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Politique : les derniers jours du gouvernement


Vendredi 11 Août 2017 - écrit par Les Nouvelles Calédoniennes




Philippe Dunoyer devrait quitter son poste d’ici la fin de la semaine prochaine, ce qui entraînera la chute de l’exécutif et une nouvelle élection, sans doute début septembre. Restera ensuite à trouver une majorité pour élire le président.
Constitué le 1er avril 2015 grâce au renfort de votes venus de l’Union calédonienne, le gouvernement de Philippe Germain vit ses derniers jours. L’élection de Philippe Dunoyer en qualité de député de la première circonscription est à présent confirmée. Il doit quitter son poste de membre du gouvernement au nom de la loi limitant le cumul des mandats des parlementaires.
Il devrait donner sa démission le samedi 19 août, juste après la tenue d’une séance de l’exécutif pour arrêter le projet de budget supplémentaire que, précisément, Philippe Dunoyer est en train de finaliser.
Source : Les Nouvelles Calédoniennes

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Réforme des retraites, on passe la première

Après la marche arrière de mars dernier sous la pression de la rue, le train de réformes nécessaires à la survie de la branche retraites de la Caisse de prévoyance sociale devrait enfin se mettre en marche. L’assemblée de la Polynésie va devoir se prononcer sur la réforme qui lui sera présentée aujourd’hui, aboutissement de quelques semaines de travail de la commission législative de la santé. Alors qu’un consensus avait été trouvé, traduit par des points de convergence, malgré la présence d’anciens leaders syndicalistes (touchés par la grâce ?) au sein même de cette commission, plusieurs syndicats jugent encore opportun de lancer une grève générale pour marquer leur désaccord avec la loi du Pays – bien qu’amendée – qui devrait être adoptée.
L'allongement de 60 à 62 ans, bien que dorénavant étalé dans le temps, ne passe pas. C’est pourtant la base de la réforme du point de vue gouvernemental. Paradoxalement, les autres modifications temporelles envisagées (durée de cotisation ou âge minimal de départ), qui impacteront tout aussi grandement le moment du départ à la retraite, sont passées sous silence. Il est vrai qu’elles devraient être soumises à discussion et proposition du Comité d’orientation du suivi des retraites (COSR), que certains considèrent déjà comme un artifice puisque, au final, c’est bien le conseil des ministres qui actera toute réforme. Il y en aura bien sûr d’autres, comme l’a rappelé Virginie Bruant, présidente de la commission, qui met l’accent sur la nécessité d’enclencher la marche avant. Le temps des tergiversations est révolu.
Les syndicats grondent ? Quoi de plus normal ? Ils jouent leur partition. On regrettera (pour la grande majorité) leur manque de dialogue, pour n’avoir pas accepté que l’on aborde les retraites avant la maladie, mais aussi et surtout leur manque de propositions, si ce n’est de jouer au "vase communiquant" entre ces deux branches. Cette même politique adoptée par le CA de la CPS et qui a conduit à plomber les comptes de la retraite à hauteur de 10 milliards de Fcfp. Il serait temps d’apprendre de ses erreurs.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier