Menu

Le Sefi s'explique sur la bourde administrative des CVD


Jeudi 11 Juillet 2019 - écrit par Dominique Schmitt


Dans notre édition du 28 juin (lire Tahiti Pacifique n° 410), nous relations comment des demandeurs d'emploi ont cru être "admis" à un stage, alors que ce n'était pas le cas. "Une erreur de publipostage" est à l'origine de cette bévue, explique le Service de l'emploi de la formation et de l'insertion professionnelles (Sefi). Les "victimes", elles n'en démordent pas, à l'instar de Poema* qui nous livre un témoignage poignant après avoir cru détenir un avis favorable, et ce pendant plus d'un mois ! Ce sont au total 18 personnes qui sont concernées.



Crédit photos : DR
Crédit photos : DR
Yo-yo émotionnel pour une vingtaine de personnes résidant au fenua. Alors qu'un courrier annonçait leur admission au stage "Corps des volontaires au développement de la Polynésie française" (CVD), certains demandeurs d'emploi ont eu la très mauvaise surprise d'apprendre, parfois en se présentant devant leur futur employeur, qu'en réalité, ils n'avaient pas obtenu leur sésame. "Une erreur de publipostage" du Service de l'emploi de la formation et de l'insertion professionnelles est à l'origine de cette bévue, qui, de surcroît, a entraîné l'annulation prématurée de patentes, selon nos informations.
Pour rappel, le dispositif CVD a pour objectif principal de favoriser l'adaptation à l'emploi et l'insertion professionnelle des futurs jeunes cadres polynésiens âgés de moins de 30 ans, sans emploi et détenteurs d'un diplôme de deux ou trois années d'études après le baccalauréat, dans des secteurs d'activités publics ou privés. Un faux espoir fort regrettable pour ces personnes en quête de travail…

Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n° 411 en cliquant ICI


Dans la même rubrique
< >

Vendredi 13 Décembre 2019 - 09:10 Quel avenir pour la plaisance en Polynésie ?


Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel




Génération plastique : place à l’action, vive le ‘Ete !

Génération plastique : place à l’action, vive le ‘Ete !
Le plastique, en trois chiffres, c’est : 1 seconde de fabrication, 20 minutes d’utilisation, 400 ans de pollution. En 70 ans, 8,3 milliards de tonnes de plastique ont été produites dans le monde, dont 413 millions en 2018. Les projections sur les prochaines décennies sont terrifiantes, puisque le rythme actuel nous emmène vers un doublement de la pollution plastique en 2030 et plus de plastique que de poissons dans les océans d’ici 2050 (lire notre dossier de Une, pages 14-23)… Énorme problème sur le plan environnemental : seulement 9 % du plastique est recyclé ! C’est dire combien il est urgent d’agir pour notre planète. Au fenua, le Pays planche sur des solutions pour traiter les 600 tonnes de plastique utilisées annuellement, en Polynésie, sous forme de bouteilles d’eau. Mais il faut aller plus loin en repensant nos modes de consommation et en bannissant absolument le plastique à usage unique.

Malheureusement, on le sait, tout traîne en Polynésie, et même les cas les plus urgents. Ainsi, le ministre de la Culture et de l’Environnement, Heremoana Maamaatuaiahutapu, avait annoncé en 2017 la fin du plastique à usage unique d’ici la fin mars 2018, avant de reporter la date au second semestre 2019. Mais aujourd’hui, alors que se profile 2020, rien n’a été encore acté. On nous souffle cependant que la loi de Pays est prête depuis un bon moment, mais que cela bloque en bout de chaîne, et notamment au niveau des lobbies… Pourtant, il suffirait au gouvernement d’imposer la conduite à tenir et de cesser d’en importer, tout simplement. D’après nos informations, le passage à l’action devrait se réaliser en deux temps : l’année prochaine, en 2020, les sacs en plastique de moins de 50 litres seront interdits, notamment les sacs oxo-biodégradables (qui sont en réalité ni recyclables ni compostables), puis il faudra attendre le 1er juillet 2021 pour que tous les sacs en plastique soient enfin prohibés. À l’échelle nationale, l’Assemblée vient de voter l’arrêt de l’emballage plastique à usage unique pour… 2040, c’est à dire dans plus de vingt ans ! Avec ce dispositif – s’il est définitivement adopté par le Parlement – des objectifs successifs de réduction, de réutilisation ou de recyclage des emballages plastique à usage unique seraient tout de même fixés tous les cinq ans.

Mais soyons conscients que, si dans la théorie, il s’agit de fermer le robinet de la production pour stopper les rejets dans la nature, dans la pratique, se passer de plastique, c’est remettre complètement en cause le modèle de vie auquel nous sommes habitués et attachés. Il apparaît donc primordial de s’y préparer et de réfléchir à des alternatives viables. L’artisanat traditionnel est l’un des moyens forts pour protéger notre environnement. L’Opération ‘ETE, dont la troisième édition organisée par Jerry Biret se prolonge jusqu’au 31 décembre, est un formidable exemple permettant à la population de (ré)apprendre à tresser, et à utiliser des sacs et paniers en pae’ore, dans la perspective de réduire durablement le recours aux sacs en plastique à usage unique (lire notre dossier culture, pages 42-49). La filière cocotier est une piste à exploiter, l’utilisation des feuilles de bananiers en est une autre, il y a également le bois, le bambou, etc. Réapprenons ainsi à vivre en harmonie avec la nature et réinventons nos gestes du quotidien pour un avenir plus serein. Il est temps de vous souhaiter, déjà, un joyeux Noël entourés de vos proches et d’excellentes fêtes de fin d’année.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt

Dominique Schmitt