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Nouvelle-Calédonie : une octogénaire violée par un adjoint de sécurité de 24 ans


Vendredi 10 Janvier 2020 - écrit par Les Nouvelles Calédoniennes




L’horrible agression s’est déroulée le week-end du 4 au 5 janvier dans le quartier du Trianon. L’auteur présumé des faits est au Camp-Est. Pendant plus d’une heure, une femme de 80 ans a subi les assauts sexuels d’un jeune homme de 24 ans avant de réussir à quitter son domicile pour prévenir la police. C’est dans le quartier du Trianon que la terrible scène se serait produite. Selon les premiers éléments, c’est après avoir vraisemblablement bu toute la nuit qu’un jeune adjoint de sécurité serait allé frapper à la porte d’une voisine.
La vieille dame, qui l’avait déjà croisé, peut-être même en uniforme, ne se serait pas inquiétée au moment d’ouvrir la porte. D’autant que le jeune homme avait donné un prénom et un nom pour rassurer la mamie. Mais après avoir un peu discuté, celui-ci l’aurait rapidement agressée sexuellement avant d’avoir des exigences de plus en plus poussées. Et aurait même fini par la violer.
La pauvre octogénaire n’aurait finalement dû son salut qu’à la réception d’un coup de téléphone et à une forte présence d’esprit.
Sachant le jeune homme très alcoolisé, elle a tenté de dire en raccrochant qu’elle devait sortir au plus vite et qu’il devait partir. Le jeune homme aurait obtempéré et serait tout simplement rentré chez lui.
Grâce à ce subterfuge, la mamie a finalement pu appeler la police.

Source : Les Nouvelles Calédoniennes

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"COVID-FREE" : ON SERRE LES FESSES !

La croisière n’amuse vraiment plus ! Alors que la Polynésie a fait le pari de rouvrir notre destination au tourisme international, il aura fallu seulement deux semaines pour qu’un premier cas de Covid-19 soit détecté au fenua, à bord du Paul Gauguin. Avant que la compagnie maritime ne soit informée de la présence d’une croisiériste américaine contaminée et ne décide de rentrer au port de Papeete, le navire a fait escale à Bora Bora où les passagers ont participé à des activités de loisirs, ce qui corse l’affaire et rend impossible la traçabilité exacte des personnes mises en contact. Depuis le 15 juillet, à grand renfort de slogan "Covid-Free", le Pays a décidé d’ouvrir les écoutilles, sans soumettre les visiteurs à une "quarantaine", et l’on peut sérieusement s’interroger sur la pertinence de miser sur le tourisme de masse, et notamment les paquebots où l’on vit à huis clos, quand les pays et territoires voisins du Pacifique ont choisi, eux, de s’isoler et de protéger leurs populations.
Force est de constater que le dispositif mis en place a des failles, même si l’on persiste à nous faire croire le contraire. C’est pourquoi le Pays et l’État ont annoncé l’instauration d’une troisième "barrière" de contrôle, pour les croisiéristes uniquement : en plus du test de moins de 72 heures avant l’embarquement vers la Polynésie et de l’auto-test au quatrième jour (sans oublier la fiche de suivi du voyage sur la plateforme Etis pour les visiteurs extérieurs), toute personne souhaitant monter à bord d’un navire devra effectuer un examen supplémentaire le jour-même, qui sera pris en charge par le gouvernement. En revanche, ni le haut-commissaire ni le président de la Polynésie ne songent à imposer un confinement à l’arrivée des touristes internationaux avant le résultat de leur auto-test au quatrième jour, "sinon ils ne viendraient pas"… De même, un dépistage à plus grande échelle pour la population n’est pas à l’ordre du jour. "On n’en a pas besoin parce que le virus ne circule pas", considère ainsi Hervé Varet, directeur de l’Institut Louis Malardé.
Aujourd’hui, près de 15 000 emplois sont en effet menacés, essentiellement dans le secteur du tourisme, tandis que de plus en plus de fare tournent au café-pain-beurre. En outre, "le Pays n’a pas les moyens financiers nécessaires pour continuer à soutenir" le monde du travail "à moyen terme", a concédé Édouard Fritch, d’où l’emprunt de 28,6 milliards de Fcfp (la moitié de nos besoins financiers réels) à l’État français, amortissable sur vingt-cinq ans. Mais, pour pallier la crise économique, on n’a donc pas d’autre choix que de parier sur notre bonne étoile ? Serait-on en train de jouer à la roulette russe sous nos tropiques ? Surtout qu’un deuxième cas de coronavirus a été décelé, lundi soir, chez un personnel naviguant d’Air Tahiti Nui, à quelques jours de la rentrée scolaire… Les autorités essaient de nous rassurer, mais en réalité on croise tous les doigts et on serre les fesses ! Que faire d’autre ? Prier peut-être ?

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.
Dominique Schmitt

Dominique SCHMITT