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Nouvelle-calédonie : le prochain Comité va-t-il changer les règles du deuxième référendum ?


Jeudi 3 Octobre 2019 - écrit par Les Nouvelles Calédoniennes




Crédit photo : DR
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Le 10 octobre prochain, les principaux responsables politiques calédoniens se réuniront à Paris autour du Premier ministre pour le XIXe Comité des signataires. Il y a quelques semaines encore, on s’attendait à une édition relativement routinière. Les épisodes 2016 et 2017 du Comité avaient été complexes, longs et tendus. Il s’agissait de trouver les bons équilibres en vue du premier référendum. Comment établir la liste électorale ? Comment l’ouvrir au plus grand nombre avec les inscriptions d’office ? Quelles précautions particulières adopter pour les procurations ? Ajoutez-y les bureaux de vote décentralisés, la présence d’une mission de l’ONU, la venue de 250 magistrats et fonctionnaires pour contrôler les opérations de vote et presque tout le monde s’est accordé à dire que le scrutin avait été irréprochable et incontestable. Dans ces conditions, pourquoi ne pas reprendre la même recette ? C’est mal connaître l’imagination sans fin dont sait faire preuve la classe politique. La semaine dernière, une réunion préparatoire s’est tenue au haut-commissariat.
Et il est apparu que les principaux acteurs politiques sont en désaccord sur presque tout ce qui avait fait consensus en 2018. Désaccord sur le choix de la date, désaccord sur les bénéficiaires des inscriptions d’office, désaccord sur les modalités de vote des détenus du Camp-Est… L’Avenir en confiance veut accélérer le calendrier référendaire. Les indépendantistes veulent modifier certaines modalités d’inscription. Va-t-on vers un constat de désaccord ?


Source : Les Nouvelles Calédoniennes

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"COVID-FREE" : ON SERRE LES FESSES !

La croisière n’amuse vraiment plus ! Alors que la Polynésie a fait le pari de rouvrir notre destination au tourisme international, il aura fallu seulement deux semaines pour qu’un premier cas de Covid-19 soit détecté au fenua, à bord du Paul Gauguin. Avant que la compagnie maritime ne soit informée de la présence d’une croisiériste américaine contaminée et ne décide de rentrer au port de Papeete, le navire a fait escale à Bora Bora où les passagers ont participé à des activités de loisirs, ce qui corse l’affaire et rend impossible la traçabilité exacte des personnes mises en contact. Depuis le 15 juillet, à grand renfort de slogan "Covid-Free", le Pays a décidé d’ouvrir les écoutilles, sans soumettre les visiteurs à une "quarantaine", et l’on peut sérieusement s’interroger sur la pertinence de miser sur le tourisme de masse, et notamment les paquebots où l’on vit à huis clos, quand les pays et territoires voisins du Pacifique ont choisi, eux, de s’isoler et de protéger leurs populations.
Force est de constater que le dispositif mis en place a des failles, même si l’on persiste à nous faire croire le contraire. C’est pourquoi le Pays et l’État ont annoncé l’instauration d’une troisième "barrière" de contrôle, pour les croisiéristes uniquement : en plus du test de moins de 72 heures avant l’embarquement vers la Polynésie et de l’auto-test au quatrième jour (sans oublier la fiche de suivi du voyage sur la plateforme Etis pour les visiteurs extérieurs), toute personne souhaitant monter à bord d’un navire devra effectuer un examen supplémentaire le jour-même, qui sera pris en charge par le gouvernement. En revanche, ni le haut-commissaire ni le président de la Polynésie ne songent à imposer un confinement à l’arrivée des touristes internationaux avant le résultat de leur auto-test au quatrième jour, "sinon ils ne viendraient pas"… De même, un dépistage à plus grande échelle pour la population n’est pas à l’ordre du jour. "On n’en a pas besoin parce que le virus ne circule pas", considère ainsi Hervé Varet, directeur de l’Institut Louis Malardé.
Aujourd’hui, près de 15 000 emplois sont en effet menacés, essentiellement dans le secteur du tourisme, tandis que de plus en plus de fare tournent au café-pain-beurre. En outre, "le Pays n’a pas les moyens financiers nécessaires pour continuer à soutenir" le monde du travail "à moyen terme", a concédé Édouard Fritch, d’où l’emprunt de 28,6 milliards de Fcfp (la moitié de nos besoins financiers réels) à l’État français, amortissable sur vingt-cinq ans. Mais, pour pallier la crise économique, on n’a donc pas d’autre choix que de parier sur notre bonne étoile ? Serait-on en train de jouer à la roulette russe sous nos tropiques ? Surtout qu’un deuxième cas de coronavirus a été décelé, lundi soir, chez un personnel naviguant d’Air Tahiti Nui, à quelques jours de la rentrée scolaire… Les autorités essaient de nous rassurer, mais en réalité on croise tous les doigts et on serre les fesses ! Que faire d’autre ? Prier peut-être ?

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.
Dominique Schmitt

Dominique SCHMITT