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Les sacs plastique à usage unique interdits depuis le 1er août en Nouvelle-Calédonie


Jeudi 8 Août 2019 - écrit par Les Nouvelles Calédoniennes




Crédit photo : Archives LNC
Crédit photo : Archives LNC
Depuis le 1er août, les sacs plastique à usage unique disponibles en caisse sont définitivement interdits en Nouvelle-Calédonie. Sur la liste des interdictions, on retrouve aussi les sachets plastique destinés à l’emballage des fruits, des légumes, des viandes et des fromages, ainsi que les cabas en plastique réutilisables d’une épaisseur de plus de cinquante microns.
Les consommateurs doivent donc trouver des alternatives telles que les cabas réutilisables biosourcés ou recyclables, les filets en coton, les sacs en jute, ou encore les sacs fabriqués à partir de plastique de bouteilles recyclées.
Étape suivante : au 1er septembre, la vente de vaisselle en plastique jetable, de pailles, de touillettes et de cotons-tiges sera interdite. S’ajouteront au 1er mai 2020, les barquettes en plastique servant à l’emballage des denrées alimentaires pour une consommation ou une livraison immédiate (gamelles, traiteurs…).
Ces interdictions progressives sont issues d’une loi du pays du 21 janvier 2019, qui vise à réduire les déchets à la source. Pour rappel : 60 millions de sacs en matière plastique à usage unique seraient utilisés chaque année en Nouvelle-Calédonie, soit 215 sacs en moyenne par habitant et par an.
Quelque 8 700 tonnes de déchets plastique sont jetées chaque année, rien qu’en province Sud, soit 2 600 tonnes par les ménages et 6 100 tonnes par les entreprises.
Dans la région, la Nouvelle-Zélande a déjà franchi le pas. En Australie, l’État du Victoria devrait adapter sa réglementation dans les mois à venir.
La Papouasie-Nouvelle-Guinée, Wallis-et-Futuna, les îles Salomon, Samoa, Îles Marshall et Vanuatu ont déjà interdit la vente de sacs plastique.
La mesure devrait s’appliquer d’ici la fin de l’année en Polynésie française.

Source : Les Nouvelles Calédoniennes

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"COVID-FREE" : ON SERRE LES FESSES !

La croisière n’amuse vraiment plus ! Alors que la Polynésie a fait le pari de rouvrir notre destination au tourisme international, il aura fallu seulement deux semaines pour qu’un premier cas de Covid-19 soit détecté au fenua, à bord du Paul Gauguin. Avant que la compagnie maritime ne soit informée de la présence d’une croisiériste américaine contaminée et ne décide de rentrer au port de Papeete, le navire a fait escale à Bora Bora où les passagers ont participé à des activités de loisirs, ce qui corse l’affaire et rend impossible la traçabilité exacte des personnes mises en contact. Depuis le 15 juillet, à grand renfort de slogan "Covid-Free", le Pays a décidé d’ouvrir les écoutilles, sans soumettre les visiteurs à une "quarantaine", et l’on peut sérieusement s’interroger sur la pertinence de miser sur le tourisme de masse, et notamment les paquebots où l’on vit à huis clos, quand les pays et territoires voisins du Pacifique ont choisi, eux, de s’isoler et de protéger leurs populations.
Force est de constater que le dispositif mis en place a des failles, même si l’on persiste à nous faire croire le contraire. C’est pourquoi le Pays et l’État ont annoncé l’instauration d’une troisième "barrière" de contrôle, pour les croisiéristes uniquement : en plus du test de moins de 72 heures avant l’embarquement vers la Polynésie et de l’auto-test au quatrième jour (sans oublier la fiche de suivi du voyage sur la plateforme Etis pour les visiteurs extérieurs), toute personne souhaitant monter à bord d’un navire devra effectuer un examen supplémentaire le jour-même, qui sera pris en charge par le gouvernement. En revanche, ni le haut-commissaire ni le président de la Polynésie ne songent à imposer un confinement à l’arrivée des touristes internationaux avant le résultat de leur auto-test au quatrième jour, "sinon ils ne viendraient pas"… De même, un dépistage à plus grande échelle pour la population n’est pas à l’ordre du jour. "On n’en a pas besoin parce que le virus ne circule pas", considère ainsi Hervé Varet, directeur de l’Institut Louis Malardé.
Aujourd’hui, près de 15 000 emplois sont en effet menacés, essentiellement dans le secteur du tourisme, tandis que de plus en plus de fare tournent au café-pain-beurre. En outre, "le Pays n’a pas les moyens financiers nécessaires pour continuer à soutenir" le monde du travail "à moyen terme", a concédé Édouard Fritch, d’où l’emprunt de 28,6 milliards de Fcfp (la moitié de nos besoins financiers réels) à l’État français, amortissable sur vingt-cinq ans. Mais, pour pallier la crise économique, on n’a donc pas d’autre choix que de parier sur notre bonne étoile ? Serait-on en train de jouer à la roulette russe sous nos tropiques ? Surtout qu’un deuxième cas de coronavirus a été décelé, lundi soir, chez un personnel naviguant d’Air Tahiti Nui, à quelques jours de la rentrée scolaire… Les autorités essaient de nous rassurer, mais en réalité on croise tous les doigts et on serre les fesses ! Que faire d’autre ? Prier peut-être ?

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.
Dominique Schmitt

Dominique SCHMITT