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Mort de Steve Sawyer, ex-dirigeant de Greenpeace et ancien du Rainbow Warrior


Jeudi 8 Août 2019 - écrit par Agence France-Presse




Crédit photo : DR
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Propulsé à la tête de Greenpeace après avoir été membre de l’équipage du Rainbow Warrior lorsque ce navire fut coulé il y a 34 ans par les services secrets français, Steve Sawyer est mort à 63 ans dans un hôpital d’Amsterdam peu après qu’un cancer du poumon lui ait été diagnostiqué, a annoncé le 31 juillet dernier, cette ONG.
Il célébrait son 29e anniversaire lorsque le bateau de Greenpeace qui faisait campagne contre les essais nucléaires français dans le Pacifique fut saboté le
10 juillet 1985 par des agents de la DGSE (les services de renseignement extérieur français) au cours d’une escale à Auckland, en Nouvelle-Zélande, provoquant la mort d’un photographe, Fernando Pereira.
C’est d’ailleurs à la suite de ce drame que Steve Sawyer accéda à une renommée internationale : il devint trois ans plus tard le directeur exécutif international de l’organisation écologiste, au sein de laquelle il occupa diverses fonctions de premier plan pendant plus de deux décennies.
Greenpeace a obtenu certains de ses plus grands triomphes pendant les années où Sawyer était à la barre”, a souligné l’ONG dans un communiqué, évoquant la déclaration de l’Antarctique qui interdisait sur ce continent l’exploration des hydrocarbures, ou le Protocole de Montréal sur la protection de la couche d’ozone. 
Steve Sawyer, qui fut un des premiers militants écologistes à parler des changements climatiques en cours, a également été pendant plus de dix ans le secrétaire général du Global Wind Energy Council (Conseil mondial de l’énergie éolienne - GWEC) dont le siège est à Bruxelles.

Source : Agence France-Presse

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"COVID-FREE" : ON SERRE LES FESSES !

La croisière n’amuse vraiment plus ! Alors que la Polynésie a fait le pari de rouvrir notre destination au tourisme international, il aura fallu seulement deux semaines pour qu’un premier cas de Covid-19 soit détecté au fenua, à bord du Paul Gauguin. Avant que la compagnie maritime ne soit informée de la présence d’une croisiériste américaine contaminée et ne décide de rentrer au port de Papeete, le navire a fait escale à Bora Bora où les passagers ont participé à des activités de loisirs, ce qui corse l’affaire et rend impossible la traçabilité exacte des personnes mises en contact. Depuis le 15 juillet, à grand renfort de slogan "Covid-Free", le Pays a décidé d’ouvrir les écoutilles, sans soumettre les visiteurs à une "quarantaine", et l’on peut sérieusement s’interroger sur la pertinence de miser sur le tourisme de masse, et notamment les paquebots où l’on vit à huis clos, quand les pays et territoires voisins du Pacifique ont choisi, eux, de s’isoler et de protéger leurs populations.
Force est de constater que le dispositif mis en place a des failles, même si l’on persiste à nous faire croire le contraire. C’est pourquoi le Pays et l’État ont annoncé l’instauration d’une troisième "barrière" de contrôle, pour les croisiéristes uniquement : en plus du test de moins de 72 heures avant l’embarquement vers la Polynésie et de l’auto-test au quatrième jour (sans oublier la fiche de suivi du voyage sur la plateforme Etis pour les visiteurs extérieurs), toute personne souhaitant monter à bord d’un navire devra effectuer un examen supplémentaire le jour-même, qui sera pris en charge par le gouvernement. En revanche, ni le haut-commissaire ni le président de la Polynésie ne songent à imposer un confinement à l’arrivée des touristes internationaux avant le résultat de leur auto-test au quatrième jour, "sinon ils ne viendraient pas"… De même, un dépistage à plus grande échelle pour la population n’est pas à l’ordre du jour. "On n’en a pas besoin parce que le virus ne circule pas", considère ainsi Hervé Varet, directeur de l’Institut Louis Malardé.
Aujourd’hui, près de 15 000 emplois sont en effet menacés, essentiellement dans le secteur du tourisme, tandis que de plus en plus de fare tournent au café-pain-beurre. En outre, "le Pays n’a pas les moyens financiers nécessaires pour continuer à soutenir" le monde du travail "à moyen terme", a concédé Édouard Fritch, d’où l’emprunt de 28,6 milliards de Fcfp (la moitié de nos besoins financiers réels) à l’État français, amortissable sur vingt-cinq ans. Mais, pour pallier la crise économique, on n’a donc pas d’autre choix que de parier sur notre bonne étoile ? Serait-on en train de jouer à la roulette russe sous nos tropiques ? Surtout qu’un deuxième cas de coronavirus a été décelé, lundi soir, chez un personnel naviguant d’Air Tahiti Nui, à quelques jours de la rentrée scolaire… Les autorités essaient de nous rassurer, mais en réalité on croise tous les doigts et on serre les fesses ! Que faire d’autre ? Prier peut-être ?

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.
Dominique Schmitt

Dominique SCHMITT