’historien Jean-Marc Regnault nous alerte sur la récente complexification de l’accès des documents dont la communication porte atteinte au secret de la défense nationale. Alors que la loi du 15 juillet 2008 relative aux archives, inscrite dans le code du patrimoine, prévoyait un délai de cinquante ans pour autoriser leur consultation, une révision des dispositions en 2011 a précisé que tout document portant un marquage “Secret Défense”, dit “classifié au titre du secret de la défense nationale”, devait être déclassifié par l’autorité compétente avant communication… Eh bien figurez-vous que la situation s’est aggravée depuis 2020 en raison d’une interprétation de plus en plus restrictive de cette instruction interministérielle, qui a entraîné le blocage de nombreux fonds aux Archives nationales, aux Archives du Centre d’histoire de Sciences Po à Paris, comme aux archives de la Défense. En clair, cela signifie que des documents qui étaient librement communicables et communiqués, des documents qui avaient été publiés dans de nombreux livres d’Histoire, sont désormais… inaccessibles ! C’est l’objet de notre dossier de Une pour ce premier numéro de l’année (lire pages 14 à 16). Pourquoi l’État poursuit-il sa politique de l’autruche et fait tout pour cacher la vérité historique ? Y aurait-il tant de secrets inavoués et inavouables ? La reconnaissance du fait nucléaire serait-elle un perpétuel combat ? D’ailleurs, y aura-t-il jamais un Centre de mémoire des essais en Polynésie ? La question est posée.

Enfin, parce que nous aimons aussi vous faire vous évader, retrouvez notre portrait haut en couleur de Titouan Lamazou (lire pages 18 à 25). Artiste talentueux et navigateur insatiable, celui qui a été piqué au tiare il y a plus de quarante ans déjà a décidé de poser l’encre et les pinceaux au fenua. Découvrez un homme d’exception, qui confie avoir une “empathie sociale congénitale”, mais également un peintre de génie, qui a eu à cœur de créer une gamme de produits dérivés de ses œuvres privilégiant une coopération locale avec l’ambition d’une production 100% “made in Tahiti. Un bel exemple d’énergie positive, dont nous devrions nous inspirer. Toute la rédaction de Tahiti Pacifique vous souhaite, chers lecteurs, une excellente année et vous adresse ses meilleurs vœux pour 2021.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT