i["Tout en nous exerçant aux jeux de la séduction, nous ne cherchions pas à trop aguicher."]i Crédit photo : DR
Ainsi, contrairement aux idées reçues, les Tahitiens, comme la plupart des insulaires des Îles Sous-le-Vent, des Australes ou d’ailleurs en ce qui est devenu la Polynésie française, ne vivaient pas tout nus. Ils et elles s’habillaient avec beaucoup de recherche, rivalisaient d’élégance, drapés d’étoffes fines de tapa, décoré ou non, se parant d’accessoires de feuillage, vannerie, coquillages et fleurs. Ce n’est qu’en se baignant à la rivière ou la mer, en effectuant de rudes travaux ou dans l’exercice de sports violents, comme la lutte, qu’ils laissaient tomber leurs parures pour ne garder qu’un cache-sexe. Si les Européens les ont vus nus, c’est que la rencontre s’est faite sur l’eau après qu’ils eurent nagé. Partout ailleurs, ils étaient habillés.
Les pudibonds missionnaires les ont vêtus de leurs linges, interdisant d’exposer les peaux, même à la mer. Les maillots de bain n’existant pas encore, les femmes devaient se baigner en robes à manches longues, chemises de nuit des épouses de missionnaires. Selon les adultes qui fréquentaient le magasin de mon père, ces contraintes vestimentaires auraient favorisé les refroi-
dissements propices à la contamination par le redoutable bacille de la tuberculose, qui circulait sans contrainte. Durant deux cents ans, ce bacille tua et affaiblit les survivants jusqu’à déformer des corps quand la maladie s’attaquait aux os. L’isolement des malades et le vaccin Calmette et Guérin permit de ne plus entendre les toux qui déchiraient le silence des nuits.
Longtemps, les chemises de nuit anglaises servirent de références aux habillements féminins. Puis, les revues Modes et Jardins offrirent aux élégantes des variations dans les coupes et détails de robes tou-jours à manches (courtes, moyennement ou totalement longues), chastes au niveau de la poitrine et descendant au-dessous du genou. Pour aller à la pêche en rivière ou en mer, elles inventèrent des tenues pratiques genre short long, mais pas trop, pour que ça ne ressemble pas aux pantalons masculins qu’une femme était interdite de porter, obéissant en cela à un précepte biblique. Seules les joueuses de tennis exhibaient sur les courts et aux alentours leurs belles jambes musclées...
Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n° 440 en cliquant ICI
Les pudibonds missionnaires les ont vêtus de leurs linges, interdisant d’exposer les peaux, même à la mer. Les maillots de bain n’existant pas encore, les femmes devaient se baigner en robes à manches longues, chemises de nuit des épouses de missionnaires. Selon les adultes qui fréquentaient le magasin de mon père, ces contraintes vestimentaires auraient favorisé les refroi-
dissements propices à la contamination par le redoutable bacille de la tuberculose, qui circulait sans contrainte. Durant deux cents ans, ce bacille tua et affaiblit les survivants jusqu’à déformer des corps quand la maladie s’attaquait aux os. L’isolement des malades et le vaccin Calmette et Guérin permit de ne plus entendre les toux qui déchiraient le silence des nuits.
Longtemps, les chemises de nuit anglaises servirent de références aux habillements féminins. Puis, les revues Modes et Jardins offrirent aux élégantes des variations dans les coupes et détails de robes tou-jours à manches (courtes, moyennement ou totalement longues), chastes au niveau de la poitrine et descendant au-dessous du genou. Pour aller à la pêche en rivière ou en mer, elles inventèrent des tenues pratiques genre short long, mais pas trop, pour que ça ne ressemble pas aux pantalons masculins qu’une femme était interdite de porter, obéissant en cela à un précepte biblique. Seules les joueuses de tennis exhibaient sur les courts et aux alentours leurs belles jambes musclées...
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