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Recherche : des études porteuses d’espoir pour les communautés frappées par la sécheresse


Vendredi 28 Juillet 2017 - écrit par Communauté du Pacifique Sud




Les habitants de deux zones de production sucrière de Viti Levu, l’île principale des Fidji, exposées au risque de sécheresse peuvent espérer avoir bientôt accès à des approvisionnements en eau plus fiables, grâce à de récentes études hydrogéologiques. Ces études, réalisées par une équipe de spécialistes des ressources en eau de la Division géosciences de la Communauté du Pacifique (CPS), ont en effet permis de cartographier de nouvelles sources d’eau souterraine à Qerelevu (province de Ba) et à Nanuku-Wailevu (province de Ra).
Cette initiative, financée par l’Union européenne (UE) et mise en œuvre au titre du Programme de microprojets de la CPS, avait pour objet de venir en aide à des communautés qui ne sont toujours pas raccordées au réseau d’adduction d’eau géré par le Service de l’eau des Fidji et sont régulièrement confrontées à des pénuries d’eau.
"La collecte d’eau de pluie, les sources et les puits peu profonds sont actuellement les seules sources d’approvisionnement en eau dont disposent les populations des zones prospectées. Lorsque les périodes de temps sec se prolongent, la collecte d’eau de pluie ne suffit plus, et les sources et les nappes phréatiques s’amenuisent, jusqu’à s’assécher complètement. Les ménages et les collectivités n’ont alors d’autre choix que de partager leurs maigres ressources en eau, ou d’aller se procurer de l’eau dans les quelques villages des alentours ayant accès à des sources qui ne sont pas encore à sec", explique M. Sinclair, conseiller en suivi et évaluation des ressources en eau à la CPS.
Le recensement de nouvelles sources d’approvisionnement en eau n’est qu’une première étape, mais il est néanmoins d’importance cruciale, dans la mesure où les informations qui s’en dégagent vont faciliter l’aménagement de nouveaux systèmes d’adduction d’eau là où la situation l’exige.
Il faudra ensuite procéder à des essais de pompage à partir de points de forage afin d’évaluer le volume et la qualité des ressources en eau souterraines et s’assurer qu’elles peuvent être exploitées de manière durable et répondent aux besoins des populations locales.

Source : Communauté du Pacifique Sud

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"COVID-FREE" : ON SERRE LES FESSES !

La croisière n’amuse vraiment plus ! Alors que la Polynésie a fait le pari de rouvrir notre destination au tourisme international, il aura fallu seulement deux semaines pour qu’un premier cas de Covid-19 soit détecté au fenua, à bord du Paul Gauguin. Avant que la compagnie maritime ne soit informée de la présence d’une croisiériste américaine contaminée et ne décide de rentrer au port de Papeete, le navire a fait escale à Bora Bora où les passagers ont participé à des activités de loisirs, ce qui corse l’affaire et rend impossible la traçabilité exacte des personnes mises en contact. Depuis le 15 juillet, à grand renfort de slogan "Covid-Free", le Pays a décidé d’ouvrir les écoutilles, sans soumettre les visiteurs à une "quarantaine", et l’on peut sérieusement s’interroger sur la pertinence de miser sur le tourisme de masse, et notamment les paquebots où l’on vit à huis clos, quand les pays et territoires voisins du Pacifique ont choisi, eux, de s’isoler et de protéger leurs populations.
Force est de constater que le dispositif mis en place a des failles, même si l’on persiste à nous faire croire le contraire. C’est pourquoi le Pays et l’État ont annoncé l’instauration d’une troisième "barrière" de contrôle, pour les croisiéristes uniquement : en plus du test de moins de 72 heures avant l’embarquement vers la Polynésie et de l’auto-test au quatrième jour (sans oublier la fiche de suivi du voyage sur la plateforme Etis pour les visiteurs extérieurs), toute personne souhaitant monter à bord d’un navire devra effectuer un examen supplémentaire le jour-même, qui sera pris en charge par le gouvernement. En revanche, ni le haut-commissaire ni le président de la Polynésie ne songent à imposer un confinement à l’arrivée des touristes internationaux avant le résultat de leur auto-test au quatrième jour, "sinon ils ne viendraient pas"… De même, un dépistage à plus grande échelle pour la population n’est pas à l’ordre du jour. "On n’en a pas besoin parce que le virus ne circule pas", considère ainsi Hervé Varet, directeur de l’Institut Louis Malardé.
Aujourd’hui, près de 15 000 emplois sont en effet menacés, essentiellement dans le secteur du tourisme, tandis que de plus en plus de fare tournent au café-pain-beurre. En outre, "le Pays n’a pas les moyens financiers nécessaires pour continuer à soutenir" le monde du travail "à moyen terme", a concédé Édouard Fritch, d’où l’emprunt de 28,6 milliards de Fcfp (la moitié de nos besoins financiers réels) à l’État français, amortissable sur vingt-cinq ans. Mais, pour pallier la crise économique, on n’a donc pas d’autre choix que de parier sur notre bonne étoile ? Serait-on en train de jouer à la roulette russe sous nos tropiques ? Surtout qu’un deuxième cas de coronavirus a été décelé, lundi soir, chez un personnel naviguant d’Air Tahiti Nui, à quelques jours de la rentrée scolaire… Les autorités essaient de nous rassurer, mais en réalité on croise tous les doigts et on serre les fesses ! Que faire d’autre ? Prier peut-être ?

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.
Dominique Schmitt

Dominique SCHMITT