Aujourd’hui, le Caillou commence à bouger. L’échéance approche doucement mais sûrement au terme d’un processus enclenché il y a déjà trente ans. Les partis politiques ou plutôt les clans autonomistes et indépendantistes s’apprêtent à défendre leurs idées, leurs convictions, leur vision de l’avenir de ce qui est encore un territoire français et qui pourrait devenir un État que le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) a déjà baptisé Kanaky-Nouvelle-Calédonie. Ce référendum ne manquera pas d’intéresser la Polynésie française qui partage une certaine symétrie politique avec son voisin, comme l’histoire nous le rappelle. Quand Pouvanaa a Oopa fut arrêté en 1958, la Nouvelle-Calédonie vécut peu après le même drame avec l’arrestation de Maurice Lenormand. Quand Tahiti a obtenu son nouveau statut en 1977, la Calédonie eut le sien juste après. Quand nous obtenons l’Autonomie interne en 1984 au terme d’une négociation avec les autorités polynésiennes, la Calédonie voit son statut modifié quasiment à l’identique. Ce changement statutaire non réclamé et encore moins étudié est certainement à l’origine des événements tragiques qui suivirent. Preuve, à l’époque, de la méconnaissance parisienne des territoires océaniens.
Quand bien même nous avons, une histoire, une sociologie, des communautés différentes, il reste que souvent la France a attribué à chaque territoire un statut pas éloigné de l’autre. Quand cela ne...
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Quand bien même nous avons, une histoire, une sociologie, des communautés différentes, il reste que souvent la France a attribué à chaque territoire un statut pas éloigné de l’autre. Quand cela ne...
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Jacques Chirac entouré de Gaston Flosse et de Jacques Lafleur, président de la Province Sud de Nouvelle-Calédonie, à l'occasion du Sommet France-Océanie en 2003, à Papeete. crédit photo : Archives Tahiti Pacifique
L’historien Jean-Marc Regnault s’est aussi intéressé à l’actualité calédonienne à venir avec cette sortie de l’Accord de Nouméa. Il retrace aujourd’hui la difficile reconnaissance du peuple kanak.
Nouvelle-Calédonie : pour le pire et le meilleur
Ce n’est qu’en 1953 que les Kanak obtinrent tous le droit de vote (jusque-là octroyé à une minorité d’entre eux). Les Calédoniens d’origine européenne avaient peur du poids électoral des Mélanésiens. "Jamais nous ne pourrons admettre que nos protégés puissent devenir, par la loi du nombre, nos dirigeants", écrivait le président de la chambre d’agriculture (La France Australe, 30 juillet 1952).
Quand le suffrage universel permettait l’élection d’une majorité favorable aux Kanak, les institutions limitaient son action et l’Administration l’entravait par...
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Nouvelle-Calédonie : pour le pire et le meilleur
Ce n’est qu’en 1953 que les Kanak obtinrent tous le droit de vote (jusque-là octroyé à une minorité d’entre eux). Les Calédoniens d’origine européenne avaient peur du poids électoral des Mélanésiens. "Jamais nous ne pourrons admettre que nos protégés puissent devenir, par la loi du nombre, nos dirigeants", écrivait le président de la chambre d’agriculture (La France Australe, 30 juillet 1952).
Quand le suffrage universel permettait l’élection d’une majorité favorable aux Kanak, les institutions limitaient son action et l’Administration l’entravait par...
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À Paris, Julien Sartre
Réunion du Comité des signataires à Paris
La Nouvelle-Calédonie pense aussi au "jour d'après"
Trancher les modalités d'inscription sur la liste électorale spéciale, choisir la question qui sera posée lors du référendum d'auto-détermination, dresser le bilan de la politique française sur l'épineuse question du nickel : les participants au 16e "Comité des signataires des Accords de Matignon et de Nouméa" avaient fort à faire à Paris, jeudi 2 novembre.
"Cela peut sonner comme une évidence mais il est parfois bon d'en rappeler quelques-unes : la consultation aura bien lieu." Face à l'Assemblée nationale, à Paris le mardi 31 octobre, le Premier ministre Édouard Philippe se veut rassurant et consensuel. Il tient à mettre en confiance les participants au Comité des signataires des Accords de Matignon et de Nouméa, venus du Pacifique jusque dans la capitale pour l'occasion.
Dans l'hémicycle de l'Assemblée, comme...
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Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n° 367 en cliquant ICI
Réunion du Comité des signataires à Paris
La Nouvelle-Calédonie pense aussi au "jour d'après"
Trancher les modalités d'inscription sur la liste électorale spéciale, choisir la question qui sera posée lors du référendum d'auto-détermination, dresser le bilan de la politique française sur l'épineuse question du nickel : les participants au 16e "Comité des signataires des Accords de Matignon et de Nouméa" avaient fort à faire à Paris, jeudi 2 novembre.
"Cela peut sonner comme une évidence mais il est parfois bon d'en rappeler quelques-unes : la consultation aura bien lieu." Face à l'Assemblée nationale, à Paris le mardi 31 octobre, le Premier ministre Édouard Philippe se veut rassurant et consensuel. Il tient à mettre en confiance les participants au Comité des signataires des Accords de Matignon et de Nouméa, venus du Pacifique jusque dans la capitale pour l'occasion.
Dans l'hémicycle de l'Assemblée, comme...
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